Des années seront nécessaires pour reconstruire le filet social de la DPJ, estime l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec qui a témoigné mardi devant la Commission spéciale sur la protection de la jeunesse.
Des années seront nécessaires pour reconstruire le filet social de la DPJ, estime l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec qui a témoigné mardi devant la Commission spéciale sur la protection de la jeunesse.

Des années pour reconstruire le filet social de la DPJ

Des années seront nécessaires pour reconstruire le filet social de la DPJ, estime l’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec qui a témoigné mardi devant la Commission spéciale sur la protection de la jeunesse.

Le désinvestissement massif dans les services sociaux a amputé les services d’aide aux enfants de ses moyens, indique l’Ordre dans son mémoire déposé devant la Commission présidée par Régine Laurent.

L’élément déclencheur de cette commission a été la mort d’une fillette de sept ans de Granby, retrouvée dans un état lamentable en avril et décédée peu après, même si elle avait fait l’objet d’un signalement auprès de la DPJ.

Une telle mort, plusieurs travailleurs sociaux la craignaient depuis des années, est-il souligné dans le mémoire.

Même si la reconstruction sera longue, l’Ordre estime que le Québec doit se mettre à l’oeuvre dès maintenant et s’engager à ne jamais oublier «la fillette de Granby, le petit garçon de Joliette et tous les autres enfants qui ont besoin de notre protection».

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Le mémoire de l’Ordre, intitulé «Un rendez-vous incontournable», a été présenté notamment par Guylaine Ouimette, sa présidente et elle-même travailleuse sociale.

Parmi les changements pour lesquels l’Ordre milite se trouve celui-ci: l’offre de services sociaux doit être adaptée aux besoins des jeunes, et de multiples «portes d’entrée» doivent être accessibles.

Les travailleurs sociaux souhaitent aussi la fin du «déséquilibre» entre le financement des services de santé et celui des services sociaux - «le parent pauvre du tandem».

Car «négliger le social, c’est se contenter de faire la moitié du travail; c’est choisir d’ajouter une pression supplémentaire sur le curatif», font-ils valoir dans leur mémoire.

L’Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec regroupe près de 15000 membres, dont environ 5000 travailleurs sociaux qui ont fait le choix de travailler auprès des enfants, des jeunes et des familles.