D’hier à aujourd’hui

La municipalité de Thurso

Tirant son nom d’une petite ville du nord de l’Écosse, la municipalité de Thurso s’est officiellement détachée du canton de Lochaber le 16 janvier 1886.

Reconnue comme étant le parc industriel régional de la MRC Papineau en raison de son implication marquée dans l’industrie des pâtes et papiers, Thurso a obtenu le statut de ville par le gouvernement québécois le 16 février 1963, statut qu’elle porte toujours aujourd’hui même si elle compte moins de 3000 habitants. 

Thurso est la seule municipalité de la MRC de Papineau à être officiellement reconnue comme une ville.

D’hier à aujourd’hui

Le centre d'information de la Société des établissements de plein air du Québec

Ce bâtiment construit aux alentours de 1840 serait le plus ancien toujours debout sur le territoire de la municipalité de Thurso.

Cette auberge aurait d’abord été la propriété d’André Galipeau, un homme impliqué dans les affaires municipales, scolaires et paroissiales de l’époque. 

Des rencontres du conseil municipal auraient même été organisées dans cette résidence, avant que d’autres bâtiments plus appropriés soient construits. 

L’homme d’affaires ontarien Robert Ager Roe a acheté le bâtiment et l’opérait comme un hôtel avec un quai pour accueillir les plaisanciers en provenance de Clarence, de l’autre côté de la rivière des Outaouais. 

Après avoir plus tard appartenu à la famille Stewart pendant des années, l’édifice sert désormais de centre d’information aux visiteurs pour la Société des établissements de plein air du Québec. 

D'hier à aujourd'hui

Le Théâtre de l'Île

Officiellement inauguré en janvier 1974, le Théâtre de l’Île s’est transformé à plusieurs reprises au cours de son histoire.

À l’origine, l’édifice qui siège au 1 rue Wellington, à Gatineau, a été construit en 1886 pour abriter une station de pompage d’eau. 

En 1928, les travaux publics de Hull se sont servis de la bâtisse comme entrepôt, puis un peu plus d’une décennie plus tard, dans les années 1940, le coroner de Hull pouvait y trouver son bureau et son laboratoire. 

Après les années 1950, le bâtiment a également servi de discothèque pendant un certain temps. 

À la suite de son inauguration, le Théâtre de l’Île se bute cependant à un violent incendie le 19 février 1974 qui détruit l’intérieur de l’édifice. 

Celui-ci a été rénové au coût d’un demi-million de dollars, et a rouvert ses portes en 1976. 

Aujourd’hui, le Théâtre de l’Île fait partie du Site du patrimoine Hanson-Taylor Wright. 

Ce théâtre municipal permet notamment aux artistes amateurs de pratiquer l’art dramatique et de présenter des spectacles à la communauté. 

D’hier à aujourd’hui

La fête du Canada

Longtemps connue sous l’appellation de fête du Dominion, ce n’est qu’en 1982 que le Parlement adopta une loi proclamant le 1er juillet comme étant la fête du Canada.

En 1927, le gouvernement fédéral avait investi 250 000 $, l’équivalent d’environ 3,5 millions $ en dollars d’aujourd’hui, pour organiser « les premières vraies festivités nationales du Canada », rapporte un document du Sénat. 

À titre comparatif, les célébrations entourant la fête du Canada à Ottawa devant le parlement, au parc Major’s Hill et au Musée canadien de l’histoire à Gatineau ont coûté 4 250 000 $ en 2018, a indiqué Patrimoine canadien. 

La Confédération n’a pas été célébrée en grande pompe chaque année sur la colline du Parlement. 

Par exemple, après le Jubilé de diamant, il aura fallu plus de 30 ans avant que la colline accueille un grand événement. 

Ce n’est qu’en 1958 qu’Ottawa s’est engagé à parrainer annuellement la fête du Dominion. 

Aujourd’hui, la fête du Canada sur la colline parlementaire accueille des artistes en tous genres, et des dizaines de milliers de personnes y défilent chaque année arborant le rouge et le blanc et l’unifolié. 

