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Plus de 500 travailleurs et travailleuses des services publics de l’Outaouais ont bravé la pluie mercredi pour faire entendre leur mécontentement au gouvernement Legault envers leurs conditions de travail.
Plus de 500 travailleurs et travailleuses des services publics de l’Outaouais ont bravé la pluie mercredi pour faire entendre leur mécontentement au gouvernement Legault envers leurs conditions de travail.

Des centaines de syndiqués du secteur public prennent la rue

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
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Plus de 500 travailleurs et travailleuses des services publics de l’Outaouais ont bravé la pluie mercredi pour faire entendre leur mécontentement au gouvernement Legault envers leurs conditions de travail.

Les syndiqués des services publics sont sans contrat de travail depuis maintenant un an. Pour dénoncer la lenteur des négociations entourant le renouvellement de leur convention collective, ils ont été des dizaines de travailleurs, provenant de cinq centrales syndicales différentes, à se regrouper devant les bureaux des députés caquistes régionaux afin d’interpeller le gouvernement québécois.

« On veut lancer un message d’unité et de solidarité avec l’ensemble des travailleuses et des travailleurs du secteur public », lance le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais, Alfonso Ibarra Ramirez. Ça suffit M. Legault, c’est le temps de négocier. »

C’est un message fort qui a été envoyé en Outaouais. Ce sont près de 500 personnes qui se sont déplacées pour montrer qu’on est unis et solidaires. Le gouvernement doit entendre nos revendications », a martelé la présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais, Suzanne Tremblay.

M. Ibarra Ramirez précise que des actions syndicales plus ciblées ont aussi eu lieu dans les milieux de travail touchés mercredi avant-midi. 

Les syndicats du secteur public de la région dénoncent haut et fort que les négociations avec le gouvernement Legault continuent de faire du surplace, même un an après l’échéance de leur convention collective.

« On ne sent pas qu’il y a du progrès en ce moment », explique M. Ibarra Ramirez, précisant qu’une rencontre importante avec le gouvernement doit avoir lieu jeudi. « On espère que le gouvernement sera capable de mettre de l’eau dans son vin et qu’il va arriver avec des propositions plus concrètes. »

« On sent que les négociations sont gelées », détaille le président du Syndicat du soutien scolaire de l’Outaouais, Simon Dostie-Cormier. « On ne voit pas d’avancement. C’est sur qu’on est déçu parce que ça fait plus d’un an qu’on a déposé nos demandes syndicales. Il semblerait qu’il y a une offre au niveau national sur la table. On va commencer par en prendre connaissance dans nos instances nationales, mais dans le moment les négociations sont gelées et on trouve ça très choquant. »

« Il faut que les conditions de travail changent maintenant. Ça suffit, on veut négocier », ajoute-t-il.

Selon M. Ibarra Ramirez, la pandémie de COVID-19 ne fait qu’accentuer les revendications mises de l’avant par les syndiqués de secteur public.

« On l’a souvent répété, mais une chose que cette pandémie-là nous a démontrée, c’est l’importance d’avoir des services publics de qualité. On a constaté que si on a des services publics faibles, on a malheureusement une société faible. Pour avoir des services publics de qualité, il faut nécessairement offrir des meilleures conditions de travail et salariales à l’ensemble des travailleuses et travailleurs du secteur. »

« On voulait lancer un message clair à l’effet que nous représentons des services qui sont essentiels et qui ont grandement été sollicités depuis le début de la pandémie. C’est important de reconnaître le travail de ces gens-là. Ils méritent de meilleures conditions salariales », a indiqué de son côté Mme Tremblay.

M. Ibarra Ramirez profite aussi de l’occasion pour lancer un message de solidarité à la population. « Les services publics n’appartiennent pas seulement aux travailleurs de ce secteur, ça nous appartient collectivement », conclut-il.