Le Manoir Le Buckingham fera l’objet d’une vaste extermination par vaporisation mercredi obligeant ses 150 locataires à passer la journée au Casino du Lac-Leamy.

Des visiteurs indésirables au Manoir Le Buckingham

Aux prises avec la présence de blattes depuis octobre dernier, voilà que le Manoir Le Buckingham fermera complètement sa résidence pour personnes âgées l’instant d’une journée, mercredi, afin de procéder à une opération d’envergure visant l’éradication totale de l’insecte.

Alors que l’édifice dont l’ouverture date à peine de l’été 2016 fera l’objet d’une vaste extermination par vaporisation, les quelque 150 locataires de l’établissement sis sur la rue Georges, dans le secteur Buckingham, devront passer toute la journée de mercredi et une partie de la soirée au Casino du Lac-Leamy, aux frais de la direction, transport inclus, a appris Le Droit.

« Pour limiter les inconvénients, dans les circonstances, on a décidé d’agrémenter la journée de nos résidents. Un autobus va venir les chercher. On a une salle au Casino avec un programme d’activités. Un souper est aussi prévu et le retour à la résidence se fera après », explique Marie-Claude Poirier, chef de l’exploitation pour le Groupe Édifio, propriétaire et gestionnaire de six complexes pour aînés au Québec dont le Manoir Le Buckingham.

Mme Poirier confirme que la présence de blattes à l’intérieur de l’édifice de Buckingham ne date pas d’hier. Des cafards avaient été aperçus l’automne dernier dans certaines chambres. Les mesures d’éradication mises en place lors des premières plaintes n’ont cependant pas porté fruit.

« Accompagnés par des experts, on a fait à ce moment tous les traitements adaptés avec les protocoles. On a traité plus que le périmètre qui était demandé. On était convaincu que la situation était sous contrôle, mais on a retrouvé dernièrement d’autres coquerelles et on souhaite maintenant prendre les grands moyens et traiter l’ensemble du bâtiment pour en finir avec le problème. C’est pourquoi nos résidents doivent quitter pendant quelques heures », explique Mme Poirier.

La chef de l’exploitation chez Édifio assure que le complexe pour retraités autonomes et semi-autonomes ne fait pas l’objet d’une infestation. La procédure est essentiellement de nature préventive, dit-elle.

« C’est très ciblé dans certains appartements. On ne parle pas des espaces communs de la résidence ou de notre service alimentaire », note la gestionnaire.

La direction de l’établissement affirme par ailleurs que la présence de coquerelles à l’intérieur de l’immeuble n’est aucunement liée à l’édifice même. Mme Poirier souligne que l’insecte a probablement été transporté de l’extérieur.

Bien qu’elles ne causent généralement pas de dommages structuraux aux édifices, les coquerelles, qui sont considérées comme une espèce nuisible, « peuvent toutefois contaminer les aliments et transmettre des maladies en marchant et en laissant des excréments sur les aliments ou dans les aires de préparation des aliments après avoir circulé dans des ordures ou des égouts », écrit Santé Canada, sur son site Web. Les personnes souffrant d’asthme peuvent notamment avoir des « réactions indésirables au contact des débris et des excréments » de ces insectes, ajoute le ministère, précisant que « leur présence n’est pas nécessairement un signe de malpropreté ».

On retrouve généralement les blattes dans les restaurants, les établissements de transformation des aliments, les chambres d’hôtel et les résidences de soins de longue durée, poursuit le ministère fédéral.