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Le trésor conservé par les Servantes de Jésus-Marie compte de nombreux objets liturgiques, mais il y a un calice en particulier qui a pris énormément de valeur aux yeux des religieuses en ce fameux jour de septembre 1984 où le pape Jean-Paul II s’est rendu dans la petite chapelle du monastère de la rue Laurier pour y célébrer la messe.
Le trésor conservé par les Servantes de Jésus-Marie compte de nombreux objets liturgiques, mais il y a un calice en particulier qui a pris énormément de valeur aux yeux des religieuses en ce fameux jour de septembre 1984 où le pape Jean-Paul II s’est rendu dans la petite chapelle du monastère de la rue Laurier pour y célébrer la messe.

Des lèvres de l’abbé Mangin à celles du pape Jean-Paul II

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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Le trésor conservé par les Servantes de Jésus-Marie compte de nombreux objets liturgiques, mais il y a un calice en particulier qui a pris énormément de valeur aux yeux des religieuses en ce fameux jour de septembre 1984 où le pape Jean-Paul II s’est rendu dans la petite chapelle du monastère de la rue Laurier pour y célébrer la messe.

Le calice utilisé par le Saint-Père lors de célébration qui avait été retransmise sur un écran géant au parc Jacques-Cartier, ou des milliers de personnes s’étaient rassemblées, était celui qui avait été remis au fondateur de la congrégation, l’abbé Alexis-Louis Mangin, lors de son ordination à la prêtrise une centaine d’années plus tôt à la chapelle des Carmélites de Valletri, près de Rome. 

«Il est très beau, c’est probablement notre plus beau, note Soeur Marie-du-Bon-Pasteur. On l’utilise encore lors de fêtes très spéciales. Nous voulons le préserver le plus longtemps possible.» 

Les experts du patrimoine qui ont étudié l’objet lui confèrent une valeur «exceptionnelle», notamment en raison de sa rareté, son authenticité et son état.


« On comprend mieux à quel point certains objets peuvent intéresser les gens. C’est beaucoup d’histoire. »
Soeur Marie-du-Bon-Pasteur.

Une collection à mettre en valeur

Les Servantes de Jésus-Marie étaient conscientes qu’elles conservaient depuis plus d’un siècle des objets ayant de la valeur. 

«Les spécialistes embauchés par la Ville de Gatineau venus les étudier nous ont cependant fait découvrir leur véritable valeur historique et patrimoniale, affirme la Mère servante générale de la congrégation, Soeur Marie-du-Bon-Pasteur. On comprend mieux à quel point certains objets peuvent intéresser les gens. C’est beaucoup d’histoire.» 

Les Servantes de Jésus-Marie sont ouvertes à collaborer avec le Conseil du patrimoine religieux du Québec et le Réseau du patrimoine de Gatineau et de l’Outaouais pour mettre en valeur leur collection. 

«On sait qu’il y a un projet de musée régional dans l’air et nous trouvons ça intéressant, note Soeur Marie-du-Bon-Pasteur. Il y a aussi des possibilités avec la réutilisation de notre ancien monastère sur la rue Laurier. Le lieu sera éventuellement transformé, mais nous sommes intéressées à ce que certains objets y soient exposés afin de rappeler l’ancienne vocation de l’endroit. Ce sont des pistes qu’on étudie.»