D'hier à aujourd'hui

Le Centre national des arts

Outre la présence de l’embarcation baptisée Korab, peu de choses ont changé au centre-ville d’Ottawa, autour du canal Rideau.

Rares transformations, à l’exception peut-être du Centre national des arts (CNA) qui a changé de visage au cours des dernières années. Après avoir conclu des travaux pour réaménager la salle Southam, en 2016, le CNA a entamé la réfection de l’agrandissement de son bâtiment.

Le béton demeure le matériau principal pour la majorité des façades extérieures de l’édifice important de la capitale nationale. Toutefois, l’entrée principale du CNA qui donnait alors sur le canal a été déplacée de l’autre côté de la bâtisse, soit sur la rue Elgin. À ce nouvel atrium, on a greffé du bois, de la pierre et de grandes baies vitrées. Ce nouveau visage pour le CNA peut être observé à partir du canal Rideau, même si l’entrée principale ne se trouve plus face au cours d’eau.

D’hier à aujourd’hui

La paroisse Saint-Jean-Marie-Vianney

La paroisse Saint-Jean-Marie-Vianney a vu le jour en 1928, mais c’est après la nomination de l’abbé Eugène Labrosse — qui a donné son nom au boulevard bien connu du secteur Gatineau — qu’on entreprend les démarches pour la construction d’une basilique digne de ce nom. On souhaite alors remplacer la petite chapelle en place depuis 1926.

La religion occupant moins de place dans le quotidien des Gatinois au 21e siècle, L’église Saint-Jean-Marie-Vianney est devenue beaucoup moins achalandée. Si bien que le bâtiment a été vendu au Centre des aînés de Gatineau (CAG) en 2008. Un projet de 21 millions $ a été développé afin de transformer le lieu de culte en centre communautaire auquel a été annexé un complexe résidentiel qui comprend 130 logements abordables.

D’hier à aujourd’hui

Le pont Champlain

En 1924, la Commission d’embellissement d’Ottawa – ancêtre de la Commission de la capitale nationale – lance la construction d’un troisième pont reliant la capitale nationale à la rive québécoise.

Le troisième lien routier qui permet aux Ottaviens de traverser la rivière des Outaouais verra sa construction être achevée en 1928.

D'hier à aujourdhui

Le parc du Portage à Hull

Le béton était autrefois à l’honneur à l’entrée du stationnement souterrain de la phase I de Place du Portage, dans le secteur Hull.

Peu avant la fin de la construction de la phase I – qui s’est conclue en 1976 –, on constate que l’aménagement d’une place publique n’était pas encore entamé. 

Le parc du Portage, situé derrière la Maison du citoyen de Gatineau, a été aménagé de façon à créer un espace public plus convivial. 

On y trouve désormais une fontaine qui sert régulièrement de patinoire l’hiver, ainsi que des tables de pique-nique et des bancs. 

L’art y a également sa place alors, comme on peut le constater sur l’image actuelle des lieux, la sculpture blanche L’amour, de l’artiste Henry Wanton Jones, s’impose dans le paysage. 

Du haut de ses 10 mètres, l’œuvre de fibre de verre et d’acier – qui pèse pas moins 6500 kg – représente différentes parties du corps humain. 

Dépendamment de quel angle on regarde la sculpture, on peut apercevoir un cœur, un visage ou les courbes des fesses.

D'hier à aujourd'hui

Le magasin C. Poulin à Ottawa

Le magasin C. Poulin – autrefois situé au 324, rue Rochester à Ottawa – ne fait plus partie du paysage au centre-ville d’Ottawa aujourd’hui.

À l’endroit où se trouvait autrefois ce commerce, on retrouve maintenant l’école secondaire pour adultes du Conseil scolaire du district Ottawa-Carleton. 

Sur la photo d’archives, on peut voir un agent du Service de police d’Ottawa (SPO) à côté de son vélo. Selon un article de CBC, la bicyclette était à l’époque un véhicule utilisé à grande échelle par les forces policières de la capitale, au même titre que la voiture de patrouille de nos jours. 

S’il n’a pas repris une place aussi importante au SPO, des cyclistes comme celui de notre image du jour sont malgré tout de plus en plus présents dans les rues d’Ottawa.

Peu d’information est disponible sur la boutique C. Poulin, mais visiblement, un des produits phares du commerce était le thé Red Rose, une entreprise née en 1894 à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

D'hier à aujourd'hui

L’Édifice commémoratif Victoria

Cette image d’archives offre un aperçu de la construction de l’Édifice commémoratif Victoria, conçu pour accueillir la Commission géologique du Canada et le Musée national du Canada. Les deux entités seront séparées en 1927.

Le Musée national fera à nouveau l’objet d’une division en 1956 pour devenir le Musée national des sciences naturelles et le Musée national de l’homme (l’ancêtre de l’actuel Musée canadien de l’histoire).

Lorsque ce dernier s’installe dans ses nouveaux locaux, en 1990, le Musée national des sciences naturelles adopte son appellation actuelle de Musée canadien de la nature.

Au fil du 20e siècle, le bâtiment accueillera également la Galerie nationale du Canada (aujourd’hui le Musée des beaux-arts du Canada), ainsi que les élus du gouvernement fédéral.