D'hier à aujourd’hui

L'intersection des rues Bank et Queen

Un policier dirige la circulation matinale à l’intersection des rues Bank et Queen, à une époque où les tramways faisaient partie du paysage urbain de la capitale fédérale.

On remarque que l’uniforme des policiers a passablement évolué. 

Les gants blancs attirent notamment l’attention. 

Sur l’image du jour, on peut constater que les câbles électriques sont beaucoup moins présents au centre-ville d’Ottawa. 

À droite, on peut aussi voir l’édifice sis au 99, rue Bank. 

Cet immeuble héberge une succursale de la banque RBC, comme on peut le voir, mais également les locaux de l’exclusif Rideau Club, fondé par John A. Macdonald, George-Étienne Cartier et d’autres figures historiques d’Ottawa, comme Hector Langevin et D’Arcy McGee. 

D’Hier à aujourd’hui

La Promenade du Portage

Jusqu’à la fin des années 1960, la rue Principale, maintenant Promenade du Portage, était la plus importante rue commerçante de la ville de Hull avec ses nombreux magasins et lieux de divertissement.

Sur la photo d’époque prise vers 1950 en provenance du Fonds Roger Poirier du Centre d’archives de l’Outaouais, les plus anciens se souviendront sûrement du Théâtre Laurier (à gauche sur la photo) qui, de 1908 à 1963, présentait des films, pièces de théâtre et spectacles de variétés.

D'hier à aujourd'hui

La Place fleur de lys à Hull

Au tout début du XXe siècle, Hull connaît un essor économique important qui mène à la naissance de plusieurs zones commerciales.

Petit à petit, le centre-ville s’anime. Cependant ce n’est pas avant la fin de la Deuxième Guerre mondiale, avec la montée en popularité de l’automobile, que les commerces ont commencé à s’installer en périphérie du centre-ville.

D’hier à aujourd’hui

La paroisse Notre-Dame-de-Grâce

La paroisse Notre-Dame-de-Grâce a longtemps été une institution phare de la communauté religieuse catholique de Hull. Le dernier vestige de cette paroisse déchue est l’ancien presbytère qui est situé au 118, rue de Notre-Dame-de-l’Île.

La construction du presbytère de Notre-Dame-de-Grâce a été achevée le 21 décembre 1889 avec l’aide de la firme montréalaise Pronovost, Turcot et Martineau. Sa construction s’est conclue avant celle de l’église adjacente au presbytère. Les deux établissements religieux ont échappé au grand feu de 1900.

D’hier à aujourd’hui

La promenade du Portage

Les rails des tramways qui circulaient dans le centre-ville de Hull ont disparu, et les feux de circulation sont apparus sur la promenade du Portage.

La photo de 1910 nous montre l’artère, appelée jadis la rue Principale. L’immeuble commercial patrimonial Bloc Scott, à gauche, a été reconstruit et a ouvert en 2013. Un incendie criminel avait ravagé l’édifice au milieu des années 1990. L’ancienne église anglicane Saint-James dont on aperçoit le clocher à droite sur l’image de 1910 a été préservée. L’ancien lieu de culte construit en 1901 abrite aujourd’hui une entreprise du secteur numérique.

D’Hier à aujourd’hui

L'Épicerie Labelle

À l’endroit où se situe aujourd’hui l’hôtel Les Suites Victoria – au coin des rues Laval et Victoria –, on retrouvait une entreprise familiale bien connue des Hullois, et ce, pour la majorité du 20e siècle.

Adelmar Labelle a fondé l’épicerie qui portait son nom en 1889. Elle était initialement située sur la rue Maisonneuve avant de s’installer au 1, rue Victoria.

D'hier à aujourd'hui

L'aréna Dey d'Ottawa

La première version d’une équipe professionnelle de hockey, à Ottawa, a réussi au moins deux choses que la franchise actuelle aimerait accomplir : gagner la coupe Stanley et avoir son amphithéâtre au centre-ville.

