Sur cette photo d’archives, de nombreux curieux se sont déplacés pour assister à la compétition de ski O’Keefe International, au Camp Fortune.

La station de ski Camp Fortune

Sur cette photo d’archives, de nombreux curieux se sont déplacés pour assister à la compétition de ski O’Keefe International, au Camp Fortune. Encore à ce jour, la station de ski de Chelsea reçoit des événements de calibre mondial comme c’était le cas en janvier dernier, pour des courses en slalom masculin du circuit Nor-Am.

L’histoire de la station commence en 1920 après l’achat, par le Club de ski Ottawa, d’une cabane de bûcheron qui sera rénovée et servira de premier chalet. À l’époque, on pratiquait surtout le ski de fond et le saut à ski sur ces terrains situés à proximité du lac et du mont Fortune – d’où le nom de la station de ski.

La station de ski de Chelsea, de nos jours.

Le chalet que l’on voit sur l’image de 2019 a été agrandi pour la dernière fois à l’automne 1999 pour y ajouter une cafétéria.


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D’hier à aujourd’hui

L’édifice de l’ancienne gare Union

L’édifice de l’ancienne gare Union, sur la rue Rideau, à Ottawa, aurait bien pu être démoli à la fin des années 1960. Une mobilisation citoyenne menée par une dénommée Constance Wright a cependant forcé les autorités à revoir cette décision.

Ainsi, est né le 2 septembre 1969 le Centre des conférences du gouvernement. Après avoir fait l’objet de travaux de restauration et de réhabilitation, l’édifice sert maintenant de siège temporaire du Sénat, en attendant que l’édifice du Centre du Parlement soit restauré.

D'hier à aujourd'hui

Le bureau de poste de Thurso

Au tournant du 19e siècle, alors qu’une vague d’Écossais s’installent dans le canton de Lochaber, un homme du nom de Sutherland débarque à Thurso, une municipalité qui porte le nom de sa ville écossaise d’origine. Dès son arrivée, il y instaure le tout premier bureau de poste du secteur.

La situation géographique avantageuse de Thurso permet à la ville de connaître un essor industriel vers la fin du siècle. Le bureau de poste devient alors un incontournable moyen de communication avec les municipalités avoisinantes ou situées ailleurs au Québec.

Ayant été revampé à plusieurs reprises au fil du temps, le bureau de poste de Thurso est demeuré un emblème du patrimoine canadien.

D’hier à aujourd’hui

Les caravanes ont bien changé depuis 1998!

Vous remarquerez qu’à la fin des années 1990, la très grande majorité des caravanes étaient de couleur blanche. De nos jours, il n’est pas rare d’en voir de toutes les couleurs. Et différents modèles également.

Une chose n’a pas changé par contre et c’est la superficie du domaine des caravaniers du Festival de montgolfières de Gatineau (FMG). Encore aujourd’hui, le domaine peut accueillir plus de 1000 caravanes sur le site du festival.

D’hier à aujourd’hui

Le chemin Dufresne

Le chemin Dufresne, près de la rivière Blanche, à Gatineau, a été baptisé ainsi en l’honneur du moulin Dufresne-Williams, construit dans les années 1870.

Le chemin Dufresne était la voie de circulation principale qui menait au moulin. Érigé sur la rivière Blanche en 1879, le moulin Dufresne-Williams tient son nom d’Anthyme Dufresne et de John Harry Williams. M. Dufresne a acheté la terre en 1879 en bordure de la rivière et y a construit un barrage de billes de pin pour retenir les eaux de la rivière Blanche au-dessus des rapides. Une turbine métallique faisait fonctionner le moulin à blé et plus tard, M. Dufresne a décidé d’installer une cardeuse à laine pour carder celle des moutons qui appartenaient aux fermiers des environs.

D'hier à aujourd'hui

Le magasin de la famille Thomson à Thurso

Pendant plus de 150 ans, la famille Thomson a exploité un magasin général en plein cœur de la ville de Thurso.

Dès 1863, la famille Thomson s’installe à Thurso et achète un bâtiment au coin des rues Victoria et Galipeau afin d’y installer un commerce. 

Cependant, en 1897, le magasin est détruit dans un incendie qui ravage plusieurs autres commerces du secteur. Un an plus tard, William Thomson a déjà reconstruit le magasin sur ses fondations d’origine.

Au tournant des années 1900, les fils de William, William Henry, et Lyman James Thomson prennent en charge l’entreprise familiale, ce qui est reflété dans le nouveau nom du commerce, W. Thomson and Sons.

Quelques décennies plus tard, c’est au tour de Loyal A. Thomson de prendre le contrôle du magasin, alors connu sous le nom de Thomson & Company Reg’d.

