Des gens de la région sont venus montrer leurs tatouages au Ottawa Gatineau Tattoo Expo ce week-end.

Des tatoueurs gatinois en vitrine

Des tatoueurs de partout au pays se sont rassemblés à l’Hôtel Hilton Lac-Leamy ce week-end dans le cadre de l’Ottawa Gatineau Tattoo Expo. C’était l’occasion parfaite pour des tatoueurs locaux de se mettre en vitrine et d’ainsi démontrer le vaste éventail de leur talent.

Les visiteurs ont eu la chance de rencontrer ces artistes tatoueurs et d’échanger avec eux aux différents kiosques disponibles. Ceux qui le désiraient ont même pu se faire tatouer directement sur place.

François Dorsey, tatoueur

Ces maîtres du tatouage ont tous un point commun. Ils ont des racines profondément ancrées dans le monde des arts depuis un jeune âge.

« J’ai voulu pousser un peu mon côté artistique et c’est la meilleure façon que j’ai trouvée pour m’exprimer. », raconte le tatoueur gatinois, Mark Miller. « Je dessinais beaucoup quand j’étais jeune, surtout des superhéros Marvel et toute sorte de bandes dessinées. J’ai voulu pousser ça plus loin. C’est quand même assez privé pour l’instant, je loue un local dans un sous-sol. Par contre, d’ici environ deux ans, j’aimerais avoir mon propre salon de tatouage ici à Gatineau. »

Mark Miller, Tatoueur

« J’ai toujours dessiné, mais pour être honnête, ça s’est décidé sur un coup de tête. Je me suis levé un matin et j’ai décidé d’essayer le tatouage. Ç’a été la meilleure décision de ma vie », lance François Dorsey, tatoueur pour Pirates and Gentlemen à Gatineau.

« Je dessine depuis que j’ai trois ans et je peins depuis l’âge de 11 ans. J’avais une cousine qui était dans l’industrie, donc j’ai commencé à avoir de l’intérêt pour le tatouage à un bas âge. J’ai ensuite développé de l’intérêt pour l’art en général », détaille Emily Rose Vachon, qui est tatoueuse depuis presque quatre ans et qui travaille présentement au salon de tatouage gatinois Rictus. « J’ai fait des études en arts, mais j’ai toujours gardé l’intérêt pour le tatouage. J’aimerais ça avoir mon propre salon éventuellement, mais j’ai encore des choses à apprendre sur le métier. »

Tous s’entendent pour dire qu’un événement comme celui-ci permet de créer des liens avec d’autres professionnels du milieu, mais surtout de développer une clientèle.

Emily Rose Vachon, tatoueuse

« C’est sur que ça nous aide que les visiteurs viennent de la région, pour la majeure partie. Comme je suis de Gatineau, il y en a plusieurs qui s’arrêtent pour venir nous parler. Tandis que quand je suis dans une convention à l‘extérieur, c’est différent », explique M. Miller. « Ça nous permet de faire des contacts et créer des amitiés qu’on n’avait pas avant. »

« Ça donne de la visibilité pour tout le monde, même les gens de l’extérieur. Ça permet aussi à la clientèle, non seulement de se faire tatouer sur place, mais aussi de magasiner pour plus tard », selon Mme Vachon.

« Ça fait du bien de sortir de la shop et de tatouer avec des amis. On crée des amitiés, mais aussi de la nouvelle clientèle », indique pour sa part M. Dorsey.

Outre les kiosques de tatouages, l’événement comprenait de nombreuses autres activités comme des concerts musicaux, des spectacles de danse burlesque ainsi que des concours de tatouage.