L’aréna Dey, qu’on aperçoit à la droite de cette photo d’archives, était le domicile du Ottawa Hockey Club à l’aube du XXe siècle. Deux parties décisives de la finale de la coupe Stanley y ont notamment été disputées : en 1903 contre Montréal et en 1905 contre Dawson City. Ottawa avait remporté ces deux rencontres.

D'hier à aujourd'hui

L'église Notre-Dame-de-Grâce

Inaugurée le 25 décembre 1892, l’église Notre-Dame-de-Grâce dirigée par les Oblats de Marie-Immaculée a connu une fin subite à quelques jours de son 79e anniversaire. Tôt le matin du 12 décembre 1971, les pompiers ont été appelés pour tenter de sauver ce bâtiment situé à l’angle des rues Victoria, Laurier et Notre-Dame-de-l’Île à Hull. Comme plusieurs autres joyaux disparus dans l’histoire du Vieux-Hull, l’église Notre-Dame-de-Grâce a été victime d’un incendie. Le mois de février suivant, ce qui restait du lieu de culte a été démoli.

Aujourd’hui, sur ce terrain adjacent à la Maison du citoyen, on retrouve l’hôtel Four Points. Le paysage pourrait bien changer à nouveau puisque l’entreprise travaille sur un projet d’agrandissement qui comprend la construction d’une tour de 30 étages.

D’hier à aujourd’hui

La disparition de la rue McTaggart

Le visage de la Basse-Ville d’Ottawa s’est passablement transformé au fil des décennies, au point où des rues entières n’existent plus à ce jour. C’est le cas de la rue McTaggart qui, à une certaine époque, se trouvait un peu à l’épicentre de l’industrie forestière de Bytown.

Lorsque la Grande-Bretagne a mis fin à ses tarifs préférentiels pour le bois en provenance de ses colonies, l’industrie a dû se tourner vers de nouveaux marchés et la construction d’une voie ferrée faisait partie de la solution dans la région. Un point de ravitaillement du trajet ferroviaire se trouvait sur la rue McTaggart. Au fil des années, une partie du quartier a été effacée du paysage urbain d’Ottawa pour faire de la place à des infrastructures comme le pont Macdonald-Cartier et, comme on peut le voir sur la photo, l’édifice Lester B, Pearson et l’ambassade des Émirats arabes unis. 

Tous les lundis, Le Droit vous propose un clin d’œil sur l’histoire de notre région par la juxtaposition d’une image du passé et d’un cliché actuel. Nous vous invitons par ailleurs à contribuer à la série D’hier à aujourd’hui. Vous pouvez nous envoyer vos photos à nouvelles@ledroit.com. Il peut s’agir d’à peu près n’importe quoi, une rue, un carrefour, un commerce ou encore un parc. Pourvu qu’il s’agisse d’une photo d’un lieu urbain qui a un certain âge.  

D’hier à aujourd’hui

L'hôtel Russell House

L’hôtel Russell House a été construit au début des années 1860, peu après que la reine Victoria ait choisi Ottawa à titre de capitale du Canada. L’homme d’affaires James Gouin a saisi l’opportunité alors que les visites s’apprêtaient à devenir de plus en plus nombreuses dans cette ville située en bordure de la rivière des Outaouais. Dans les années 1870, James Gouin lance des travaux pour agrandir son hôtel sur un terrain à deux pas de l’emplacement original où on retrouve aujourd’hui le Monument commémoratif de guerre du Canada.

Grâce à cette nouvelle construction, l’hôtel compte plus de 250 chambres et adopte le profil architectural qu’on lui connaît aujourd’hui. Le Russell House est probablement l’hôtel le plus prestigieux d’Ottawa à cette époque, du moins jusqu’à la construction du Château Laurier en 1912. L’entreprise fermera ses portes en 1925. Situé au coin des rues Elgin et Sparks, le bâtiment garde encore aujourd’hui un lien avec les premières années de la Confédération puisqu’on y retrouve un restaurant de la chaîne D’Arcy McGee’s qui porte le nom du politicien d’origine irlandaise assassiné sur cette même rue Sparks, en avril 1868.

