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D'hier à aujourd'hui

Le café Le Hibou

Dans les années 1960, le café Le Hibou, à Ottawa, était le lieu de rencontre pour tous les grands musiciens de la capitale fédérale et était perçu par les résidents comme un phare culturel important.

Le populaire café, fondé par Denis Faulkner, a ouvert ses portes en 1965 au 521, promenade Sussex, dans un bâtiment patrimonial avec de grandes fenêtres en verre et une porte en bois massif.

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Le pont Brady

Le pont Brady, à Buckingham, a reçu son nom en l’honneur du curé John Brady, le fondateur de la paroisse Saint-Grégoire-de-Nazianze de Buckingham dans les années 1840.

Né en juin 1798 en Irlande, John Brady est arrivé dans la Belle Province au début des années 1830 et a étudié au Séminaire de Montréal avant de devenir prêtre à l’été 1837.

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Le collège Saint-Alexandre

Le site patrimonial du collège Saint-Alexandre fait partie du paysage gatinois depuis déjà plus d’un siècle.

Avant même l’arrivée du bâtiment qui abrite le collège, le site, aujourd’hui situé au 2425, rue Saint-Louis à Gatineau, comprenait une ferme et une résidence construite dans les années 1850 par Alonzo Wright, le petit-fils de Philemon Wright.

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Le quartier Pointe-Gatineau

Le quartier Pointe-Gatineau, à Gatineau, fait partie du paysage de la région depuis près de 200 ans maintenant.

Au départ, le village de Longue Pointe de la rivière Gatineau était situé au sud de la jonction des rivières Gatineau et des Outaouais. L’économie du secteur était assurée par deux industries distinctes, soit la fourrure et le bois d’œuvre.

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L’église Sainte-Bernadette à Gatineau

L’église Sainte-Bernadette, située sur la rue Sainte-Bernadette à Gatineau, a été construite en 1938-1939. Au cours de cette époque, elle a fait partie des quatre églises catholiques à avoir pignon sur rue sur l’île de Hull, notamment avec l’église Sacré Cœur.

En 1993, lorsque l’équipe de pastorale de la paroisse Notre-Dame-de-l’Île a annoncé que cette dernière serait « vendue ou louée », une véritable onde de choc a secoué les paroissiens de Sainte-Bernadette. La raison de cette vente ? Les coûts pour procéder à la réfection du bâtiment étaient « trop importants ». Construite à l’époque pour accueillir 600 fidèles, elle n’en recevait plus qu’une centaine — et parfois moins — par célébration.

Près de quatre ans après la mise en vente du bâtiment, l’église Sainte-Bernadette est passée aux mains des Portugais en 1998. La Mission catholique portugaise du Saint-Esprit en avait fait l’acquisition pour 199 000 $. Cette annonce n’avait rien d’une surprise alors que la Mission catholique portugaise occupait les locaux de l’église depuis 1996.

Aujourd’hui, c’est le prêtre portugais Antonio Tavares de Sousa qui donne la messe à l’église Sainte-Bernadette. Cette dernière a d’ailleurs été rebaptisée « Église catholique portugaise du Saint-Esprit ».

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Le bureau de poste d'Ottawa

Il fut déjà une époque où un bureau de poste se trouvait tout juste devant la colline du Parlement, à Ottawa.

Sur la photo d’archives prise en 1901, on peut en effet observer l’ancien bureau de poste d’Ottawa, avec la Colline en arrière-plan. À l’avant-plan se trouvent le pont des Sapeurs, construit en 1827, ainsi que le pont Dufferin, tout juste derrière lui. Ce dernier a été construit dans les années 1870. Lors de la construction de la gare centrale, ces deux ponts ont toutefois été détruits et remplacés par le pont Plaza, que l’on connaît aujourd’hui.

Au début des années 1930, le gouvernement fédéral et la Ville d’Ottawa se sont entendus afin d’élargir la rue Elgin. L’objectif était de la rendre « présentable » pour recevoir la visite du roi George VI et de sa fille Elizabeth. Cette dernière deviendra d’ailleurs reine sous le nom d’Elizabeth II après le décès de son père en février 1952.

C’est dans cette optique que l’ancien premier ministre William Lyon Mackenzie-King et l’architecte Jacques Gréber ont décidé d’ériger un Monument commémoratif de la guerre, au nord de la rue Elgin. Cette décision allait mener à la démolition de l’ancien bureau de poste.

