D'hier à aujourd'hui

Le YMCA d'Ottawa

Juste en face de la Bibliothèque publique d’Ottawa, à l’intersection des rues Laurier et Metcalfe, se trouve aujourd’hui l’hôtel The Metcalfe. À l’origine, la résidence de George-Étienne Cartier était sise sur ce terrain.

Durant la première décennie du 20e siècle, la maison a été achetée pour construire les locaux du Young Men’s Christian Association (YMCA) d’Ottawa. 

Les résidents d’Ottawa ont collectivement 200 000 $ à l’époque pour la construction du bâtiment que l’on retrouve aujourd’hui à cet endroit, selon l’information disponible sur le site web du Metcalfe.

Avec ses nombreuses chambres et des salles de divertissement pour le tir et le billard, par exemple, le YMCA d’Ottawa était un lieu de rencontre populaire. 

Au fil du temps, l’endroit est devenu l’Hotel Indigo, jusqu’en 2007. The Metcalfe a été ouvert l’an dernier.

D'hier à aujourd'hui

Le Standish Hall Hotel

Les nombreux incendies qui ont frappé l’île de Hull, au cours des deux derniers siècles, ont fait en sorte que ce terrain, situé à l’intersection de la rue Montcalm et du boulevard Alexandre-Taché, à Gatineau, a plus d’une fois changé de visage.

Au début du 19e siècle, on y trouvait d’une imposante résidence construite par Ruggles Wright, le fils du fondateur de la Ville de Hull, Philemon Wright, selon une publication en ligne du Musée canadien de l’histoire. 

À sa mort en 1863, Ruggles Wright la propriété à sa petite-fille. Avant sa mort en 1893, celle-ci vendra la maison au prolifique industriel Ezra Butler Eddy. 

Ce dernier apportera des modifications importantes au bâtiment qui sera emporté par le grand feu de 1900. Un nouvel édifice plus grand encore a été construit par la suite. 

La propriété est vendue à un employé d’E.B. Eddy, George Millen en 1908 et à nouveau en 1928, après la mort de Millen. 

Un groupe d’actionnaires achète la maison et fonde le Standish Hall Hotel. Le bâtiment est une fois de plus endommagé par les flammes en 1951. 

Il est restauré, mais sera éventuellement démoli au début des années 1970 pour faire place à la construction de ce qui est aujourd’hui connu comme étant l’hôtel Crowne Plaza Ottawa-Gatineau.

D'hier à aujourd'hui

Le pont Cummings

Le principal lien routier entre Vanier et la Côte-de-Sable, à Ottawa, le pont Cummings, fait partie du paysage depuis près de 200 ans.

L’infrastructure tient son nom de Charles Cummings et sa famille qui ont développé l’île du même nom, située à quelques mètres du pont. Au 19e siècle, on trouvait notamment un magasin général et un bureau de poste sur l’île, selon un article publié en 2015 par le Ottawa Citizen. 

Une première structure de bois a été aménagée près de l’île en 1835 et fut remplacée par un pont d’acier en 1891. 

C’est en 1921 que l’infrastructure prend sa forme actuelle, soit en béton avec des garde-fous sculptés. 

Par ailleurs, selon le magazine Canadian Consulting Engineers — consulté par les ingénieurs à travers le pays —, il s’agit de l’un des premiers ponts en arc avec de multiples portées à être construit en béton armé au Canada.

Pour ce qui est du chemin North River que l’on voit à la droite des deux images, on peut constater qu’un effort a été réalisé depuis 1930 pour ajouter de la verdure autour de l’artère. 

On voit également, au loin, qu’un bâtiment s’est ajouté, soit l’immeuble à condos La Renaissance situé au 40, rue Landry.

D'hier à aujourd'hui

La Maison Freeman

Située au 240 chemin Freeman à Hull, la Maison Freeman, de style vernaculaire, fut construite vers les années 1915 et habitée par William Freeman fils et ses descendants jusqu’en 1985.

Originaires de Nepean en Ontario, William Freeman père et Margaret Hardy s’installèrent sur le chemin de la Mine en septembre 1872, là où ils ont acquis plusieurs acres de terrain. 

Ainsi, vers la fin du 19e siècle, William Freeman fils et ses frères possédaient la plus grande ferme du secteur avec quelque 330 acres dans les rangs six et sept. 

Le chemin de la Mine, aussi connu sous le nom de chemin Baldwin, prendra plus tard le nom de chemin Freeman en l’honneur de la famille. 