Cet immeuble a survécu jusqu’à sa vente. Il est cependant démoli en 2003, à la suite du décès du propriétaire de cinquième génération, Alexander Thomson.

À droite sur la photo, on peut apercevoir l’hôtel commercial qui a été érigé en 1896. Le bâtiment, qui était une véritable institution dans la région, a plus tard été renommé l’hôtel Lafontaine. 

L’hôtel n’existe plus depuis 10 ans, alors que deux incendies en moins d’un mois ont eu raison du bâtiment centenaire en 2009.

D’hier à aujourd’hui

Le Moulin Wakefield Hôtel & Spa

À l’origine, en 1838, le Moulin Wakefield Hôtel & Spa était un moulin à farine, alimenté par l’eau des chutes MacLaren.

Construit en pierres par l’immigrant écossais William Fairbairn, le moulin servait principalement à desservir en farine les familles agricoles des vallées de Gatineau et de la rivière La Pêche.

D’hier à aujourd’hui

Le théâtre Capitol à Thurso

À l’époque où la ville de Thurso n’était encore qu’un village de la région de la capitale nationale, le théâtre Capitol était le premier lieu culte pour les cinéphiles du secteur.

Érigé au coin des rues McPhail et Galipeau, le théâtre Capitol a présenté des projections de films depuis au moins le début des années 1940.

D’hier à aujourd’hui

Le traversier de Thurso

Le service de traversier qui relie Clarence à la municipalité de Thurso a commencé dans les années 1920. La première barque traversière appartenait à un certain M. Dallaire.

Sur la photo d’archive, on peut apercevoir le traversier de Thurso en 1945. Son propriétaire était un dénommé M. Lamarche.

D’hier à aujourd’hui

La municipalité de Thurso

Tirant son nom d’une petite ville du nord de l’Écosse, la municipalité de Thurso s’est officiellement détachée du canton de Lochaber le 16 janvier 1886.

Reconnue comme étant le parc industriel régional de la MRC Papineau en raison de son implication marquée dans l’industrie des pâtes et papiers, Thurso a obtenu le statut de ville par le gouvernement québécois le 16 février 1963, statut qu’elle porte toujours aujourd’hui même si elle compte moins de 3000 habitants. 

Thurso est la seule municipalité de la MRC de Papineau à être officiellement reconnue comme une ville.

D’hier à aujourd’hui

Le centre d'information de la Société des établissements de plein air du Québec

Ce bâtiment construit aux alentours de 1840 serait le plus ancien toujours debout sur le territoire de la municipalité de Thurso.

Cette auberge aurait d’abord été la propriété d’André Galipeau, un homme impliqué dans les affaires municipales, scolaires et paroissiales de l’époque. 

Des rencontres du conseil municipal auraient même été organisées dans cette résidence, avant que d’autres bâtiments plus appropriés soient construits. 

L’homme d’affaires ontarien Robert Ager Roe a acheté le bâtiment et l’opérait comme un hôtel avec un quai pour accueillir les plaisanciers en provenance de Clarence, de l’autre côté de la rivière des Outaouais. 

Après avoir plus tard appartenu à la famille Stewart pendant des années, l’édifice sert désormais de centre d’information aux visiteurs pour la Société des établissements de plein air du Québec. 

D'hier à aujourd'hui

Le Théâtre de l'Île

Officiellement inauguré en janvier 1974, le Théâtre de l’Île s’est transformé à plusieurs reprises au cours de son histoire.

À l’origine, l’édifice qui siège au 1 rue Wellington, à Gatineau, a été construit en 1886 pour abriter une station de pompage d’eau. 

En 1928, les travaux publics de Hull se sont servis de la bâtisse comme entrepôt, puis un peu plus d’une décennie plus tard, dans les années 1940, le coroner de Hull pouvait y trouver son bureau et son laboratoire. 

Après les années 1950, le bâtiment a également servi de discothèque pendant un certain temps. 

À la suite de son inauguration, le Théâtre de l’Île se bute cependant à un violent incendie le 19 février 1974 qui détruit l’intérieur de l’édifice. 

Celui-ci a été rénové au coût d’un demi-million de dollars, et a rouvert ses portes en 1976. 

Aujourd’hui, le Théâtre de l’Île fait partie du Site du patrimoine Hanson-Taylor Wright. 

Ce théâtre municipal permet notamment aux artistes amateurs de pratiquer l’art dramatique et de présenter des spectacles à la communauté. 

D’hier à aujourd’hui

La fête du Canada

Longtemps connue sous l’appellation de fête du Dominion, ce n’est qu’en 1982 que le Parlement adopta une loi proclamant le 1er juillet comme étant la fête du Canada.

