Des centaines de personnes ont manifesté samedi à Gatineau samedi.
Des centaines de personnes ont manifesté samedi à Gatineau samedi.

Des travailleurs du secteur public manifestent à Gatineau

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
Des centaines de personnes ont manifesté samedi à Gatineau pour démontrer leur soutien aux travailleurs du secteur public, eux qui continuent leur combat contre le gouvernement du Québec dans le cadre du renouvellement de leurs conventions collectives.

Des citoyens et des syndiqués de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ont pris la rue samedi après-midi pour dénoncer des conditions de travail qui sont devenues « extrêmement difficiles » pour ces travailleurs des domaines de la santé, de l’éducation et des organismes gouvernementaux. Les manifestants se sont donné rendez-vous dans le stationnement du Campus Félix-Leclerc du Cégep de l’Outaouais, situé sur le boulevard de la Gappe. Ils ont ensuite sillonné les rues pour se rendre jusqu’à l’Hôpital de Gatineau.

« On trouve que le gouvernement Legault ne démontre pas l’importance que ces négociations-là méritent », déplore le président de la CSN en Outaouais, Alfonso Ibarra Ramirez, en entrevue avec Le Droit. « Même si on a installé une table de négociations, le gouvernement semble vouloir négocier sur la place publique. »

Le point de discorde principal entre les syndicats et le gouvernement provincial se situe essentiellement au niveau des augmentations salariales, précise M. Ibarra Ramirez.

« Le gouvernement Legault avec la pandémie a décidé d’instaurer un système de primes. Certainement que ces primes peuvent soulager les travailleurs dans certains domaines, mais c’est du salaire en permanence dont nous avons besoin et non pas des primes temporaires. »

Des centaines de personnes ont manifesté samedi à Gatineau samedi.

M. Ibarra Ramirez est aussi d’avis que les conditions de travail actuelles sont difficiles, en raison, notamment, de l’importante pénurie de main-d’œuvre dans ces secteurs d’activité.

« Au cours des dernières décennies, nous avons assisté à un démantèlement progressif de nos services publics, notamment avec les années d’austérité libérale. On pense que le gouvernement de la CAQ doit avoir le courage de réinvestir dans les services publics. La pandémie nous a justement démontré la nécessité d’avoir des services publics solides et de qualité. »

M. Ibarra Ramirez souligne que la majorité des syndiqués de la CSN sont des travailleurs essentiels qui sont appelés à être « au front depuis le début de la crise ».

« Il faut donner les conditions de travail et les conditions salariales que ces personnes-là méritent. »

Le président de la CNS en Outaouais ajoute que les négociations avancent à pas de tortue et que les syndiqués demandent à ce que les négociations salariales s’accélèrent.

« Les négociations étaient au point mort avant même que la pandémie commence. Il y a eu une accélération dans certains secteurs de négociation. Sauf qu’on arrive à un point de non-retour où il faut que le gouvernement finisse par investir dans les salaires qui sont attendus par les travailleurs. »