D'hier à aujourd'hui

L'église Notre-Dame-des-Neiges

Le bâtiment qu’on retrouve actuellement au 1, rue Donat-Saint-Amour a été construit entre 1958 et 1959. La paroisse de Notre-Dame-des-Neiges était toutefois bien présente à Masson (la fusion avec Angers aura lieu plus tard, dans les années 80). L’image d’archives nous démontre qu’un lieu de culte a été érigé bien avant les années 50 dans ce village de l’Outaouais.

À noter que l’architecte de l’église aujourd’hui en place, Auguste Martineau, a aussi esquissé les plans pour la Basilique de Saint-Jean-Marie-Vianney dans le secteur Gatineau.

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La rue Montcalm

Alors que la Société de transport de l’Outaouais élabore un plan pour introduire un train léger dans l’ouest de Gatineau, il est intéressant de constater que les rails ont jadis fait partie du paysage urbain de Hull.

Comme on peut le voir sur cette photo de la rue Montcalm, des voies ferrées se trouvaient sur les principales artères de la ville. Un tramway a été fonctionnel de 1896 à 1946, principalement entre Hull et Aylmer.

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Le pavillon Hagen

La construction du pavillon Hagen s’est achevée en 1931, quatre ans après la fondation de l’École normale de l’Université d’Ottawa qui fut son premier locataire.

Cette École normale formait de nombreux enseignants francophones et est rapidement devenue incontournable pour le système scolaire francophone ontarien. En 1941, 95 % des enseignants dans les établissements francophones de l’Ontario étaient des diplômés de l’École normale de l’Université d’Ottawa. Le pavillon Hagen était surtout fréquenté par des femmes dans ses premières années d’existence puisque l’École des sciences infirmières s’y est également installée en 1933. Aujourd’hui, le bâtiment a changé de vocation et abrite la Faculté des études supérieures et postdoctorales (FÉSP) et le Bureau de la vérification interne. Voir la FÉSP dans cet édifice est naturel puisque son premier doyen était le biochimiste Paul Hagen qui a donné son nom au pavillon.

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Le palais de justice de Hull

Victime du Grand Feu de 1900 à Hull et de la construction d’imposants édifices gouvernementaux, l’ancien palais de justice de Hull a été d’abord construit en 1894, puis rebâti suivant les mêmes lignes architecturales après l’important sinistre du début du XXe siècle.

L’ex-prison de Hull a aussi occupé une partie de cet ancien bâtiment. C’est d’ailleurs à cet endroit que la dernière pendaison publique de Hull a été réalisée, en mars 1902. Jadis situé sur la promenade du Portage, face à la rue Aubry, l’ex-palais de justice a été démoli en 1973 pour permettre la construction d’édifices gouvernementaux, spécifiquement le bâtiment qui abrite la Place du Centre. 

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L'intersection des rues Montcalm et Wright à Hull

Ce bâtiment de la rue Montcalm, à l’intersection avec la rue Wright, où on retrouvait jadis l’hôtel St-Louis n’est plus.

Aujourd’hui, c’est un stationnement payant et un abribus qui se retrouvent au 54, rue Montcalm. 

Sur la photo, on retrouve une jeune Louise Garneau – la sœur de Denyse qui a nous fait parvenir cette image –, prête pour sa première communion. Cette famille habitait juste en face de ce bâtiment, au 59, rue Montcalm, écrit Denyse Garneau. 

Rappelons que cette artère importante de l’île de Hull, autrefois appelée la rue Brewery, est nommée en l’honneur du marquis Louis Joseph de Montcalm qui a mené les troupes de la Nouvelle-France durant l’assaut des Britanniques, au 18e siècle. Il est mort après la fameuse bataille des plaines d’Abraham, à Québec. 

Au fil des années, on a retrouvé plusieurs infrastructures et édifices importants sur la rue Montcalm, dont la résidence E.B. Eddy, la Fonderie, ainsi que la brasserie, le château d’eau et le pont qui surplombe le ruisseau juste à côté de ces deux bâtiments. 

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Le 174, boulevard Maisonneuve à Hull

Sur l’image d’archives, l’un des fondateurs du bâtiment sis au 174, boulevard Maisonneuve, Ernest Laroche, pose fièrement avec la carcasse d’un ours noir, abattu durant une chasse automnale.

