Jonathan Pitre et sa mère, Tina Boileau, ont été honorés pour leur travail de sensibilisation à la maladie cutanée rare qui a finalement coûté la vie au jeune homme surnommé l’enfant papillon.
Jonathan Pitre et sa mère, Tina Boileau, ont été honorés pour leur travail de sensibilisation à la maladie cutanée rare qui a finalement coûté la vie au jeune homme surnommé l’enfant papillon.

Des distinctions honorifiques pour Jonathan Pitre et sa mère

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
Ani-Rose Deschatelets
Ani-Rose Deschatelets
Le Droit
Jonathan Pitre et sa mère, Tina Boileau, ont été honorés pour leur travail de sensibilisation à la maladie cutanée rare qui a finalement coûté la vie au jeune homme surnommé l’enfant papillon.

À titre posthume, Jonathan Pitre a reçu mercredi la Croix du service méritoire du Canada. Sa mère a pour sa part été honorée de la Médaille du service méritoire.

La Croix du service méritoire est décernée à une personne qui a accompli un acte qui apporte un grand honneur au Canada, selon le bureau du gouverneur général.

Rappelons que Jonathan Pitre, originaire de Russell dans l’Est ontarien, était atteint de l’épidermolyse bulleuse, une maladie de la peau débilitante. Il a dû subir deux greffes de moelle osseuse en 2016 et 2017.

Après s’être rendu au Minnesota pour y réaliser un traitement expérimental, il s’est éteint dans cet hôpital américain le 4 avril 2018 à l’âge de 17 ans.

Le duo mère-fils a fortement contribué à sensibiliser la population à la maladie et a engendré des centaines de milliers de dollars en don pour l’organisme DEBRA Canada, qui soutient les personnes atteintes d’épidermolyse bulleuse.

En tout, la gouverneure générale, Julie Payette, a honoré 123 nouveaux récipiendaires qui se sont démarqués pour « leur excellence, leur courage ou leur sens du devoir exceptionnel ».

Jonathan Pitre et Tina Boileau sont deux des quinze récipiendaires de ces décorations honorifiques cette année dans la région de la capitale fédérale.

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UN CITOYEN DE HAWKESBURY HONORÉ

Un citoyen de Hawkesbury figure parmi la liste des récipiendaires des distinctions honorifiques canadiennes rendue publique mercredi par le Bureau de la gouverneure générale. Yves Berthiaume recevra une médaille de la division civile du service méritoire pour son leadership au sein d’Optimist International et pour son importante contribution à l’éducation de la jeunesse. 

«J’étais abasourdi quand je l’ai su. Je n’avais aucune idée. Je suis humblement reconnaissant de recevoir ça [...] C’est un honneur grandiose au niveau canadien. Je suis très fier», souligne M. Berthiaume. «Beaucoup de gens font du bénévolat et ne sont pas reconnus. On fait ça parce qu’on aime ça. On en retire beaucoup de leçons».

Yves Berthiaume, de Hawkesbury, recevra une médaille de la division civile du service méritoire

Yves Berthiaume est impliqué à travers les clubs Optimistes depuis l’âge de 18 ans. Ces clubs sont des organisations communautaires bénévoles vouées à «inspirer le meilleur chez les jeunes».«[On] organise beaucoup d’activités, que ce soit l’art de s’exprimer [ou] les essais littéraires. Ce n’est pas nécessairement que pour le jeune intellectuel, mais de tous les [intérêts]. Du jardin d’enfants jusqu’à la 12e année [on veut leur] donner confiance. C’est ça le but». 

Plus de 2 500 clubs Optimistes locaux sont parsemés mondialement à travers plus de 50 districts, dont le District Est Ontario, ou s’est majoritairement engagé M. Berthiaume. Il est d’ailleurs «l’un des seuls dans l’est de l’Ontario qui a cheminé au niveau international», ajoute-t-il. En effet, le récipiendaire a été président d’Optimist International en 2004 et 2005. «Je me promenais un peu partout à travers le monde pour parler du [club] Optimiste et de comment on peut inspirer la jeunesse de demain qui va nous remplacer.»

Annuellement, les activités des différents clubs Optimistes internationaux touchent 6 millions de jeunes.


« J’étais abasourdi quand je l’ai su. Je n’avais aucune idée. Je suis humblement reconnaissant de recevoir ça. »
Yves Berthiaume

S’impliquer avec le travail

Dans sa vie quotidienne, Yves Berthiaume est également propriétaire de maison funéraire et directeur de funérailles à Hawkesbury. «C’est un peu ironique, vous me direz, un directeur de funérailles qui s’implique dans un club Optimiste. Mais je me rappelle avoir perdu mon père jeune et le Club optimiste était toujours-là pour moi. Ça m’a servi beaucoup dans ma jeunesse. C’est donc ma façon à moi de redonner aux jeunes au sein de l’organisation». 

À travers son implication et son travail, il a donc participé au développement d’un programme national sur le deuil, chapeauté par l’Association des services funéraires du Canada. «On démystifie les morts, on explique c’est quoi le deuil, qu’il faut partager ses sentiments. J’ai développé ça il y a une vingtaine d’années. Les enseignants pouvaient amener leurs jeunes au salon funéraire, mais de retour à l’école, ils avaient plusieurs questions. Donc on a développé un curriculum du deuil pour les jeunes, et là c’est partout dans les écoles au Canada.» 

En plus de M. Berthiaume, 122 autres Canadiens de partout au pays recevront une décoration pour actes de bravoure, pour service méritoire (division civile) ou une médaille du souverain pour les bénévoles. 

Dû la situation actuelle entourant le COVID-19, les cérémonies de remise de distinctions prendront cependant place à une date ultérieure.