En 1927, le gouvernement fédéral avait investi 250 000 $, l’équivalent d’environ 3,5 millions $ en dollars d’aujourd’hui, pour organiser « les premières vraies festivités nationales du Canada », rapporte un document du Sénat. 

À titre comparatif, les célébrations entourant la fête du Canada à Ottawa devant le parlement, au parc Major’s Hill et au Musée canadien de l’histoire à Gatineau ont coûté 4 250 000 $ en 2018, a indiqué Patrimoine canadien. 

La Confédération n’a pas été célébrée en grande pompe chaque année sur la colline du Parlement. 

Par exemple, après le Jubilé de diamant, il aura fallu plus de 30 ans avant que la colline accueille un grand événement. 

Ce n’est qu’en 1958 qu’Ottawa s’est engagé à parrainer annuellement la fête du Dominion. 

Aujourd’hui, la fête du Canada sur la colline parlementaire accueille des artistes en tous genres, et des dizaines de milliers de personnes y défilent chaque année arborant le rouge et le blanc et l’unifolié. 

D'hier à aujourd’hui

L'intersection des rues Bank et Queen

Un policier dirige la circulation matinale à l’intersection des rues Bank et Queen, à une époque où les tramways faisaient partie du paysage urbain de la capitale fédérale.

On remarque que l’uniforme des policiers a passablement évolué. 

Les gants blancs attirent notamment l’attention. 

Sur l’image du jour, on peut constater que les câbles électriques sont beaucoup moins présents au centre-ville d’Ottawa. 

À droite, on peut aussi voir l’édifice sis au 99, rue Bank. 

Cet immeuble héberge une succursale de la banque RBC, comme on peut le voir, mais également les locaux de l’exclusif Rideau Club, fondé par John A. Macdonald, George-Étienne Cartier et d’autres figures historiques d’Ottawa, comme Hector Langevin et D’Arcy McGee. 

D’Hier à aujourd’hui

La Promenade du Portage

Jusqu’à la fin des années 1960, la rue Principale, maintenant Promenade du Portage, était la plus importante rue commerçante de la ville de Hull avec ses nombreux magasins et lieux de divertissement.

Sur la photo d’époque prise vers 1950 en provenance du Fonds Roger Poirier du Centre d’archives de l’Outaouais, les plus anciens se souviendront sûrement du Théâtre Laurier (à gauche sur la photo) qui, de 1908 à 1963, présentait des films, pièces de théâtre et spectacles de variétés.

D'hier à aujourd'hui

La Place fleur de lys à Hull

Au tout début du XXe siècle, Hull connaît un essor économique important qui mène à la naissance de plusieurs zones commerciales.

Petit à petit, le centre-ville s’anime. Cependant ce n’est pas avant la fin de la Deuxième Guerre mondiale, avec la montée en popularité de l’automobile, que les commerces ont commencé à s’installer en périphérie du centre-ville.

D’hier à aujourd’hui

La paroisse Notre-Dame-de-Grâce

La paroisse Notre-Dame-de-Grâce a longtemps été une institution phare de la communauté religieuse catholique de Hull. Le dernier vestige de cette paroisse déchue est l’ancien presbytère qui est situé au 118, rue de Notre-Dame-de-l’Île.

La construction du presbytère de Notre-Dame-de-Grâce a été achevée le 21 décembre 1889 avec l’aide de la firme montréalaise Pronovost, Turcot et Martineau. Sa construction s’est conclue avant celle de l’église adjacente au presbytère. Les deux établissements religieux ont échappé au grand feu de 1900.

D’hier à aujourd’hui

La promenade du Portage

Les rails des tramways qui circulaient dans le centre-ville de Hull ont disparu, et les feux de circulation sont apparus sur la promenade du Portage.

La photo de 1910 nous montre l’artère, appelée jadis la rue Principale. L’immeuble commercial patrimonial Bloc Scott, à gauche, a été reconstruit et a ouvert en 2013. Un incendie criminel avait ravagé l’édifice au milieu des années 1990. L’ancienne église anglicane Saint-James dont on aperçoit le clocher à droite sur l’image de 1910 a été préservée. L’ancien lieu de culte construit en 1901 abrite aujourd’hui une entreprise du secteur numérique.

D’Hier à aujourd’hui

L'Épicerie Labelle

À l’endroit où se situe aujourd’hui l’hôtel Les Suites Victoria – au coin des rues Laval et Victoria –, on retrouvait une entreprise familiale bien connue des Hullois, et ce, pour la majorité du 20e siècle.

