La maison Hammond, en 1976

La maison Hammond à Hull

Tous les lundis, Le Droit vous propose un clin d’œil sur l’histoire de notre magnifique région. Par la juxtaposition d’une image du passé et d’un cliché actuel, nous illustrerons le chemin parcouru et de quelle façon certains lieux bien connus ont évolué au fil des années. Nous vous invitons par ailleurs à contribuer à la série D’hier à aujourd’hui. Si vous détenez une relique qui sert de témoin de l’histoire d’un paysage ou d’un endroit important de la région, contactez-nous afin de partager cette image. Il peut s’agir d’à peu près n’importe quoi, une rue, un carrefour, un commerce ou encore un parc. Pourvu qu’il s’agisse d’une photo d’un lieu urbain qui a un certain âge.

La démolition de ce bâtiment est considérée par la Société d’histoire de l’Outaouais (SHO) comme l’un de ses principaux échecs, selon un guide publié en 2017 pour les 25 ans de l’organisation. 

C’est la demande de démolition de l’ex-résidence, en 1997, qui incite l’historien Michel Prévost à s’impliquer à titre de président de la SHO, un poste qu’il occupe toujours. Selon le guide de la SHO, l’édifice a été construit au 951, boulevard Saint-Joseph vers 1860-1870 par un monsieur Donelly, un aubergiste de Wakefield. 

Peu de temps après, elle a été achetée par la famille Hammond qui y vivra pendant environ un siècle, jusqu’à son expropriation en 1973. 

La maison Hammond devient la propriété de la Société d’aménagement de l’Outaouais qui loue l’endroit au restaurant Le Bosquet, à partir de 1975 et jusqu’à la fin des années 70. André Dupont devient propriétaire du bâtiment et de son terrain. 

C’est en 1997 qu’il formule une demande de démolition afin de construire un nouveau concessionnaire automobile. 

À l’époque, M. Dupont évoque l’idée d’incorporer l’architecture de la maison Hammond dans son projet, une idée rapidement abandonnée en raison des importants coûts de restauration. 

M. Prévost souligne qu’il éprouve, encore 20 ans après la démolition, « un profond malaise de ne pas avoir réussi à préserver cette maison ancestrale d’une très grande importance pour notre patrimoine bâti ».

L'ancien site de la maison Hammond, en 2018