D’hier à aujourd’hui

L'évolution de la rue Wellington

Le paysage urbain a beaucoup changé sur la rue Wellington au fil des années. Au nord, la colline parlementaire s’est passablement transformée, notamment avec la construction d’un nouvel édifice du Centre après un incendie en 1916.

Au sud, comme on peut le constater en regardant cette image du début du XXe siècle, le développement a été majeur depuis près de 120 ans. Il y avait déjà un nombre important d’immeubles, mais plusieurs ont été démolis et remplacés par des bâtiments bien plus grands.

D'hier à aujourd'hui

Le cinéma Capitol

En 1920, un monument de la culture ottavienne ouvrait ses portes sur la rue Queen.

Le cinéma Capitol s’est dressé à l’intersection de la rue Bank pendant un demi-siècle avant d’être démoli en 1970, après avoir diffusé le film M*A*S*H mettant notamment en vedette le Canadien Donald Sutherland.

D'hier à aujourd'hui

La maison Stewart-Dworkin laisse place à des immeubles à condos

Cette photo d’archives a été retrouvée dans l’atelier d’un descendant du colonel John Stewart, qui habitait à San Diego, par l’historien Marc Aubin, il y a plus de 15 ans. La maison Stewart-Dworkin a été construite par le colonel en 1877. On peut voir sa famille sur l’image d’archives.

John Stewart, un immigrant irlandais, a joint l’armée canadienne en 1857 et a plus tard été conseiller municipal à Ottawa. Il a aussi lancé une entreprise de construction qui a réalisé des travaux sur le canal Rideau et sur l’édifice de l’Ouest du parlement. Le colonel Stewart a vendu la maison située au 256, rue Rideau à la famille Dworkin en 1921. L’entreprise Dworkin Furs a occupé le bâtiment jusqu’à l’arrêt de ses activités en 2012. Le bâtiment a par la suite été acquis par une firme immobilière puis démoli en 2014 pour laisser la place à des immeubles à condos. 

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D'hier à aujourd'hui

L'intersection Rideau/Sussex

Cette scène de la vie courante nous montre un policier qui dirige la circulation à l’intersection de la rue Rideau et de la promenade Sussex, après un accident automobile survenu le 17 février 1954.

Ce qui nous intéresse dans le cadre de cette chronique, ce n’est évidemment pas un fait divers survenu il y a plus d’un demi-siècle. Ce sont plutôt les bâtiments derrière l’action qu’on observe dans la rue. On remarque notamment l’Édifice des Transports construit en 1916, à la droite de l’image. Contrairement aux bâtiments à sa droite, l’apparence de l’Édifice des Transports a été préservée au fil des ans, à l’exception du premier étage.

D'hier à aujourd'hui

La station de ski Camp Fortune

Sur cette photo d’archives, de nombreux curieux se sont déplacés pour assister à la compétition de ski O’Keefe International, au Camp Fortune. Encore à ce jour, la station de ski de Chelsea reçoit des événements de calibre mondial comme c’était le cas en janvier dernier, pour des courses en slalom masculin du circuit Nor-Am.

L’histoire de la station commence en 1920 après l’achat, par le Club de ski Ottawa, d’une cabane de bûcheron qui sera rénovée et servira de premier chalet. À l’époque, on pratiquait surtout le ski de fond et le saut à ski sur ces terrains situés à proximité du lac et du mont Fortune – d’où le nom de la station de ski.

D’hier à aujourd’hui

L'édifice McCoy

Construit après la Deuxième Guerre mondiale, l’édifice McCoy se trouvait sur la rue York, près de l’intersection avec la rue Dalhousie. L’entreprise McCoy Service Co. Limited y vendait et y faisait l’entretien de matériel agricole à une époque où on retrouvait de nombreux commerces pour l’industrie agricole dans le marché By.

