D'hier à aujourd'hui

L'édifice au coin du marché By et de la rue York

Ce bâtiment situé à l’intersection du square du marché By et de la rue York hébergeait un important commerce pour les fermiers et jardiniers, à une époque où le marché By avait un grand nombre d’entreprises destinées à cette clientèle, comme McCoy Service Co. Cet édifice a perdu un étage au fil des années et abrite, depuis 67 ans, la boutique de vêtements Irving Rivers – nom du propriétaire du magasin.

Dans le bâtiment voisin, sur la rue York, on retrouve l’une des entreprises les plus vieilles d’Ottawa: le Château Lafayette. Ce bar mythique a ouvert ses portes en 1849, mais a seulement adopté son nom actuel en 1936. Le vieil insigne que l’on retrouve à l’extérieur de l’établissement y avait alors été installé. Absente de notre image d’archives, on déduit que la photo a été prise avant 1936.

D'hier à aujourd'hui

La station de ski Camp Fortune

Sur cette photo d’archives, de nombreux curieux se sont déplacés pour assister à la compétition de ski O’Keefe International, au Camp Fortune. Encore à ce jour, la station de ski de Chelsea reçoit des événements de calibre mondial comme c’était le cas en janvier dernier, pour des courses en slalom masculin du circuit Nor-Am.

L’histoire de la station commence en 1920 après l’achat, par le Club de ski Ottawa, d’une cabane de bûcheron qui sera rénovée et servira de premier chalet. À l’époque, on pratiquait surtout le ski de fond et le saut à ski sur ces terrains situés à proximité du lac et du mont Fortune – d’où le nom de la station de ski.

D’hier à aujourd’hui

L'édifice McCoy

Construit après la Deuxième Guerre mondiale, l’édifice McCoy se trouvait sur la rue York, près de l’intersection avec la rue Dalhousie. L’entreprise McCoy Service Co. Limited y vendait et y faisait l’entretien de matériel agricole à une époque où on retrouvait de nombreux commerces pour l’industrie agricole dans le marché By.

Après l’agrandissement du bâtiment, en 1956, l’Institut canadien-français d’Ottawa (ICFO) s’installe dans l’édifice. Une salle de billard et de cartes, ainsi qu’un bar sont aménagés au sous-sol. Le bar principal de l’ICFO se trouvait au premier étage, là où on retrouve aujourd’hui le commerce Money Mart. Le deuxième étage était réservé pour des espaces de bureau à louer, jusqu’en 1996. L’ICFO s’installe alors dans ces locaux pour la tenue de ses activités.

D'hier à aujourd'hui

L'hôtel du Castor à Ottawa

Construit au milieu du XIXe siècle, l’hôtel du Castor – sur la promenade Sussex – était détenu à ses tout débuts par deux entrepreneurs francophones : Joseph Bourgeois et Isidore Champagne.

C’est à la résidence de ce dernier, située sur la rue Dalhousie, qu’a été fondé l’ancêtre de l’Institut canadien-français, le Cercle littéraire. Jos Montferrand aurait fréquenté cet hôtel et y aurait laissé une de ses légendaires marques au plafond, à l’aide d’un bon coup de pied. Isidore Champagne a vendu l’hôtel en 1865 à François-Xavier Lapierre qui a réalisé des travaux d’agrandissement sur l’édifice, au cours desquels on voit l’apparition des lucarnes sur le toit. Le bâtiment change de propriétaires à quelques reprises avant d’être acheté par Edmond Chevrier en 1877. Sa famille gérera l’hôtel jusqu’en 1960. Aujourd’hui, le bâtiment est un édifice avec de nombreux locaux commerciaux.

D'hier à aujourd'hui

L'avenue King Edward à Ottawa

Avant la construction du pont Macdonald-Cartier dans les années 60, l’avenue King Edward était loin d’être adaptée pour la circulation massive d’automobiles.

On y trouvait une seule voie dans chaque direction et de nombreux arbres en bordure de la route. L’avenue se terminait également par un cul-de-sac. Pour permettre aux gens qui utilisent le pont Macdonald-Cartier d’accéder au centre-ville d’Ottawa – et vice-versa –, l’avenue King Edward a été prolongée et élargie. Les résidents de l’avenue King Edward ont dénoncé à plusieurs reprises l’impact que ce changement a eu sur leur qualité de vie et la Ville d’Ottawa explore constamment de nouvelles mesures pour minimiser ces conséquences. De nombreux projets ont été à l’étude pour dévier la circulation de poids lourds qui cherchent à se rendre sur l’autoroute 417. La construction d’un tunnel est privilégiée par le maire d’Ottawa, Jim Watson.

