Dans l'ordre habituel, le rédacteur en chef du Droit, Jean Gagnon, en compagnie de la première ministre Pauline Marois, et Gilbert Lacasse, un ancien éditeur du quotidien LeDroit.
Dans l'ordre habituel, le rédacteur en chef du Droit, Jean Gagnon, en compagnie de la première ministre Pauline Marois, et Gilbert Lacasse, un ancien éditeur du quotidien LeDroit.

Des hommages de Québec et d'Ottawa

Guillaume St-Pierre
Guillaume St-Pierre
Le Droit
Après Queen's Park la semaine dernière, c'est au tour des parlements de Québec et d'Ottawa de célébrer la riche histoire du journal LeDroit, qui fête aujourd'hui ses 100 ans.
Mardi, dans la Vieille Capitale, la députée de Hull, Maryse Gaudreault, s'est levée devant ses collègues pour commémorer le centenaire du quotidien de la rue Clarence, qui est «en quelque sorte le miroir de notre région».
«Né du désir de préserver la langue française, le journal LeDroit s'est toujours porté à la défense de la place du français comme langue officielle, a-t-elle déclaré. Bien que notre journal ait vu le jour en sol ontarien, il a rapidement rallié les deux rives de la rivière des Outaouais.»
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Le 100e anniversaire du journal LeDroit a été souligné deux fois plutôt qu'une au parlement fédéral. Mardi, le député d'Ottawa-Vanier, Mauril Bélanger, s'est levé aux Communes pour honorer les artisans du Droit au nom des «600 000 francophones de l'Ontario».
«Restons fidèles à notre langue et à notre culture, et exigeons que LeDroit nous reste fidèle. Si l'avenir appartient à ceux qui luttent, il appartient aussi à notre quotidien de lutter avec nous. Longue vie à ceux qui luttent. Longue vie au journal LeDroit, qui célèbre son premier centenaire», a-t-il témoigné, faisant écho à la devise du journal.
Aujourd'hui, le député d'Ottawa-Orléans, Royal Galipeau, prendra à son tour la parole devant les parlementaires fédéraux pour exprimer son attachement au seul quotidien francophone de la capitale.
«Ma grand-mère a appris à lire avec LeDroit. Il en a été de même pour moi. J'y ai même été camelot de 1959 à 1964 et correspondant durant l'été de 1967», raconte-t-il dans un discours qu'il doit livrer aujourd'hui à la Chambre des communes.
Le député conservateur doit aussi rappeler la mission première du Droit: lutter pour l'affirmation des francophones d'ici et d'ailleurs. «Conçu par des laïcs, des prêtres et des religieux en réaction à l'infâme Règlement XVII, cet outil de communication avait pour objectif de favoriser le maintien de l'enseignement en français en Ontario. LeDroit a permis aux francophones de l'Ontario d'avoir de l'information de qualité sur les deux grandes guerres, les luttes de la minorité linguistique de l'Ontario et sur les décisions des 30 dernières législatures fédérales.»
La semaine dernière, la députée d'Ottawa-Vanier et ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, a profité de la Journée internationale de la francophonie pour rendre hommage au Droit.