Ce qui retient notre attention, ce sont toutefois les détails qui entourent M. Laroche. Par exemple, les maisons allumettes qui ont été remplacées par une franchise d’une chaîne bien connue de restauration rapide. La route n’était également pas encore pavée, ce qui serait surprenant de nos jours, surtout pour une artère aussi achalandée que le boulevard Maisonneuve.

Dans le bâtiment à la brique rouge, on retrouvait déjà dans les années 20 une taverne. C’est toujours le cas aujourd’hui alors que Le Whip occupe le premier étage. L’édifice a connu une année plutôt rocambolesque en 1953 avec un incendie dans un appartement du troisième étage, en juillet, et une double tentative de meurtre après une dispute entre actionnaires, en novembre.

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L’église baptiste évangélique de la Lièvre

Construite en 1886 par la communauté baptiste de Buckingham, l’église baptiste évangélique de la Lièvre devait servir à attirer un pasteur.

Cet objectif sera atteint cinq ans plus tard lorsque le révérend George Richardson choisit de s’établir à Buckingham, ce qui met un terme à une demie-décennie de services par les pasteurs de congrégations voisines. Depuis sa construction, l’église demeure sise au 117, rue MacLaren Ouest, à quelques pas de l’ancien presbytère de l’église baptiste de la Lièvre.

Ce dernier bâtiment a toutefois changé de vocation, converti en logement au cours du 20e siècle. L’église a également connu une certaine transformation en voyant sa façade briquetée peinte en rouge. Les deux édifices sont inclus dans l’inventaire du patrimoine bâti de l’Outaouais.

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Le Monument commémoratif de guerre du Canada

C’est après un processus qui a duré plusieurs années que le Monument commémoratif de guerre du Canada a été dévoilé à Ottawa en 1939.

Plusieurs réclamaient la construction d’un cénotaphe dès la fin de la Première Guerre mondiale afin de rendre hommage aux soldats qui ont servi durant ce violent conflit.

Un concours international — ouvert aux architectes et artistes résidents ou originaires d’un pays du Commonwealth — a été lancé en 1939, et remporté par le sculpteur anglais Vernon March.

Malgré le décès de ce dernier en 1930, le projet a pu être terminé grâce au travail de ses six frères et sœurs qui ont terminé le moule pour les personnages représentés sur ce monument, dans lequel du bronze a été coulé.

La sculpture a été exposée à Londres pendant que Sydney March (frère de Vernon) supervisait la construction du piédestal et de l’arcade de granit du monument, à Ottawa.

En 2000, on a ajouté la tombe d’un soldat inconnu au cénotaphe. La dépouille provenait d’un cimetière français, près de la crête de Vimy.

Le Monument commémoratif de guerre a malheureusement été au centre de l’actualité après la mort du caporal Nathan Cirillo durant une attaque terroriste, au pied de l’œuvre.

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Le Centre national des arts

Outre la présence de l’embarcation baptisée Korab, peu de choses ont changé au centre-ville d’Ottawa, autour du canal Rideau.

Rares transformations, à l’exception peut-être du Centre national des arts (CNA) qui a changé de visage au cours des dernières années. Après avoir conclu des travaux pour réaménager la salle Southam, en 2016, le CNA a entamé la réfection de l’agrandissement de son bâtiment.

Le béton demeure le matériau principal pour la majorité des façades extérieures de l’édifice important de la capitale nationale. Toutefois, l’entrée principale du CNA qui donnait alors sur le canal a été déplacée de l’autre côté de la bâtisse, soit sur la rue Elgin. À ce nouvel atrium, on a greffé du bois, de la pierre et de grandes baies vitrées. Ce nouveau visage pour le CNA peut être observé à partir du canal Rideau, même si l’entrée principale ne se trouve plus face au cours d’eau.

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La paroisse Saint-Jean-Marie-Vianney

La paroisse Saint-Jean-Marie-Vianney a vu le jour en 1928, mais c’est après la nomination de l’abbé Eugène Labrosse — qui a donné son nom au boulevard bien connu du secteur Gatineau — qu’on entreprend les démarches pour la construction d’une basilique digne de ce nom. On souhaite alors remplacer la petite chapelle en place depuis 1926.

La religion occupant moins de place dans le quotidien des Gatinois au 21e siècle, L’église Saint-Jean-Marie-Vianney est devenue beaucoup moins achalandée. Si bien que le bâtiment a été vendu au Centre des aînés de Gatineau (CAG) en 2008. Un projet de 21 millions $ a été développé afin de transformer le lieu de culte en centre communautaire auquel a été annexé un complexe résidentiel qui comprend 130 logements abordables.