Adelmar Labelle a fondé l’épicerie qui portait son nom en 1889. Elle était initialement située sur la rue Maisonneuve avant de s’installer au 1, rue Victoria.

D'hier à aujourd'hui

L'aréna Dey d'Ottawa

La première version d’une équipe professionnelle de hockey, à Ottawa, a réussi au moins deux choses que la franchise actuelle aimerait accomplir : gagner la coupe Stanley et avoir son amphithéâtre au centre-ville.

L’aréna Dey, qu’on aperçoit à la droite de cette photo d’archives, était le domicile du Ottawa Hockey Club à l’aube du XXe siècle. Deux parties décisives de la finale de la coupe Stanley y ont notamment été disputées : en 1903 contre Montréal et en 1905 contre Dawson City. Ottawa avait remporté ces deux rencontres.

D'hier à aujourd'hui

L'église Notre-Dame-de-Grâce

Inaugurée le 25 décembre 1892, l’église Notre-Dame-de-Grâce dirigée par les Oblats de Marie-Immaculée a connu une fin subite à quelques jours de son 79e anniversaire. Tôt le matin du 12 décembre 1971, les pompiers ont été appelés pour tenter de sauver ce bâtiment situé à l’angle des rues Victoria, Laurier et Notre-Dame-de-l’Île à Hull. Comme plusieurs autres joyaux disparus dans l’histoire du Vieux-Hull, l’église Notre-Dame-de-Grâce a été victime d’un incendie. Le mois de février suivant, ce qui restait du lieu de culte a été démoli.

Aujourd’hui, sur ce terrain adjacent à la Maison du citoyen, on retrouve l’hôtel Four Points. Le paysage pourrait bien changer à nouveau puisque l’entreprise travaille sur un projet d’agrandissement qui comprend la construction d’une tour de 30 étages.

D’hier à aujourd’hui

La disparition de la rue McTaggart

Le visage de la Basse-Ville d’Ottawa s’est passablement transformé au fil des décennies, au point où des rues entières n’existent plus à ce jour. C’est le cas de la rue McTaggart qui, à une certaine époque, se trouvait un peu à l’épicentre de l’industrie forestière de Bytown.

Lorsque la Grande-Bretagne a mis fin à ses tarifs préférentiels pour le bois en provenance de ses colonies, l’industrie a dû se tourner vers de nouveaux marchés et la construction d’une voie ferrée faisait partie de la solution dans la région. Un point de ravitaillement du trajet ferroviaire se trouvait sur la rue McTaggart. Au fil des années, une partie du quartier a été effacée du paysage urbain d’Ottawa pour faire de la place à des infrastructures comme le pont Macdonald-Cartier et, comme on peut le voir sur la photo, l’édifice Lester B, Pearson et l’ambassade des Émirats arabes unis. 

Tous les lundis, Le Droit vous propose un clin d’œil sur l’histoire de notre région par la juxtaposition d’une image du passé et d’un cliché actuel. Nous vous invitons par ailleurs à contribuer à la série D’hier à aujourd’hui. Vous pouvez nous envoyer vos photos à nouvelles@ledroit.com. Il peut s’agir d’à peu près n’importe quoi, une rue, un carrefour, un commerce ou encore un parc. Pourvu qu’il s’agisse d’une photo d’un lieu urbain qui a un certain âge.  

D’hier à aujourd’hui

L'hôtel Russell House

L’hôtel Russell House a été construit au début des années 1860, peu après que la reine Victoria ait choisi Ottawa à titre de capitale du Canada. L’homme d’affaires James Gouin a saisi l’opportunité alors que les visites s’apprêtaient à devenir de plus en plus nombreuses dans cette ville située en bordure de la rivière des Outaouais. Dans les années 1870, James Gouin lance des travaux pour agrandir son hôtel sur un terrain à deux pas de l’emplacement original où on retrouve aujourd’hui le Monument commémoratif de guerre du Canada.

Grâce à cette nouvelle construction, l’hôtel compte plus de 250 chambres et adopte le profil architectural qu’on lui connaît aujourd’hui. Le Russell House est probablement l’hôtel le plus prestigieux d’Ottawa à cette époque, du moins jusqu’à la construction du Château Laurier en 1912. L’entreprise fermera ses portes en 1925. Situé au coin des rues Elgin et Sparks, le bâtiment garde encore aujourd’hui un lien avec les premières années de la Confédération puisqu’on y retrouve un restaurant de la chaîne D’Arcy McGee’s qui porte le nom du politicien d’origine irlandaise assassiné sur cette même rue Sparks, en avril 1868.

