Les fortes pluies des derniers jours sont les bienvenues pour les agriculteurs.

Des précipitations qui réjouissent les agriculteurs

La pluie des derniers jours, aussi abondante soit-elle, est « plus que la bienvenue » pour les agriculteurs de la région, selon l’Union des producteurs agricoles (UPA). Le temps très sec qui sévissait depuis la fin juin inquiétait plus d’un.

« C’est clair qu’on n’en attendait pas autant, mais on est heureux. Maintenant, est-ce que ça va réparer les dommages causés avant ? Non, pas dans le cas de la première fauche [coupe de foin]. Pas dans le cas des pâturages pour bovins non plus, car il y a un manque de repousse. Par contre, ça va être bénéfique pour certaines autres productions, par exemple les producteurs maraîchers ou les vergers, car il y avait un manque d’eau, même avec l’irrigation des champs. À ce moment-là, c’est sûr et certain que le produit est d’une grosseur moindre. C’est certain qu’il y a du retard », de dire le président de l’UPA Outaouais-Laurentides, Richard Maheu.

Ce dernier souligne que la saison estivale parfaite n’existe pas, rappelant au passage que l’été 2017 avait fait jaser, car il était peu ensoleillé, mais souligne que dans un monde idéal, une petite quantité d’eau tomberait périodiquement.

« Ce qui est passé est passé, mais les répercussions à venir, les producteurs vont les constater la journée où ils vont mettre leur batteuse en opération dans les champs. Est-ce que l’orge, l’avoine ou le blé, par exemple, sera léger et échaudé ? », ajoute M. Maheu.

L’UPA affirme que la sécheresse des dernières semaines a eu des effets généralisés d’un bout à l’autre de la province, pas seulement dans les régions où le mercure a battu plusieurs records comme en Outaouais.

« Des régions comme le Bas St-Laurent et le Saguenay-Lac-Saint-Jean, par exemple, y ont goûté aussi. C’est très difficile, il y a des pertes. La première fauche compte pour 60 % de la production, et là en général on parle de pertes de 20 à 40 %. Je suis moi-même producteur depuis une trentaine d’années et c’est l’un des pires étés au chapitre de la sécheresse. [...En Outaouais, selon les informations qui me sont transmises et que j’ai validées sur le terrain, les secteurs les plus affectés sont à l’ouest, comme à Luskville, dans le Pontiac. Il y a un grand manque d’eau », soutient Richard Maheu.

Selon l’UPA, on compte environ 1100 entreprises agricoles sur le territoire de l’Outaouais.