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La crise du verglas

Le Québec a été la cible d’une des pires catastrophes naturelles de l’histoire du Canada, il y a maintenant 22 ans, alors qu’une mer de glace s’est abattue sur l’est du pays. La fameuse crise du verglas de 1998 a causé d’importants dommages dans la région d’Ottawa-Gatineau.

Trois tempêtes de pluie verglaçante se sont enchaînées entre les 5 et 9 janvier 1998, si bien que des accumulations de 60 à 85 mm de verglas ont été observées dans la grande région de la capitale fédérale durant cette période.

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L'église Saint-Joseph et son presbytère

La première église Saint-Joseph et son presbytère, situé au 174 rue Wilbrod à Ottawa, ont ouvert leurs portes en 1856 et représentent l’une des premières paroisses fondées par les Oblats à leur arrivée dans la région.

L’église, construite sur le terrain où repose plusieurs travailleurs décédés durant la construction du canal Rideau, a été agrandie en 1866, mais a ensuite été détruite un peu plus de 25 ans plus tard. Une seconde église a été reconstruite, mais un violent brasier l’a terrassée en 1930.

Une troisième église a été construite quelques années plus tard, en 1932. Cette même église a encore pignon sur rue aujourd’hui près de l’Université d’Ottawa.

Au cours des années 1970, la paroisse perdait un grand nombre de fidèles en raison de l’expansion de l’Université d’Ottawa et du développement du quartier Côte-de-Sable. 

Plusieurs paroissiens ont été forcés de migrer vers d’autres secteurs de la ville, ce qui a eu pour effet d’affaiblir la portée de l’église sur la communauté du secteur. 

L’église Saint-Joseph est encore opérationnelle aujourd’hui.

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Les Galeries Aylmer

Les Galeries Aylmer font partie du paysage de ce secteur de la ville de Gatineau depuis le début des années 1970.

Depuis ses débuts en 1974, le centre commercial de 350 000 pieds carrés, situé sur la rue principale à Aylmer, a subi trois grands projets d’agrandissement. Le dernier agrandissement, un projet résidentiel adjacent aux Galeries Aylmer présenté par le groupe Heafey en partenariat avec le groupe Maurice, s’est conclu au printemps 2019.

En décembre 1999, le cinéma Aylmer s’est installé dans des locaux des Galeries, à la demande de l’ancienne Ville d’Aylmer. Le cinéma a été choisi comme entreprise de l’année en 2012 par L’Association des professionnels, industriels et commerçants d’Aylmer.

Après les départs des géants Canadian Tire et Zellers en 2015, les Galeries Aylmer ont obtenu un second souffle avec l’arrivée d’une succursale de la SAQ et le déménagement du supermarché Super C en 2016.

Aujourd’hui, plus d’une soixantaine de commerces occupent les locaux du centre commercial, dont une quincaillerie Home Hardware, un restaurant St-Hubert et une pharmacie Jean Coutu. Plus récemment, une nouvelle franchise de Chocolats Favoris a ouvert ses portes aux Galeries Aylmer en novembre dernier.

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Les premiers locaux du Hull-Volant

C’est à l’angle de Maisonneuve et Victoria que le premier local du Hull-Volant avait pignon sur rue.

Alors que les premières réunions du Hull-Volant en 1932-33 se tenaient chez Ti-Noir Proulx, sur la rue Hôtel-de-Ville, l’exécutif a décidé d’acheter l’édifice qui appartenait à une certaine Mme Laflèche, avec le support de la caisse populaire, en 1935.

Il faut noter qu’à l’époque, les rues Maisonneuve et Victoria étaient à la même hauteur.

Cependant, 27 ans plus tard, dans la nuit du 12 novembre 1962, un violent incendie a ravagé le bâtiment. La majorité des archives du Hull-Volant, ainsi que de nombreux trophées accumulés notamment par ses équipes de rugby, de hockey et de baseball ont été détruits. 

Deux ans plus tard, grâce à une campagne de financement bien organisée, le Hull-Volant a fait l’acquisition de l’épicerie située au 103, Maisonneuve, tout juste en face de l’ancien local.

Puis, en 1970, le Hull-Volant est encore contraint de déménager, cette fois à cause de la construction du boulevard Maisonneuve. L’organisme achète donc le local du 161, rue Notre-Dame de l’Île et procède à son inauguration en 1971.

Le Hull-Volant restera dans ce local jusqu’à ce qu’un promoteur en face l’acquisition en 2014. L’Association athlétique et sociale déménagera finalement au sous-sol du 115 boulevard Sacré-Cœur, une salle pouvant accueillir plus de 300 personnes.