Après l’agrandissement du bâtiment, en 1956, l’Institut canadien-français d’Ottawa (ICFO) s’installe dans l’édifice. Une salle de billard et de cartes, ainsi qu’un bar sont aménagés au sous-sol. Le bar principal de l’ICFO se trouvait au premier étage, là où on retrouve aujourd’hui le commerce Money Mart. Le deuxième étage était réservé pour des espaces de bureau à louer, jusqu’en 1996. L’ICFO s’installe alors dans ces locaux pour la tenue de ses activités.

D'hier à aujourd'hui

L'hôtel du Castor à Ottawa

Construit au milieu du XIXe siècle, l’hôtel du Castor – sur la promenade Sussex – était détenu à ses tout débuts par deux entrepreneurs francophones : Joseph Bourgeois et Isidore Champagne.

C’est à la résidence de ce dernier, située sur la rue Dalhousie, qu’a été fondé l’ancêtre de l’Institut canadien-français, le Cercle littéraire. Jos Montferrand aurait fréquenté cet hôtel et y aurait laissé une de ses légendaires marques au plafond, à l’aide d’un bon coup de pied. Isidore Champagne a vendu l’hôtel en 1865 à François-Xavier Lapierre qui a réalisé des travaux d’agrandissement sur l’édifice, au cours desquels on voit l’apparition des lucarnes sur le toit. Le bâtiment change de propriétaires à quelques reprises avant d’être acheté par Edmond Chevrier en 1877. Sa famille gérera l’hôtel jusqu’en 1960. Aujourd’hui, le bâtiment est un édifice avec de nombreux locaux commerciaux.

D'hier à aujourd'hui

L'avenue King Edward à Ottawa

Avant la construction du pont Macdonald-Cartier dans les années 60, l’avenue King Edward était loin d’être adaptée pour la circulation massive d’automobiles.

On y trouvait une seule voie dans chaque direction et de nombreux arbres en bordure de la route. L’avenue se terminait également par un cul-de-sac. Pour permettre aux gens qui utilisent le pont Macdonald-Cartier d’accéder au centre-ville d’Ottawa – et vice-versa –, l’avenue King Edward a été prolongée et élargie. Les résidents de l’avenue King Edward ont dénoncé à plusieurs reprises l’impact que ce changement a eu sur leur qualité de vie et la Ville d’Ottawa explore constamment de nouvelles mesures pour minimiser ces conséquences. De nombreux projets ont été à l’étude pour dévier la circulation de poids lourds qui cherchent à se rendre sur l’autoroute 417. La construction d’un tunnel est privilégiée par le maire d’Ottawa, Jim Watson.

D'hier à aujourd'hui

L’École pour femmes de Miss Abby Harmon

Ce bâtiment situé à l’angle des rues Elgin et MacLaren a été érigé durant la dernière décennie du 19e siècle pour accueillir l’École pour femmes de Miss Abby Harmon. L’établissement d’enseignement a été fondé en 1862 pour élargir l’offre éducative pour les jeunes femmes de la capitale canadienne, à une époque où les écoles étaient gérées par le secteur privé.

Abby Harmon a connu beaucoup de succès avec cet établissement, comptant parmi ses étudiantes de nombreuses filles issues de familles huppées d’Ottawa, incluant la petite-fille d’un des Pères de la Confédération, John A. Macdonald.

D'hier à aujourd'hui

L'école normale d'Ottawa

Cet édifice situé sur la rue Elgin – à l’intersection de la rue Lisgar – a été construit en 1874, en vue d’accueillir l’école normale d’Ottawa. Il s’agissait à l’époque de la deuxième institution du genre en Ontario, un lieu pour la formation d’enseignants. Le bâtiment a été conçu par l’architecte torontois W.R. Strickland et se démarque par son inspiration italienne.

