L'ex-journaliste et éditorialiste du Droit Pierre Allard, en 1973, dans la salle de nouvelles du quotidien, rue Rideau à Ottawa.
L'ex-journaliste et éditorialiste du Droit Pierre Allard, en 1973, dans la salle de nouvelles du quotidien, rue Rideau à Ottawa.

Des retrouvailles à la rédaction du Droit

Philippe Orfali
Philippe Orfali
Le Droit
L'heure est aux retrouvailles. Ils étaient plusieurs à en rêver depuis des années. L'événement aura finalement lieu, pendant le centenaire du Droit, de surcroît. Pour la première fois depuis au moins cinquante ans, les artisans d'hier et d'aujourd'hui de la rédaction du quotidien LeDroit ont rendez-vous, ce week-end.
On parle d'une rencontre de ce type depuis des décennies, et le centenaire du journal semblait l'occasion ou jamais de la réaliser, affirme Pierre Allard, éditorialiste invité, ex-journaliste au quotidien franco-ontarien et membre du comité organisateur des retrouvailles de la rédaction du Droit, prévue dès 14 h, samedi, au Muséoparc Vanier.
« Il n'y a jamais eu de telles rencontres depuis 1969, l'année de mon arrivée au journal, dit-il. C'est le genre de conversation que tous les journalistes ont eue à un moment ou à un autre : on se côtoie professionnellement et personnellement pendant des mois, des années et des décennies dans certains cas. Tout à coup on part. Les gens voulaient qu'on se revoie. »
Le choix du Muséoparc Vanier comme lieu de rendez-vous était tout indiqué, puisqu'une exposition marquant les 100 ans d'histoire du quotidien de la rue Clarence est actuellement à l'affiche à l'institution consacrée à la francophonie d'Ottawa.
Les anciens du Droit ont prêté ou donné certains artefacts aux fins de l'exposition. De nombreux autres morceaux de l'histoire du journal, arrachés à une décennie ou l'autre de l'histoire du journal, s'ajouteront à l'exposition, le temps d'une journée. Des artisans ayant oeuvré au Droit depuis 1949 sont attendus samedi, précise M. Allard.
D'autres projets sont dans l'air, selon le journaliste. Ils seraient un groupe à travailler sur l'élaboration d'un outil qui permettrait de colliger les moments de l'histoire du journal et de sa salle de nouvelles. « Chaque fois que quelqu'un meurt, il y a une certaine partie de l'expérience du Droit qui se perd. Des anecdotes, des souvenirs On aimerait faire en sorte qu'il y ait une espèce d'endroit où on peut mettre tout ça. Cela permettrait d'assurer la continuité, la transmission du savoir au sein des travailleurs (de l'information). »