La gérante du café Moca Loca, Katia Menzes, assure que l'achalandage a doublé depuis le début des Jeux.

Des opportunités en or pour les commerçants gatinois

Avec la présence de 1000 jeunes et près de 200 accompagnateurs, les Jeux de la francophonie canadienne constituent une belle opportunité d'affaires pour les commerçants de Gatineau.
Situé à quelques mètres de la place de la Cité, où se déroulent plusieurs activités, le restaurant Pizzédélic est sur un pied d'alerte. «J'ai plus de personnel sur place qu'à l'habitude», lance son propriétaire Benoit Desjardins.
Même s'il est prêt, M. Desjardins ne croit pas que les retombées économiques seront énormes pour lui. «Les repas sont déjà fournis aux participants, explique le propriétaire. Ce qui aurait aidé, c'est si l'événement avait inclus le grand public.» Il déplore que les gens ne soient pas au courant de l'événement ou qu'ils n'aient pas vraiment leur place dans les activités proposées.
Pour le café Moca Loca, c'est une autre histoire. La gérante Katia Menzes assure que l'achalandage a doublé depuis le début des Jeux. «Nous offrons de la nourriture plus abordable, plus facile à transporter, explique-t-elle. Peut-être que le Pizzédélic est défavorisé parce que les gens n'ont pas le temps de s'asseoir et manger un repas?»
La gérante du café se dit optimiste pour le reste de la semaine. «Nous sommes heureux de voir de nouveaux visages et nous espérons que ça continue.»
Les hôtels de Gatineau ne semblent pas remarquer une hausse d'achalandage. «On a quelques clients de plus, mais je ne peux pas dire si c'est lié aux Jeux de la francophonie», souligne Sylvie Langlois, employée au motel Adam du boulevard Gréber.
Les participants et leurs accompagnateurs sont logés dans les classes de l'école polyvalente Le Carrefour.
Et les parents n'ont pas nécessairement suivi les jeunes venus de partout au Canada. Sur les 35 membres de la délégation du Yukon, seulement cinq parents ont fait le voyage. «Cela s'explique par des raisons évidentes, comme la distance», précise Geneviève Gagnon, chef de la délégation yukonnaise.
La directrice des communications des Jeux de la francophonie canadienne, Amélie Gauvreau, indique que les retombées économiques pour la région sont de quatre millions de dollars.
Tourisme Outaouais y croit. «Ça amène des gens de partout au Canada qui viennent découvrir l'Outaouais et qui pourraient y revenir», note la présidente de Tourisme Outaouais, Manuela Teixeira.