Jacques Maillé, maire sortant.

Deux «visions» s’opposent à la mairie de Lac-Simon

C’est une lutte entre des candidats indépendants et les représentants de l’équipe du maire sortant Jacques Maillé qui bat son plein à Lac-Simon, dans la Petite-Nation, municipalité qui a été le théâtre depuis quatre ans de certains dossiers hautement médiatisés.

Le maire sortant, Jacques Maillé, qui sollicite un deuxième mandat à la tête de la municipalité, propose à la population de voter pour les candidats de l’Équipe Jacques Maillé. On retrouve dans son clan les conseillers sortants Gilles Robillard, Louise Houle-Richard et Michel Lavigne de même que les candidats Lucie Bélanger, Monic Léger et René Langevin.

M. Maillé dit vouloir poursuivre le travail amorcé depuis 2013 par son administration afin de « développer Lac-Simon ».

« On a fait énormément de réalisations depuis quatre ans, que ce soit le 1,7 kilomètre de piste cyclable sur le chemin du Parc ou l’acquisition du terrain à côté de l’hôtel de ville pour aménager un emplacement pour les gens. Si on est toujours en train de s’obstiner, rien ne va avancer. Il faut progresser et avoir une ligne de pensée et mon équipe partage la même vision du développement de Lac-Simon », indique M. Maillé.

Jean-Paul Descoeurs, candidat à la mairie.

Pour sa part, Jean-Paul Descoeurs, qui a notamment été maire de Montebello de 2000 à 2009, tentera de se faire élire à la tête de Lac-Simon. 

Il y a aussi les candidats indépendants qui aspirent à un siège d’échevin. Les conseillers sortants Jean-François David, Chantal Crête et Odette Hébert tenteront leur chance tout comme les candidats Anik Bois, Gilles Ladouceur et Don Saliba. 

Jean-Paul Descoeurs dit s’être lancé dans cette course à la mairie dans le but de proposer « une autre option » aux contribuables de Lac-Simon. Selon lui, « un manque de transparence » règne au sein de l’administration municipale depuis quatre ans. L’exclusion depuis 2014 des séances plénières et de tous les comités pour les deux élues indépendantes, Chantal Crête et Odette Hébert, sous prétexte d’un bris de confiance, est un exemple concret de ce manque de transparence, dénonce-t-il.

Il soutient que les conseillers doivent être libres de voter « selon leur âme et conscience » et dit vouloir ramener le respect autour de la table du conseil. 

« La ligne d’équipe, si tu ne cadres pas dedans, tu te retrouves en dehors de l’équipe. Moi, ce n’est pas ce que je veux. Je veux travailler pour la population et le bien de la municipalité », a-t-il affirmé au Droit.

Jacques Maillé défend quant à lui son bilan et assure vouloir travailler de pair avec les futurs élus, peu importe s’ils sont indépendants ou affiliés à son équipe. « Je propose même que nous ayons un cours de formation pour être en mesure de travailler ensemble et partir du bon pied », mentionne-t-il.