Yvonne Dubé, directrice générale de Grands Frères et Grandes Sœurs de l’Outaouais, est découragée à la suite d’une vague de vols dans les bacs de dons de l’organisme.
Yvonne Dubé, directrice générale de Grands Frères et Grandes Sœurs de l’Outaouais, est découragée à la suite d’une vague de vols dans les bacs de dons de l’organisme.

«Désespoir» chez Grands Frères et Grandes Soeurs

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
« Le désespoir » règne chez les Grands Frères Grandes Sœurs de l’Outaouais (GFGSO). Victime de deux vols de bacs de dons en autant de jours, l’organisme voit pendant ce temps des dizaines de nouveaux bacs apparaître dans la région, sans trop savoir où s’en vont les biens qui y sont déposés.

La directrice générale de GFGSO, Yvonne Dubé, est découragée. Après la disparition mystérieuse de trois bacs métalliques de l’organisme dans la nuit de lundi à mardi, deux autres ont subi le même sort dans la nuit de mardi à mercredi.

« Ça nous en fait cinq sur 30 » qui ont disparu, se désole Mme Dubé. Une deuxième plainte a été déposée mercredi auprès du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG).

Les premiers bacs volés se situaient sur le terrain du Metro Kelly, sur le boulevard Wilfrid-Lavigne, dans le secteur Aylmer. Il s’agissait des meilleurs bacs en matière de rentabilité, affirme Mme Dubé. Les plus récents vols ont eu lieu près du dépanneur Presto, sur la rue Belmont, de même dans le stationnement de l’ancien Cabaret Le Pink, sur le chemin d’Aylmer.

« On a passé la nuit [de mardi à mercredi] à surveiller les bacs, et on s’est fait voler quand même », note la directrice générale de GFGSO, en soulignant que pour dérober des bacs d’une telle dimension, les malfaiteurs doivent agir avec un camion équipé de deux palettes avant.

Les conséquences pourraient être désastreuses pour GFGSO. « Je suis prise au dépourvu, affirme Yvonne Dubé. On va finir par mettre des employés à la porte, je n’aurai pas le choix. Les subventions, c’est seulement 5 % de notre budget. »

Après la disparition mystérieuse de trois bacs métalliques de l’organisme dans la nuit de lundi à mardi, deux autres ont subi le même sort dans la nuit de mardi à mercredi.

Mme Dubé s’affairait, mercredi, à contacter ses assurances pour savoir ce qui pouvait être déclaré et si des indemnités pourront être versées à l’organisme.

Doutes sur la concurrence

Pendant ce temps, GFGSO doit conjuguer avec de la nouvelle concurrence. Les camionneurs responsables de la cueillette des bacs de l’organisme ont vu apparaître, ces dernières semaines, au moins une cinquantaine de nouveaux bacs de dons, un peu partout à Gatineau. Mme Dubé craint que certains de ces bacs soient utilisés frauduleusement par des gens qui revendent le matériel recueilli à des fins pécuniaires, ou encore pour des organismes n’offrant aucune aide aux démunis de la région. « Ça vient de Montréal, croit la directrice générale de GFGSO. Ils font des ravages partout où ils passent. »

Dans ce contexte, GFGSO demande à la population « de ne pas donner à n’importe qui, de ne pas verser ses vêtements dans n’importe quel bac ». Il est préférable, dit-elle, de livrer les vêtements directement aux bureaux de l’organisme, situés au 195 rue Deveault, unité 10.