L’établissement a été rebaptisé en 1953 pour devenir l’« Ottawa Teacher’s College » et est demeuré un lieu de formation jusqu’en 1974, 100 ans après son ouverture.

D'hier à aujourd'hui

L'édifice du centre au Parlement d'Ottawa

Fermé pour les 10 prochaines années en raison d’importantes rénovations, l’édifice du Centre a passablement changé de visages au fil des décennies comme on peut le constater en comparant ces deux images.

L’incendie du Parlement en 1916 n’y est évidemment pas étranger. On remarque évidemment que la tour de la Paix est beaucoup plus imposante de nos jours. Sa reconstruction s’est achevée en 1927 et, grâce à un cadeau du Royaume-Uni pour souligner le 60e anniversaire de la Confédération, la pièce maîtresse au milieu de l’édifice du Centre arbore désormais un immense horloge à quatre façades.

Pour le reste du bâtiment, l’équipe d’architectes de l’époque conçoit un édifice similaire à celui qui a été détruit par les flammes, mais prévoit une construction à l’aide de nouvelles techniques et de nouveaux matériaux, bien que le style de l’ex-édifice du Centre est préservé. Le bâtiment ouvre ses portes avant la fin des travaux en février 1920, quatre ans après l’incendie.

D’hier à aujourd’hui

L'édifice Ouest du Parlement

Construit en 1859, l’édifice de l’Ouest de la colline parlementaire a connu beaucoup de changements au fil des années, particulièrement ces derniers mois.

Le bâtiment étant alors utilisé par la fonction publique fédérale, les besoins d’espaces ont conduit à l’ajout de l’aile et de la tour Mackenzie en 1878, ainsi que de la tour et la passerelle Laurier en 1906.

D'hier à aujoud'hui

L'Hôtel Martineau à Ottawa

L’édifice commercial situé à l’angle des rues Murray et Parent dans le marché By est l’un des nombreux bâtiments à avoir fait l’objet d’une désignation patrimoniale dans la capitale fédérale.

L’immeuble a été construit entre 1871 et 1872 par un homme d’affaires prospère qui devient maire d’Ottawa la même année, Eugène Martineau. 

À l’origine, l’Hôtel Martineau été composé de 70 chambres pour accommoder les visiteurs de la région. Un certain Eugène Carreau (1874-1928) y a d’ailleurs exploité un commerce de type hôtel. 

M. Carreau recrutait et logeait des hommes pour les compagnies forestières afin de les envoyer à Clova et à Parent par voie ferrée. 

Étant donné qu’il était rémunéré « à la pièce » et sur livraison seulement, M. Carreau mandatait son fils et son frère à dissuader les hommes qui étaient tentés de déserter en cours de route. 

Aujourd’hui, l’édifice situé au 55, rue Murray, comprend de nombreux espaces commerciaux.

D'hier à aujourd'hui

L'église Notre-Dame-des-Neiges

Le bâtiment qu’on retrouve actuellement au 1, rue Donat-Saint-Amour a été construit entre 1958 et 1959. La paroisse de Notre-Dame-des-Neiges était toutefois bien présente à Masson (la fusion avec Angers aura lieu plus tard, dans les années 80). L’image d’archives nous démontre qu’un lieu de culte a été érigé bien avant les années 50 dans ce village de l’Outaouais.

À noter que l’architecte de l’église aujourd’hui en place, Auguste Martineau, a aussi esquissé les plans pour la Basilique de Saint-Jean-Marie-Vianney dans le secteur Gatineau.

D'hier à aujourd'hui

La rue Montcalm

Alors que la Société de transport de l’Outaouais élabore un plan pour introduire un train léger dans l’ouest de Gatineau, il est intéressant de constater que les rails ont jadis fait partie du paysage urbain de Hull.

Comme on peut le voir sur cette photo de la rue Montcalm, des voies ferrées se trouvaient sur les principales artères de la ville. Un tramway a été fonctionnel de 1896 à 1946, principalement entre Hull et Aylmer.