Après le gala de combats extrêmes de "Freedom fight", samedi soir, une quinzaine de personnes se sont rendues au Best Western non loin du Centre Robert-Guertin, pour une attaque surprise au Taser.
Après le gala de combats extrêmes de "Freedom fight", samedi soir, une quinzaine de personnes se sont rendues au Best Western non loin du Centre Robert-Guertin, pour une attaque surprise au Taser.

Des combats extrêmes jusqu'à l'hôtel

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Un gala de combats extrêmes tenu samedi soir au Centre Robert-Guertin de Gatineau, s'est transporté dans un hôtel situé un peu plus loin vers 4 h hier matin, faisant trois victimes dont une qui se trouvait toujours dans le coma, hier soir.
Hier à l'aube, une quinzaine de personnes sont entrées dans la chambre 822 du Best Western, au 131 boulevard Laurier, dans le secteur Hull, avec la ferme intention de régler le cas d'au moins six personnes qui y dormaient.Les policiers de Gatineau ont confirmé que les personnes impliquées avaient pris part à la soirée de combats extrêmes samedi soir à Robert-Guertin.
Cette fois-ci, pas d'arbitre ni de ring, mais plutôt des ruées de coups accompagnées de décharges électriques de pistolets Taser.
"Une quinzaine de personnes ont investi la chambre avec des Taser, en frappant six ou sept victimes avec leurs poings et des bouteilles", a expliqué le lieutenant Jocelyn Raby, de la police de Gatineau.
Un des organisateurs de l'événement fait partie des victimes.
Deux personnes attaquées ont perdu conscience pour revenir à la réalité un peu plus tard, selon les policiers.
Il s'agit de deux hommes originaires de l'Ontario âgés de 28 et 38 ans.
Ils ont été blessés plus sérieusement, le plus jeune étant toujours dans un coma contrôlé par les spécialistes de l'Hôpital de Hull.
"Il est confirmé que des Taser ont été utilisés", a souligné le lieutenant Raby.
Personne n'a été arrêté pour le moment parce que les suspects ont pris la fuite après leur attaque surprise.
La cause du combat improvisé est toujours inconnue. La direction du Best Western n'a pas voulu émettre de commentaire ni indiquer comment les agresseurs ont pu s'introduire dans la chambre 822. On peut lire dans le site Internet de "Freedom fight" que cette chaîne "est l'hôtel officiel de Freedom fight".
"Il se peut fort bien qu'il y ait une bande vidéo montrant les agresseurs qui entrent dans l'hôtel", a mentionné le lieutenant Raby.
Arme prohibée
La possession d'un pistolet à décharge électrique est interdite, sauf pour les forces de l'ordre, selon le code criminel canadien. "C'est ce qu'on appelle une arme prohibée", rajoute le policier.
Il n'y a pas que cette arme qui soit illégale, mais aussi ce type de combats où presque tous les coups sont permis. Seules les provinces de Québec, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique autorisent ces rudes combats organisés sur leur territoire.
Le gala de samedi s'est tenu à Gatineau au lieu d'Ottawa pour cette raison.
Environ 2000 personnes ont assisté aux combats.
En 2005, la conseillère gatinoise Thérèse Cyr s'était questionnée sur la pertinence de la présentation de ce genre d'événement sportif dans sa ville.
Trois ans plus tard, la conseillère du secteur Hull, Denise Laferrière, dit comprendre les promoteurs qui utilisent le Québec pour présenter leurs événements de combats extrêmes.
"En tout cas pour moi, ce n'est pas ma préoccupation première. Ce n'est pas un problème aussi grave que celui des bars, comme lorsque les Ontariens traversaient au Québec dans le temps où ça fermait à deux heures là-bas et à trois heures à Hull."
Le propriétaire du circuit "Freedom Fight", Pete Rodley, n'a pas pu être joint, hier.