Conservation de la nature Canada (CNC) a annoncé samedi l’acquisition d’une propriété de 31 hectares dans la municipalité de Bristol, en Outaouais, ce qui permettra de poursuivre les efforts de protection des espèces vulnérables dans la vallée de l’Outaouais.
Conservation de la nature Canada (CNC) a annoncé samedi l’acquisition d’une propriété de 31 hectares dans la municipalité de Bristol, en Outaouais, ce qui permettra de poursuivre les efforts de protection des espèces vulnérables dans la vallée de l’Outaouais.

Des efforts pour protéger les espèces vulnérables en Outaouais

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
Conservation de la nature Canada (CNC) a annoncé samedi l’acquisition d’une propriété de 31 hectares dans la municipalité de Bristol, en Outaouais, ce qui permettra de poursuivre les efforts de protection des espèces vulnérables dans la vallée de l’Outaouais.

La propriété du Grand marais de Bristol, située à 60 km à l’ouest de Gatineau, se trouve dans un important corridor écologique dans lequel la CNC conserve déjà plus de 1 100 hectares de terrain.

«Cette acquisition s’inscrit dans un effort de consolidation d’un important corridor écologique dans la région», a expliqué la directrice de programmes pour l’ouest du Québec à la CNC, Caroline Gagné.

Le territoire du Grand marais de Bristol est composé à 67 % de zones forestières et à 33 % de milieux humides. De nombreuses espèces qui ont une désignation en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables du Québec et de la Loi sur les espèces en péril du Canada trouvent refuge dans ce secteur de la région. De nombreux biologistes croient que la riche biodiversité que l’on retrouve dans ce secteur en fait l’une des aires naturelles les plus importantes au Québec.

«Ce grand couloir naturel s’étend de la rivière des Outaouais au parc de la Gatineau. Il faut absolument conserver des forêts et des milieux humides connectés entre eux. Les espèces à grand domaine vital comme le cerf de Virginie, qui fréquente la vallée de l’Outaouais, ont besoin de vastes zones sauvages pour se nourrir et se reproduire», poursuit Mme Gagné.

Plus de 150 espèces vulnérables se trouvent dans l’aire naturelle de la vallée de l’Outaouais. Parmi celles-ci, on retrouve notamment des tortues mouchetées, des tortues musquées et des couleuvres minces. La région compte également 13 espèces d’oiseaux «considérées prioritaires en vertu de l’Initiative de conservation des oiseaux de l’Amérique du Nord y ont été dénombrées», selon la CNC.

«Grâce en partie au soutien accordé par notre gouvernement [...] les forêts et les habitats des espèces sauvages qui sont conservés procureront une protection à notre biodiversité et permettront aux espèces sauvages de subsister pour les générations à venir dans le Pontiac», a pour sa part souligné le député fédéral de Pontiac, Will Amos.

«Nous réalisons des progrès vers l’atteinte de notre objectif, qui consiste à conserver 25 % des terres et 25 % des océans du Canada d’ici 2025», a-t-il poursuivi.