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Le palais de justice d’Aylmer

Le premier palais de justice d’Aylmer a été érigé en 1842 sur la rue Court entre les actuelles rues Principale et Symmes.

Seulement trois ans plus tard, un violent incendie a terrassé le bâtiment de pierre, si bien que les activités du palais de justice ont dû être déplacées dans un autre bâtiment appartenant à la famille Symmes durant quelques années.

Un deuxième palais de justice a donc été construit sur la rue Principale en 1852, soit 10 ans après la construction du premier palais de justice. Le nouvel édifice comprenait le bureau d’enregistrement de comté ainsi que la prison, surnommée le «trou» en raison de ses murs froids et humides.

En 1869, un deuxième incendie ravage le bâtiment qui force ainsi sa fermeture pendant un an.

La cour s’est ensuite déplacée vers Hull en 1897. Le bâtiment d’Aylmer a donc été donné à la municipalité qui s’en est ensuite servi comme hôtel de ville et poste de pompier.

Aujourd’hui, c’est le Centre culturel du Vieux-Aylmer qui est logé dans le bâtiment.

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La centrale à vapeur de l'Ottawa Electric Railway Company

C’est en janvier 1914 que la construction de la centrale à vapeur de l’Ottawa Electric Railway Company (OER) a débuté sur l’île Victoria, dans la rivière des Outaouais.

Étroitement associée à l’émergence de la production hydroélectrique au Canada au début du XXe siècle, l’installation était une source d’électricité auxiliaire pour le réseau de tramway d’Ottawa.

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La centrale électrique #2 d’Hydro Ottawa

La centrale électrique #2 d’Hydro Ottawa a été construite en 1891.

Composée de trois principales parties, à savoir la salle des génératrices en calcaire, la conduite forcée abritant les turbines et l’aile en brique où se trouvent les transformateurs, la centrale électrique #2 a été érigée sur l’île Victoria. 

En 1908-1909, la structure et l’équipement mécanique de la centrale seront modernisés de façon importante, notamment avec l’installation d’appareils électrogènes, ce qui lui permettra de devenir l’une des plus anciennes centrales hydrauliques toujours en fonction aujourd’hui au Canada.

Ainsi, en raison de son importance historique et de sa valeur architecturale et environnementale, la centrale a été inscrite au répertoire des lieux patrimoniaux du Canada en 2008.

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Le Rapibus de Gatineau

Le système rapide par bus de Gatineau, mieux connu sous le nom de Rapibus, est un réseau de voies réservées aux autobus de la Société de transport de l’Outaouais (STO) comprenant 10 stations et qui s’étend sur une distance de plus de 12 kilomètres sur le territoire gatinois.

L’idée derrière le projet remonte aux années 1990 alors que la STO et la Communauté urbaine de l’Outaouais cherchaient à améliorer le transport en commun afin de lutter contre les problèmes de circulation dans plusieurs secteurs de la ville.

La Communauté urbaine de l’Outaouais favorisait la mise en place de voies parallèles aux voies ferrées existantes sur le territoire, qui contourneraient certains des secteurs les plus achalandés.

Le projet a pris de l’élan en 2005 lorsque Marc Bureau est devenu maire, lui qui avait établi le Rapibus comme une de ses priorités. Quelques mois plus tard, la Ville a entamé des discussions avec le gouvernement provincial afin d’obtenir du financement pour développer le projet de Rapibus. Le projet a officiellement reçu le feu vert du gouvernement québécois en 2007 grâce à l’octroi d’un financement de 146 millions $ et la construction du projet a pu débuter en 2010.

L’ouverture officielle du Rapibus a eu lieu le 19 octobre 2013.

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L'Hôpital de Gatineau

Il faut remonter jusqu’en 1980 pour voir le début de la construction de l’Hôpital de Gatineau.

La construction d’un hôpital général dans la ville était réclamée par les citoyens depuis plusieurs années déjà alors qu’en 1967, le ministre de l'Union nationale de l’époque, Jean-Paul Cloutier, recevait un mémoire sur l’hôpital de la part du comité de promotion de l’institution. D’ailleurs, comme le soulignait l’ancien député de Papineau, Roland Théorêt dans les pages du Droit le 14 juillet 1967, le comité « besognait depuis 1963 sur ce projet jugé essentiel pour Gatineau ».

