«Presbytère» et «1947» sont les deux indices que nous avons pour cette photo d’une belle et grande maison avec ce qui semble être un bâtiment de ferme à l’arrière.
«Presbytère» et «1947» sont les deux indices que nous avons pour cette photo d’une belle et grande maison avec ce qui semble être un bâtiment de ferme à l’arrière.

Reconnaissez-vous cette maison ?

Geneviève Turcot
Le Droit
DEVOIR DE MÉMOIRE / «Presbytère» et «1947» sont les deux indices que nous avons pour cette photo d’une belle et grande maison avec ce qui semble être un bâtiment de ferme à l’arrière.

On peut aussi deviner l’année 1908 ou 1909 bien gravée au-dessus de la fenêtre centrale du deuxième étage.

Si vous êtes en mesure d’identifier cette photo de Champlain Marcil issue des Archives nationales à Gatineau, écrivez-vous à nouvelles@ledroit.com

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Devoir de mémoire du 10 octobre

Le dortoir du collège Saint-Alexandre

De nombreux anciens pensionnaires du Collège Saint-Alexandre nous ont écrit pour confirmer que la photo mystère de la semaine dernière représentait l’un des deux dortoirs que l’on retrouvait dans cette institution gatinoise.

«Le dortoir était situé au deuxième étage d’un des pavillons. Plus tard, le dortoir se verra doté de miroirs au-dessus des lavabos et de tables de rangement au pied de chaque lit pour les pensionnaires», nous a écrit Pierre Larabie, qui a été pensionnaire en 1968-69. «C’est le dortoir des “grands” pensionnaires de Méthode à Rhétorique (cours classique) au Collège Saint-Alexandre. Il se trouvait dans la nouvelle aile construite en 1954 en même temps que le premier gymnase. Au-dessus se trouvait le dortoir des petits (les flots), pensionnaires des Éléments Latins et de Syntaxe. Chaque dortoir recevait plus ou moins 150 pensionnaires», nous a expliqué Yves Pelletier, qui a été pensionnaire en 1965.

Jean Délisle, qui a logé dans ce dortoir de 1960 à 1966, nous rappelle les moeurs de cette époque ! «Les deux surveillants occupaient chacun une chambre à chaque extrémité du dortoir. Ils faisaient leur ronde, une fois les lumières éteintes, et demandaient aux garçons de mettre leurs mains par-dessus les couvertures... Un surveillant se tenait dans la salle des douches et frappait dans la porte lorsque l’étudiant mettait un peu trop de temps à se doucher. Hantise de la chair qui fait partie du folklore religieux de l’époque! Je garde un excellent souvenir de ces années de formation au collège. Je ne serai jamais assez reconnaissant envers les Spiritains qui ont animé ce collège et nous ont inculqué des valeurs qui nous sont restées.»

Aujourd’hui, ce lieu accueille la bibliothèque, comme nous l’a confirmé Claudine Pilon, responsable de la bibliothèque Pierre-Sanscartier du Collège Saint-Alexandre. Toutes ces précieuses informations seront transmises à l’équipe gatinoise de BAnQ.