Denis Vaillancourt, récipiendaire du prix Richelieu de la francophonie, Gabriel Lessard président de l'ARF, Treva Cousineau responsable du Gala, Pierre Bergeron récipiendaire du prix Richelieu fondateur et Pierre-Paul Noreau président-éditeur du journal LeDroit.

Deux bâtisseurs de la francophonie honorés

Le message a bien failli ne pas se rendre à lui, mais l'ex-éditeur du Droit, Pierre Bergeron, était bel et bien présent au Gala Richelieu de la francophonie où on lui a rendu hommage, samedi.
C'est qu'en coulisse de l'événement, on a blagué à plusieurs reprises que M. Bergeron a été contacté à plusieurs reprises, mais avec la mauvaise adresse courriel.
«D'habitude je suis facile à rejoindre», lance-t-il à la blague.
Le journaliste à la retraite était évidemment bien heureux d'assister à l'événement samedi soir où on lui a remis le Prix Richelieu Fondateur Albert-Boyer qui récompense une personne s'étant démarquée dans la défense de la cause de la francophonie. Ses éditoriaux, par exemple, durant le combat pour la survie de l'Hôpital Montfort, auront contribué à faire avancer la cause de la francophonie ontarienne.
Pierre Bergeron devra probablement s'habituer à recevoir de telles récompenses, lui qui a été fait membre de l'Ordre du Canada pas plus tard que le mois dernier. Le principal intéressé insiste toutefois sur le fait que les honneurs qui lui sont attribués, ils les partagent avec plusieurs personnes.
Le rôle de l'information
«Pour moi, c'est un prix qui reconnaît l'engagement et le travail des journalistes, des éditorialistes, de ceux qui oeuvrent dans l'information régionale. Pour moi, c'est la grande reconnaissance du rôle que joue l'information régionale dans nos collectivités.»
L'ex-éditeur du Droit confie d'ailleurs qu'il s'ennuie de l'écriture et de son travail. Bien qu'il ait quelques projets en tête, il n'a pas l'intention d'effectuer un retour dans un quotidien, LeDroit ou autre. 
Il préfère laisser sa place à une nouvelle génération.
«Le jour où ça va me manquer, ils me mettront en terre. Ça va toujours me manquer, je veux que ça continue de me manquer.»
La source d'une vie impliquée
Pour le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Denis Vaillancourt, recevoir le Prix Richelieu de la francophonie est une façon de boucler la boucle. 
L'honneur est remis chaque année à un membre Richelieu qui oeuvre dans la francophonie depuis au moins cinq ans. Dans le cas de M. Vaillancourt, ça fait un peu plus que cinq ans. 
En fait, il explique que ça remonte au tout début de sa carrière en enseignement, il y a environ 40 ans, alors qu'il habitait toujours dans le village d'Alexandria.
«L'Association Richelieu Fondateur, ç'a été pour moi un lieu de rencontre qui me permettait de vivre ma francophonie. Ç'a été l'inspiration pour que je m'implique dans ma communauté. [...] Tout a commencé pour moi avec le Richelieu.»
Denis Vaillancourt est toujours resté membre Richelieu depuis son entrée dans l'association au cours des années 70. L'organisation lui a bien rendu cette fidélité, samedi.