La première pelletée de terre du Centre hospitalier de Gatineau a été réalisée par le ministre des Affaires sociales Denis Lazure et le député de Papineau Jean Alfred. William Assad (gauche), l’un des pionniers du travail préparatoire à la réalisation de ce projet, la ministre des Travaux publics Jocelyne Ouellette (droite) et le président du conseil d’administration du Centre hospitalier, Robert Moreau, y ont également participé.

L’Hôpital de Gatineau a aujourd’hui 36 ans alors que son ouverture officielle s’est tenue à l’automne 1983.

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Le Centre Shaw à Ottawa

Le Centre des congrès d’Ottawa, dessiné par les architectes de Bemi & Associates, a ouvert ses portes en 1983.

Le Centre de 70 000 pieds carrés permettait alors d’accueillir des concerts, des conférences et toutes sortes d’évènements sociaux et culturels.

Le Centre des congrès original a été démoli en 2008 pour céder sa place à la nouvelle mouture du Centre qui comprend maintenant une large façade en vitre.

Ouvert en 2011, le nouvel édifice du Centre des congrès comprend maintenant quatre étages et 192 000 pieds carrés.

Ayant été construit pour être le plus écoresponsable possible, le nouveau Centre des congrès a reçu en 2013 la certification Or par le Leadership in Energy and Environmental Design, un système d’évaluation des bâtiments écologiques.

Le bâtiment du Centre des congrès d’Ottawa et l’entreprise Shaw Communications ont conclu, en 2014, un accord de dix ans. Ce qui fait en sorte que l’édifice porte aujourd’hui le nom de Centre Shaw.

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L'édifice du 125 rue Bruyère à Ottawa

L’édifice de pierre qui a pignon sur rue au 125 rue Bruyère, au coin de la rue Dalhousie, à Ottawa, n’a pas beaucoup changé depuis sa construction.

En consultant certains sites d’annonces de logements à louer, on observe que l’intérieur a été modernisé, mais l’extérieur, lui, reste essentiellement le même. 

L’édifice a vu le jour au milieu des années 1870 lorsqu’un dénommé Joseph Octave Berubé a procédé à sa construction. 

Le bâtiment abrite la résidence familiale et l’entreprise de M. Berubé. 

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L’École normale d’Ottawa

L’École normale d’Ottawa a longtemps été un lieu d’apprentissage formateur pour les enseignants ottaviens.

Conçue par l’architecte torontois Walter R. Strickland, l’École a été érigée en 1874. Elle avait pignon sur rue à l’intersection des rues Elgin et Lisgar.

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La Place du Centre à Hull

Située sur le site patrimonial du Portage dans le secteur Hull à Gatineau, la Place du Centre a été construite en 1977 par Cadillac Fairview Limited afin d’y abriter des commerces et des bureaux fédéraux.

Dans les années 1970, la Place du Portage, dont fait partie la Place du Centre, a été construite dans l’optique que davantage d’agences fédérales aient pignon sur rue en sol québécois. Le but était d’avoir le quart des fonctionnaires fédéraux de la région de la capitale fédérale dans des locaux du côté québécois de la rivière des Outaouais.

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L'affaire Dasken

Certains se rappelleront d’un événement majeur qui, en 1970, est venu bouleverser la vie des résidents des Jardins Taché lorsque Dasken Enterprises a fait l’acquisition de terrains situés le long de la rue Saint-François.

La firme avait l’intention d’y construire, pas deux, pas trois, mais bien six tours (quatre de 10 étages et deux de 16 étages). Cependant, dans les années 1960, la Ville avait adopté, à la demande des résidents du quartier, un règlement de zonage interdisant les constructions en hauteur à cet endroit.

Une lutte juridique s’ensuivit et en 1971, un groupe de citoyens qui s’opposait au projet a eu gain de cause en Cour suprême. Le plus haut tribunal du pays jugeait que le règlement de zonage ne permettait pas la délivrance des permis accordés à Dasken et révoqua du même coup ces permis, en plus d’ordonner la démolition de ce qui avait été construit, et ce, aux frais du promoteur.

Un jugement que la Ville n’accepta pas. La Ville tentera de changer le zonage par elle-même, en vain, d’abord par un sondage populaire qui fut jugé illégal, puis par un référendum en 1972. Ce dernier a été remporté par les résidents. Le zonage du quartier n’allait pas être changé.

Dasken ayant déclaré faillite, ce sont finalement les membres de l’Association des propriétaires des Jardins Taché qui ont fait démolir les constructions, et ce, en partie à leurs frais.