La Chambre des communes a siégé à l’Édifice commémoratif Victoria de 1916 à 1920 après l’incendie du parlement. Depuis sa construction, le bâtiment a connu des travaux importants à deux reprises.

D’abord, pour la stabilisation et la mise à niveau des infrastructures en 1969, puis en 2004, notamment pour l’ajout de rallonges afin d’accueillir de nouvelles galeries.

D'hier à aujour'hui

La cathédrale Saint-Joseph à Hull

L’une des plus grandes églises de la région n’a pas toujours été aussi spacieuse qu’elle ne l’est aujourd’hui. Avant la construction d’une cathédrale à compter de 1951, c’est un plus petit lieu de culte que l’on retrouvait sur le boulevard Saint-Joseph, à Hull.

L’architecte, Lucien Sarra-Bournet, venait à peine de voir l’achèvement des travaux de l’église Notre-Dame-de-l’Île – construction terminée en 1949 – quand il a commencé à établir les plans pour la cathédrale Saint-Joseph. 

Pour ce dernier édifice, il a choisi de conserver une façade en pierre, à l’instar de l’église qui l’a précédé. 

La cathédrale, comme l’église Notre-Dame-de-l’Île, figure au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. 

Dans ce même registre de bâtiments ayant une certaine valeur historique, Lucien Sarra-Bournet est l’idéateur de sept édifices, dont l’église portugaise du Saint-Esprit et le manège militaire de Salaberry, également situés dans le secteur Hull.

D'hier à aujourd'hui

Le YMCA d'Ottawa

Juste en face de la Bibliothèque publique d’Ottawa, à l’intersection des rues Laurier et Metcalfe, se trouve aujourd’hui l’hôtel The Metcalfe. À l’origine, la résidence de George-Étienne Cartier était sise sur ce terrain.

Durant la première décennie du 20e siècle, la maison a été achetée pour construire les locaux du Young Men’s Christian Association (YMCA) d’Ottawa. 

Les résidents d’Ottawa ont collectivement 200 000 $ à l’époque pour la construction du bâtiment que l’on retrouve aujourd’hui à cet endroit, selon l’information disponible sur le site web du Metcalfe.

Avec ses nombreuses chambres et des salles de divertissement pour le tir et le billard, par exemple, le YMCA d’Ottawa était un lieu de rencontre populaire. 

Au fil du temps, l’endroit est devenu l’Hotel Indigo, jusqu’en 2007. The Metcalfe a été ouvert l’an dernier.

D'hier à aujourd'hui

Le Standish Hall Hotel

Les nombreux incendies qui ont frappé l’île de Hull, au cours des deux derniers siècles, ont fait en sorte que ce terrain, situé à l’intersection de la rue Montcalm et du boulevard Alexandre-Taché, à Gatineau, a plus d’une fois changé de visage.

Au début du 19e siècle, on y trouvait d’une imposante résidence construite par Ruggles Wright, le fils du fondateur de la Ville de Hull, Philemon Wright, selon une publication en ligne du Musée canadien de l’histoire. 

À sa mort en 1863, Ruggles Wright la propriété à sa petite-fille. Avant sa mort en 1893, celle-ci vendra la maison au prolifique industriel Ezra Butler Eddy. 

Ce dernier apportera des modifications importantes au bâtiment qui sera emporté par le grand feu de 1900. Un nouvel édifice plus grand encore a été construit par la suite. 

La propriété est vendue à un employé d’E.B. Eddy, George Millen en 1908 et à nouveau en 1928, après la mort de Millen. 

Un groupe d’actionnaires achète la maison et fonde le Standish Hall Hotel. Le bâtiment est une fois de plus endommagé par les flammes en 1951. 

Il est restauré, mais sera éventuellement démoli au début des années 1970 pour faire place à la construction de ce qui est aujourd’hui connu comme étant l’hôtel Crowne Plaza Ottawa-Gatineau.

D'hier à aujourd'hui

Le pont Cummings

Le principal lien routier entre Vanier et la Côte-de-Sable, à Ottawa, le pont Cummings, fait partie du paysage depuis près de 200 ans.

L’infrastructure tient son nom de Charles Cummings et sa famille qui ont développé l’île du même nom, située à quelques mètres du pont. Au 19e siècle, on trouvait notamment un magasin général et un bureau de poste sur l’île, selon un article publié en 2015 par le Ottawa Citizen. 

Une première structure de bois a été aménagée près de l’île en 1835 et fut remplacée par un pont d’acier en 1891. 

C’est en 1921 que l’infrastructure prend sa forme actuelle, soit en béton avec des garde-fous sculptés. 

Par ailleurs, selon le magazine Canadian Consulting Engineers — consulté par les ingénieurs à travers le pays —, il s’agit de l’un des premiers ponts en arc avec de multiples portées à être construit en béton armé au Canada.

Pour ce qui est du chemin North River que l’on voit à la droite des deux images, on peut constater qu’un effort a été réalisé depuis 1930 pour ajouter de la verdure autour de l’artère. 

On voit également, au loin, qu’un bâtiment s’est ajouté, soit l’immeuble à condos La Renaissance situé au 40, rue Landry.