D'hier à aujourd'hui

L’École pour femmes de Miss Abby Harmon

Ce bâtiment situé à l’angle des rues Elgin et MacLaren a été érigé durant la dernière décennie du 19e siècle pour accueillir l’École pour femmes de Miss Abby Harmon. L’établissement d’enseignement a été fondé en 1862 pour élargir l’offre éducative pour les jeunes femmes de la capitale canadienne, à une époque où les écoles étaient gérées par le secteur privé.

Abby Harmon a connu beaucoup de succès avec cet établissement, comptant parmi ses étudiantes de nombreuses filles issues de familles huppées d’Ottawa, incluant la petite-fille d’un des Pères de la Confédération, John A. Macdonald.

D'hier à aujourd'hui

L'école normale d'Ottawa

Cet édifice situé sur la rue Elgin – à l’intersection de la rue Lisgar – a été construit en 1874, en vue d’accueillir l’école normale d’Ottawa. Il s’agissait à l’époque de la deuxième institution du genre en Ontario, un lieu pour la formation d’enseignants. Le bâtiment a été conçu par l’architecte torontois W.R. Strickland et se démarque par son inspiration italienne.

L’établissement a été rebaptisé en 1953 pour devenir l’« Ottawa Teacher’s College » et est demeuré un lieu de formation jusqu’en 1974, 100 ans après son ouverture.

D'hier à aujourd'hui

L'édifice du centre au Parlement d'Ottawa

Fermé pour les 10 prochaines années en raison d’importantes rénovations, l’édifice du Centre a passablement changé de visages au fil des décennies comme on peut le constater en comparant ces deux images.

L’incendie du Parlement en 1916 n’y est évidemment pas étranger. On remarque évidemment que la tour de la Paix est beaucoup plus imposante de nos jours. Sa reconstruction s’est achevée en 1927 et, grâce à un cadeau du Royaume-Uni pour souligner le 60e anniversaire de la Confédération, la pièce maîtresse au milieu de l’édifice du Centre arbore désormais un immense horloge à quatre façades.

Pour le reste du bâtiment, l’équipe d’architectes de l’époque conçoit un édifice similaire à celui qui a été détruit par les flammes, mais prévoit une construction à l’aide de nouvelles techniques et de nouveaux matériaux, bien que le style de l’ex-édifice du Centre est préservé. Le bâtiment ouvre ses portes avant la fin des travaux en février 1920, quatre ans après l’incendie.

D’hier à aujourd’hui

L'édifice Ouest du Parlement

Construit en 1859, l’édifice de l’Ouest de la colline parlementaire a connu beaucoup de changements au fil des années, particulièrement ces derniers mois.

Le bâtiment étant alors utilisé par la fonction publique fédérale, les besoins d’espaces ont conduit à l’ajout de l’aile et de la tour Mackenzie en 1878, ainsi que de la tour et la passerelle Laurier en 1906.

D'hier à aujoud'hui

L'Hôtel Martineau à Ottawa

L’édifice commercial situé à l’angle des rues Murray et Parent dans le marché By est l’un des nombreux bâtiments à avoir fait l’objet d’une désignation patrimoniale dans la capitale fédérale.

L’immeuble a été construit entre 1871 et 1872 par un homme d’affaires prospère qui devient maire d’Ottawa la même année, Eugène Martineau. 

À l’origine, l’Hôtel Martineau été composé de 70 chambres pour accommoder les visiteurs de la région. Un certain Eugène Carreau (1874-1928) y a d’ailleurs exploité un commerce de type hôtel. 

M. Carreau recrutait et logeait des hommes pour les compagnies forestières afin de les envoyer à Clova et à Parent par voie ferrée. 

Étant donné qu’il était rémunéré « à la pièce » et sur livraison seulement, M. Carreau mandatait son fils et son frère à dissuader les hommes qui étaient tentés de déserter en cours de route. 

Aujourd’hui, l’édifice situé au 55, rue Murray, comprend de nombreux espaces commerciaux.