Aujourd'hui, une oeuvre d'art intitulée Enfin le soleil a été aménagée sur les terrains du parc Sainte-Thérèse, soit là où se trouvaient les constructions démolies. L'oeuvre symbolise la victoire des résidents contre les promoteurs.

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Le parc Fontaine

Le parc Fontaine n’a pas toujours été un parc. Au début du XXe siècle, le parc situé au cœur du secteur Hull, à Gatineau, était mieux connu comme étant le lac Flora.

Le nom du lac vient d’ailleurs de la profusion de plantes aquatiques à fleurs qui recouvraient sa surface.

La Commission du district fédéral, connue aujourd’hui sous le nom de la Commission de la capitale nationale, avait alors entrepris le plan ambitieux de transformer l’image de ce quartier défavorisé de la ville. 

La Ville déplorait l’état du lac qui était devenu malpropre. Les canalisations d’égout s’y vidaient, des ordures y ont été déversées et une porcherie à proximité drainait ses déchets directement dans le lac. Un changement était donc nécessaire pour transformer l’image du quartier.

Après plusieurs années de travaux, le parc du lac Flora a été ouvert au public le 19 septembre 1929. 

Il a fallu plus de 80 000 verges carrées de terre pour remplir le lac.

Aujourd’hui, le parc est mieux connu sous le nom de parc Fontaine et continue de faire partie de la vision à long terme de Gatineau.

D’hier à aujourd’hui

L'ambassade américaine à Ottawa

L’ambassade américaine au Canada a 20 ans ! L’édifice du 490, promenade Sussex, à Ottawa, a atteint ce plateau le 8 octobre dernier.

Il faut remonter en 1833 avant de voir les premiers liens diplomatiques des États-Unis au Canada. À cette époque, le premier consulat des Américains se trouvait à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

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La mercerie Poulin à Ottawa

L’immeuble situé à l’angle des rues Sparks et O’Connor, à Ottawa, a longtemps été occupé par d’imposants magasins à rayons.

Dès 1889, Louis-Napoléon Poulin, prend possession des locaux et y installe une mercerie. Son succès fut tel, qu’il deviendra un grand magasin à rayons au début du XXe siècle. 

M. Poulin prend sa retraite en 1928 et loue son magasin à une entreprise américaine, Schulte-United Limited. 

Quelques années plus tard, en 1931, le géant américain Zellers prend le bail à son compte quand l’entreprise Schulte-United fait faillite. L’immeuble sera acheté par la Compagnie de la Baie d’Hudson en 1978, lorsque l’entreprise fait l’acquisition de Zellers. 

L’immeuble a été menacé de démolition en 1981, malgré une campagne de sensibilisation lancée par Patrimoine Ottawa. Le conseil a alors approuvé la démolition cette même année. Deux ans plus tard, la Compagnie de la Baie d’Hudson présente un projet servant à conserver l’immeuble, ce que le conseil municipal a approuvé en mars 1984. 

Zellers sera contraint de fermer boutique en 2013, mettant un terme à presque 150 ans de merceries et magasins à rayons dans cet édifice de la rue Sparks. Aujourd’hui, les locaux du bâtiment sont occupés par les commerces Winners et
Bier Markt.

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L'édifice du 100 rue Wellington

L’ambassade des États-Unis que l’on connaît aujourd’hui n’était pas la même avant son déménagement sur la promenade Sussex en 1998.

Construite entre 1931 et 1932, l’ancienne ambassade américaine se situait au 100 rue Wellington, tout juste en face de la Colline parlementaire. En 1985, le bâtiment a été officiellement désigné comme un édifice fédéral du patrimoine « classé ».

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Le magasin Ogilvy d'Ottawa

L’immigrant écossais Charles Ogilvy, établi à Ottawa, ouvre une mercerie à rayons au 92, rue Rideau en 1887. Le succès de son magasin est tel qu’il a rapidement besoin de nouveaux locaux avec une plus grande superficie.

C’est alors qu’il construit son nouveau magasin à rayons Charles Ogilvy Limited, en 1907. Dans les années 1930, l’expansion du magasin se poursuit alors qu’un quatrième et un cinquième étage sont construits. Le magasin Ogilvy devient le plus grand magasin à rayons d’Ottawa.

Le magasin est contraint de fermer ses portes en 1986 en raison de l’évolution du modèle économique du secteur. Le bâtiment est ensuite resté vacant pendant près d’une décennie.

