Miriam Hubert et André Blanc

Deux ans pour avoir livré son amie à l’esclavage sexuel

Une ancienne résidente de Namur écope deux ans de pénitencier pour avoir aidé son ex-conjoint à soumettre une autre femme à de multiples sévices sexuels, en 2014.

Miriam Hubert, 33 ans, a livré la danseuse nue à son conjoint d’alors, André Blanc.

Ce dernier a déjà reçu sa peine de quatre ans, en mars 2016.

Le 29 juin 2014, Mme Hubert a convaincu une femme de la suivre chez elle, après avoir eu une relation sexuelle dans une voiture. C’était un piège, puisqu’André Blanc les attendait à la résidence du couple, à Namur.

La victime a été agressée sexuellement et séquestrée pendant des heures.

Elle a été battue puis agressée par Miriam Hubert, André Blanc et un certain Rock Proulx, dans une chambre fermée à clé.

La femme a été reconnue coupable d’agression sexuelle avec une tierce personne, de séquestration et de possession de métamphétamine.

« L’accusée a littéralement livré la victime à un homme violent et pervers (qui a commis) des gestes dégradants, a résumé le juge Richard Laflamme, de la Cour du Québec. Elle a mis le pied sur la tête de la victime pendant que (la victime) faisant une fellation à Rock Proulx et que son mari lui mettait un doigt dans l’anus. L’accusé a uriné sur la tête de la victime. »

Le couple a même forcé la victime à signer un contrat dans lequel elle se rendait esclave sexuelle.

Depuis son arrestation, il y a trois ans, Miriam Hubert semble avoir repris sa vie en main, a constaté le juge. Sans antécédent judiciaire avant l’événement, elle a confié à son agent de probation que sa relation conjugale était marquée par la peur et la consommation de drogue.

Mme Hubert a dit avoir honte, et a exprimé des regrets. La mère de deux enfants est retournée aux études, et a pris le chemin de la sobriété.

Son avocat, Me Marino Mendo, demandait une peine de 90 jours à purger les fins de semaine, alors que le ministère public a plaidé en faveur d’une peine similaire à André Blanc, soit quatre ans de prison ferme.

Le juge a décidé qu’une sentence de deux ans au fédéral était appropriée. Sa peine aurait été semblable à celle de M. Blanc si elle n’avait pas entamé toutes ses démarches personnelles depuis trois ans, a-t-il expliqué.