À ce jour, la Maison Freeman est le seul vestige bâti qui rappelle un passé agricole révolu dans le quartier des Hautes-Plaines.

D'hier à aujourd'hui

Le secteur du casino à Hull

Au début des années 90, le secteur du casino à Hull était inexistant.

Des terrains vacants comme celui que l’on observe sur notre image d’archives étaient plus nombreux autour de l’intersection des boulevards Saint-Raymond et de La Carrière. 

Le Casino du Lac-Leamy a ouvert ses portes en 1996. Deux ans plus tard — au moment de la prise de la photo « d’avant » —, la construction du Ramada Plaza Manoir du Casino était encore au chapitre de la planification, ayant obtenu les autorisations nécessaires de la Ville de Hull en juillet 1998. Cet hôtel a officiellement ouvert ses portes le 22 mai 2000. 

La venue de ce nouveau joueur du milieu de l’hôtellerie était attendue puisque, dans les mois qui ont précédé son inauguration, on parlait d’une pénurie de chambres d’hôtel dans la région d’Ottawa-Gatineau, notamment durant la tenue de festivals et événements d’importance.

D'hier à aujourd'hui

L'usine E.B. Eddy de Hull

Durant l’été 1972, la Commission de la capitale nationale acquiert les terrains d’E.B. Eddy situés derrière le parlement, sur la rive hulloise.

L’objectif est de démolir les bâtiments industriels pour y aménager des espaces verts qui seront plus agréables à regarder, à partir de la colline parlementaire. 

Quelques années plus tard, on décide d’utiliser une partie de ce terrain pour construire les nouveaux locaux du Musée canadien des civilisations (rebaptisé Musée canadien de l’histoire en 2013), un bâtiment inauguré en juin 1989. 

Encore aujourd’hui, on retrouve un rare élément du complexe industriel E.B. Eddy à avoir survécu à la démolition de 1972. 

La tour de lessivage est située tout juste à côté du musée. Cette tour de 34 mètres de hauteur, en pierres, a été construite en 1901. 

Les copeaux de bois étaient versés dans un entonnoir à la cime du bâtiment à l’aide d’un convoyeur. 

Chauffés à la vapeur, les copeaux se transformaient en pâte qui était plus tard transformée en papier. La tour est restée en service jusqu’en 1972. 

Pour ce qui est du reste de l’espace laissé vacant après la construction de l’usine, le public peut encore en bénéficier puisqu’un parc est toujours en place derrière le musée.

Écrivez-Nous

Tous les lundis, Le Droit vous propose un clin d’œil sur l’histoire de notre région par la juxtaposition d’une image du passé et d’un cliché actuel.

Nous vous invitons par ailleurs à contribuer à la série D’hier à aujourd’hui. Vous pouvez nous envoyer vos photos à nouvelles@ledroit.com. Il peut s’agir d’à peu près n’importe quoi, une rue, un carrefour, un commerce ou encore un parc. Pourvu qu’il s’agisse d’une photo d’un lieu urbain qui a un certain âge.

D"hier à aujourd'hui

Le cinéma Elgin d'Ottawa

On n’y vend plus du maïs soufflé, mais plutôt des hambourgeois et des mets italiens, notamment. L’ancien cinéma Elgin à Ottawa abrite aujourd’hui des restaurants.

Situé à l’angle des rues Elgin et Lisgar, le cinéma a projeté des films sur écran de 1937 à 1994. 

La salle du cinéma contenait 750 sièges lors de son ouverture, il y a plus de 80 ans. 

Pendant plusieurs décennies, l’Elgin Theatre était le rendez-vous privilégié des cinéphiles ottaviens.

L’immeuble était en état de délabrement lors de la fermeture du cinéma par la chaîne Famous Players. 

Les efforts de la communauté pour que le cinéma reste ouvert auront été vains.

L’édifice a été retapé et accueille aujourd’hui des restaurants, dont Harvey’s et Johnny Farina, ainsi que Second Cup.

D'hier à aujourd'hui

L’église Saint-François-de-Sales

Tous les lundis, Le Droit vous propose un clin d’œil sur l’histoire de notre région par la juxtaposition d’une image du passé et d’un cliché actuel. Nous vous invitons par ailleurs à contribuer à la série D’hier à aujourd’hui. Vous pouvez nous envoyer vos photos à nouvelles@ledroit.com. Il peut s’agir d’à peu près n’importe quoi, une rue, un carrefour, un commerce ou encore un parc. Pourvu qu’il s’agisse d’une photo d’un lieu urbain qui a un certain âge.