D’hier à aujourd’hui

L'évolution de la rue Wellington

Le paysage urbain a beaucoup changé sur la rue Wellington au fil des années. Au nord, la colline parlementaire s’est passablement transformée, notamment avec la construction d’un nouvel édifice du Centre après un incendie en 1916.

Au sud, comme on peut le constater en regardant cette image du début du XXe siècle, le développement a été majeur depuis près de 120 ans. Il y avait déjà un nombre important d’immeubles, mais plusieurs ont été démolis et remplacés par des bâtiments bien plus grands.

D'hier à aujourd'hui

Le cinéma Capitol

En 1920, un monument de la culture ottavienne ouvrait ses portes sur la rue Queen.

Le cinéma Capitol s’est dressé à l’intersection de la rue Bank pendant un demi-siècle avant d’être démoli en 1970, après avoir diffusé le film M*A*S*H mettant notamment en vedette le Canadien Donald Sutherland.

D'hier à aujourd'hui

La maison Stewart-Dworkin laisse place à des immeubles à condos

Cette photo d’archives a été retrouvée dans l’atelier d’un descendant du colonel John Stewart, qui habitait à San Diego, par l’historien Marc Aubin, il y a plus de 15 ans. La maison Stewart-Dworkin a été construite par le colonel en 1877. On peut voir sa famille sur l’image d’archives.

John Stewart, un immigrant irlandais, a joint l’armée canadienne en 1857 et a plus tard été conseiller municipal à Ottawa. Il a aussi lancé une entreprise de construction qui a réalisé des travaux sur le canal Rideau et sur l’édifice de l’Ouest du parlement. Le colonel Stewart a vendu la maison située au 256, rue Rideau à la famille Dworkin en 1921. L’entreprise Dworkin Furs a occupé le bâtiment jusqu’à l’arrêt de ses activités en 2012. Le bâtiment a par la suite été acquis par une firme immobilière puis démoli en 2014 pour laisser la place à des immeubles à condos. 

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D'hier à aujourd'hui

L'intersection Rideau/Sussex

Cette scène de la vie courante nous montre un policier qui dirige la circulation à l’intersection de la rue Rideau et de la promenade Sussex, après un accident automobile survenu le 17 février 1954.

Ce qui nous intéresse dans le cadre de cette chronique, ce n’est évidemment pas un fait divers survenu il y a plus d’un demi-siècle. Ce sont plutôt les bâtiments derrière l’action qu’on observe dans la rue. On remarque notamment l’Édifice des Transports construit en 1916, à la droite de l’image. Contrairement aux bâtiments à sa droite, l’apparence de l’Édifice des Transports a été préservée au fil des ans, à l’exception du premier étage.

D’hier à aujourd’hui

L'édifice McCoy

Construit après la Deuxième Guerre mondiale, l’édifice McCoy se trouvait sur la rue York, près de l’intersection avec la rue Dalhousie. L’entreprise McCoy Service Co. Limited y vendait et y faisait l’entretien de matériel agricole à une époque où on retrouvait de nombreux commerces pour l’industrie agricole dans le marché By.

Après l’agrandissement du bâtiment, en 1956, l’Institut canadien-français d’Ottawa (ICFO) s’installe dans l’édifice. Une salle de billard et de cartes, ainsi qu’un bar sont aménagés au sous-sol. Le bar principal de l’ICFO se trouvait au premier étage, là où on retrouve aujourd’hui le commerce Money Mart. Le deuxième étage était réservé pour des espaces de bureau à louer, jusqu’en 1996. L’ICFO s’installe alors dans ces locaux pour la tenue de ses activités.

D'hier à aujourd'hui

L'hôtel du Castor à Ottawa

Construit au milieu du XIXe siècle, l’hôtel du Castor – sur la promenade Sussex – était détenu à ses tout débuts par deux entrepreneurs francophones : Joseph Bourgeois et Isidore Champagne.

C’est à la résidence de ce dernier, située sur la rue Dalhousie, qu’a été fondé l’ancêtre de l’Institut canadien-français, le Cercle littéraire. Jos Montferrand aurait fréquenté cet hôtel et y aurait laissé une de ses légendaires marques au plafond, à l’aide d’un bon coup de pied. Isidore Champagne a vendu l’hôtel en 1865 à François-Xavier Lapierre qui a réalisé des travaux d’agrandissement sur l’édifice, au cours desquels on voit l’apparition des lucarnes sur le toit. Le bâtiment change de propriétaires à quelques reprises avant d’être acheté par Edmond Chevrier en 1877. Sa famille gérera l’hôtel jusqu’en 1960. Aujourd’hui, le bâtiment est un édifice avec de nombreux locaux commerciaux.