L’immeuble est désigné comme bâtiment patrimonial en vertu de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario, au tournant du millénaire. Le propriétaire de l’époque conteste cependant cette désignation et demande l’autorisation de démolir l’immeuble. Le conseil se penche sur la question et convient de conserver les façades des trois premiers étages, sur les rues Rideau et Nicholas.

D’hier à aujourd’hui

L’édifice de l’ancienne gare Union

L’édifice de l’ancienne gare Union, sur la rue Rideau, à Ottawa, aurait bien pu être démoli à la fin des années 1960. Une mobilisation citoyenne menée par une dénommée Constance Wright a cependant forcé les autorités à revoir cette décision.

Ainsi, est né le 2 septembre 1969 le Centre des conférences du gouvernement. Après avoir fait l’objet de travaux de restauration et de réhabilitation, l’édifice sert maintenant de siège temporaire du Sénat, en attendant que l’édifice du Centre du Parlement soit restauré.

D'hier à aujourd'hui

Le bureau de poste de Thurso

Au tournant du 19e siècle, alors qu’une vague d’Écossais s’installent dans le canton de Lochaber, un homme du nom de Sutherland débarque à Thurso, une municipalité qui porte le nom de sa ville écossaise d’origine. Dès son arrivée, il y instaure le tout premier bureau de poste du secteur.

La situation géographique avantageuse de Thurso permet à la ville de connaître un essor industriel vers la fin du siècle. Le bureau de poste devient alors un incontournable moyen de communication avec les municipalités avoisinantes ou situées ailleurs au Québec.

Ayant été revampé à plusieurs reprises au fil du temps, le bureau de poste de Thurso est demeuré un emblème du patrimoine canadien.

D’hier à aujourd’hui

Les caravanes ont bien changé depuis 1998!

Vous remarquerez qu’à la fin des années 1990, la très grande majorité des caravanes étaient de couleur blanche. De nos jours, il n’est pas rare d’en voir de toutes les couleurs. Et différents modèles également.

Une chose n’a pas changé par contre et c’est la superficie du domaine des caravaniers du Festival de montgolfières de Gatineau (FMG). Encore aujourd’hui, le domaine peut accueillir plus de 1000 caravanes sur le site du festival.

D’hier à aujourd’hui

Le chemin Dufresne

Le chemin Dufresne, près de la rivière Blanche, à Gatineau, a été baptisé ainsi en l’honneur du moulin Dufresne-Williams, construit dans les années 1870.

Le chemin Dufresne était la voie de circulation principale qui menait au moulin. Érigé sur la rivière Blanche en 1879, le moulin Dufresne-Williams tient son nom d’Anthyme Dufresne et de John Harry Williams. M. Dufresne a acheté la terre en 1879 en bordure de la rivière et y a construit un barrage de billes de pin pour retenir les eaux de la rivière Blanche au-dessus des rapides. Une turbine métallique faisait fonctionner le moulin à blé et plus tard, M. Dufresne a décidé d’installer une cardeuse à laine pour carder celle des moutons qui appartenaient aux fermiers des environs.

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Le magasin de la famille Thomson à Thurso

Pendant plus de 150 ans, la famille Thomson a exploité un magasin général en plein cœur de la ville de Thurso.

Dès 1863, la famille Thomson s’installe à Thurso et achète un bâtiment au coin des rues Victoria et Galipeau afin d’y installer un commerce. 

Cependant, en 1897, le magasin est détruit dans un incendie qui ravage plusieurs autres commerces du secteur. Un an plus tard, William Thomson a déjà reconstruit le magasin sur ses fondations d’origine.

Au tournant des années 1900, les fils de William, William Henry, et Lyman James Thomson prennent en charge l’entreprise familiale, ce qui est reflété dans le nouveau nom du commerce, W. Thomson and Sons.

Quelques décennies plus tard, c’est au tour de Loyal A. Thomson de prendre le contrôle du magasin, alors connu sous le nom de Thomson & Company Reg’d.

Cet immeuble a survécu jusqu’à sa vente. Il est cependant démoli en 2003, à la suite du décès du propriétaire de cinquième génération, Alexander Thomson.

À droite sur la photo, on peut apercevoir l’hôtel commercial qui a été érigé en 1896. Le bâtiment, qui était une véritable institution dans la région, a plus tard été renommé l’hôtel Lafontaine. 

L’hôtel n’existe plus depuis 10 ans, alors que deux incendies en moins d’un mois ont eu raison du bâtiment centenaire en 2009.