L’église Saint-François-de-Sales a été construite entre 1886 et 1903 et a été conçue par le prêtre-architecte Georges Bouillon, le même qui a réalisé les plans de la basilique-cathédrale Notre-Dame d’Ottawa – selon un article de l’historien Michel Prévost, publié dans la revue Histoire Québec en 2005.

Le bâtiment, inclus dans le site patrimonial Jacques-Cartier, a peu changé au fil des décennies. On ne peut en dire autant de son voisinage.

La Ville de Gatineau a réalisé d’importants travaux de revitalisation de la rue Jacques-Cartier qui se sont terminés en 2016. Sur le terrain de l’église Saint-François-de-Sales, l’installation d’une rampe pour les personnes à mobilité réduite (à droite sur la photo de 2018) avait provoqué un petit scandale. Des vices de procédure ont dû être corrigés par les élus gatinois en juin 2017.

La paroisse a aussi reçu une subvention du gouvernement du Québec en mars 2017 pour remplacer les fenêtres vieillissantes de l’édifice religieux.

D'hier à aujourd'hui

La Promenade du Portage

Tous les lundis, Le Droit vous propose un clin d’œil sur l’histoire de notre région par la juxtaposition d’une image du passé et d’un cliché actuel. Nous vous invitons par ailleurs à contribuer à la série D’hier à aujourd’hui. Vous pouvez nous envoyer vos photos à nouvelles@ledroit.com. Il peut s’agir d’à peu près n’importe quoi, une rue, un carrefour, un commerce ou encore un parc. Pourvu qu’il s’agisse d’une photo d’un lieu urbain qui a un certain âge.

Sur la promenade du Portage, axe phare du Vieux-Hull, se côtoient d’une drôle de façon patrimoine et béton gris. 

Les édifices du gouvernement fédéral qui y ont été constuits il y a plus de 50 ans sont généralement pointés du doigt lorsque vient le temps d’identifier les problèmes du centre-ville gatinois. Autour de ces bâtiments gouvernementaux se trouve un ensemble d’immeubles inscrits comme site patrimonial au Registre du patrimoine culturel du Québec depuis 1998, notamment en raison de « la prédominance des façades en brique » et de « la mitoyenneté de certains bâtiments ». 

En comparant cette section de la promenade du Portage en 1992 et en 2018, on constate que l’artère a connu une transformation notable pour faire une plus grande place aux piétons : les trottoirs ont été élargis et on y trouve moins d’espaces de stationnement en bordure de rue. 

 La succursale de La Cage aux Sports qui s’y trouvait est disparue, mais une autre chaîne de resto-bars sportifs a pris la relève non loin de là dans les dernières années depuis que Boston Pizza s’est installé dans l’ancien hôtel Chez Henri.

D'hier à aujourd'hui

La place Aubry dans le Vieux-Hull

Tous les lundis, Le Droit vous propose un clin d’œil sur l’histoire par la juxtaposition d’une image du passé et d’un cliché actuel. Nous vous invitons par ailleurs à contribuer à la série D’hier à aujourd’hui. Vous pouvez nous envoyer vos photos à nouvelles@ledroit.com. Il peut s’agir d’à peu près n’importe quoi, une rue, un carrefour, un commerce ou encore un parc. Pourvu qu’il s’agisse d’une photo d’un lieu urbain qui a un certain âge.

La place Aubry se trouve à l’épicentre des activités nocturnes du secteur Hull, mais aussi à l’intérieur d’un site inscrit au Registre du patrimoine culturel du Québec avec des sections des rues Wright et Kent. 

Les bâtiments du secteur se démarquent par leur petite taille, la brique rouge en plus d’être un témoin du style architectural qui caractérise le début du XXe siècle, puisque la plupart de ces bâtiments ont été construits après le grand feu de Hull de 1900. 

« Le site patrimonial Kent-Aubry-Wright [...] constitue une enclave du début du XXe siècle au cœur d’un réaménagement urbain majeur effectué dans les années 1970 », peut-on lire en ligne dans la fiche descriptive du lieu du Registre du patrimoine culturel. 

Sur la photo d’archive, on voit notamment l’ancien bar Le Bop – devenu la microbrasserie et restaurant Le Gainsbourg –, mais aussi la fontaine de la place Aubry. 

Cette dernière a été retirée de cette ruelle piétonnière dans le cadre des travaux de rénovation de l’hôtel Chez Henri. 

Cette place publique a fait l’objet de travaux de réaménagement à l’été 2016 et continue d’être un lieu important des activités culturelles et nocturnes du Vieux-Hull.