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Le Groupe Fortin a dû installer, au cours des derniers jours, des panneaux d’avertissement afin d’informer la population que les terrains de golf sont des espaces privés.
Le Groupe Fortin a dû installer, au cours des derniers jours, des panneaux d’avertissement afin d’informer la population que les terrains de golf sont des espaces privés.

Des terrains de golf de l’Outaouais pris d’assaut par des marcheurs en confinement

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
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Des propriétaires de terrains de golf de l’Outaouais, qui sont pris d’assaut par des marcheurs qui cherchent à briser l’isolement lié à la pandémie de COVID-19, sensibilisent la population envers les problèmes que cette pratique peut engendrer.

«Avec tout ce qui se passe avec cette pandémie, les gens se cherchent un espace extérieur pour briser le confinement. Il y présentement beaucoup trop de gens qui circulent sur nos terrains de golf», explique Kevin Osborne du Groupe Fortin, l’organisme propriétaire des golfs Mont-Cascades, Tecumseh et Manderley.

Le Groupe Fortin a dû installer, au cours des derniers jours, des panneaux d’avertissement afin d’informer la population que les terrains de golf sont des espaces privés.

«Si on installe pas de panneaux, on ne fait pas preuve de diligence raisonnable pour avertir ces gens-là qu’ils n’ont pas le droit.»

«Il y a déjà beaucoup trop de gens qui s’aventurent sur les terrains de golf en hiver en temps normal, on le voit aussi avec la pandémie. On est conscient que la pandémie est difficile pour tout le monde et on veut être le bon voisin, mais on n'est pas en mesure de prendre les risques en permettant aux gens d’accéder à nos propriétés en hiver. Ça ouvre la porte à trop de problèmes, que ce soit des blessures, du vandalisme ou des rassemblements illégaux», poursuit M. Osborne.


« Marcher sur un vert de golf en hiver, c’est la pire chose qu’on peut faire. »
Kevin Osborne

L’installation de ces affiches est entre autres, pour les propriétaires de terrain de golf, une façon de protéger les gens, mais aussi de se protéger soi-même auprès des compagnies d’assurances.

«Pour ceux qui ne connaissent pas ça, marcher sur un vert de golf en hiver, c’est la pire chose qu’on peut faire. Donc, on se protège aussi au niveau des dommages que ça peut causer à nos installations.»

Même son de cloche au golf Tecumseh, situé dans le secteur Gatineau.

«Pour la population, ce n’est pas sécuritaire de s’aventurer sur les terrains de golf. On a déjà eu dans le passé, des recommandations de nos assureurs qui nous demandaient de mettre des affiches pour signaler aux gens que c’est interdit», détaille Hughe Fournier.

M. Fournier précise que des sanctions pourraient être décernées aux récalcitrants, si la situation continue à dégénérer.

«On ne veut pas en arriver là. On se fit au bon jugement des gens, on fait ça pour leur sécurité», conclut-il.