Un nouvel écocentre à l’ouest de Gatineau nécessiterait un investissement évalué à 7,5 millions $.
Un nouvel écocentre à l’ouest de Gatineau nécessiterait un investissement évalué à 7,5 millions $.

Des améliorations proposées dans les écocentres de Gatineau

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
Un nouvel écocentre à l’ouest de Gatineau nécessiterait un investissement évalué à 7,5 millions $. Quelques sites pour l’accueillir ont été analysés par la Ville dans la dernière année, mais celui situé sur le chemin Pink, entre les chemins Vanier et Klock, est le seul en mesure de se qualifier pour recevoir une telle infrastructure.

«Ce site a été identifié comme étant idéal, a noté le conseiller Gilles Chagnon, qui revendique ce nouvel écocentre depuis un an. Ce n’est pas dans une zone résidentielle et c’est un endroit où il y a déjà beaucoup de camions qui passent. Il y a peut-être quelques enjeux environnementaux, mais ça reste, je pense, le site idéal.»

Le conseiller Mike Duggan a souligné que l’endroit est déjà utilisé comme dépôt de terre à remblai et pour accueillir des arbres morts qui ont été abattus. «C’est un excellent site», a-t-il ajouté.

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Des enjeux qui seront à l'étude du budget de la Ville de Gatineau

Un nouveau plan d’optimisation du réseau d’écocentres a été présenté aux élus gatinois, lundi matin, dans le cadre de l’étude du budget 2021. Les fonctionnaires n’ont pas caché que la «rareté des terrains adéquats et admissibles» pour recevoir un nouvel écocentre représente une contrainte réelle à la réalisation du projet. 

De fait, les autres sites évalués par la Ville feraient certainement face à des enjeux d’acceptabilité sociale. Un terrain analysé dans le parc Atholl-Doune et un autre au parc du Marigot, à proximité de l’école primaire du Marais, ont d’emblée été rejetés, si bien que celui de Pink est le seul sur lequel la Ville entend concentrer son étude préliminaire au cours de l’année 2021.

Des certificats d’autorisation et une étude d’impacts environnementaux s’imposeront, tout comme une analyse de circulation. Ce terrain n’est par ailleurs pas desservi par des services d’égout et d’aqueduc. «L’année prochaine sera une grosse année parce qu’on doit identifier un terrain, confirmer les plans et devis et lancer le processus pour donner un contrat de construction en 2022, a précisé M. Chagnon. Je suis satisfait du travail fait jusqu’à maintenant.»

La présidente de la commission du développement du territoire, de l’habitation et de l’environnement, Maude Marquis-Bissonnette

Écocentres mobiles

Le projet d’écocentre dans l’ouest n’aura évidemment pas d’impact budgétaire en 2021. Le présent conseil pourrait cependant décider d’investir 420 000 $, dès l’an prochain, afin d’améliorer les services dans les deux autres écocentres, notamment en augmentant les heures d’ouverture à celui de Hull, qui avec 31 heures par semaine l’été et 18 heures l’hiver, est de loin le moins souvent accessible de tous les écocentres des grandes villes au Québec. 

En vertu des investissements possibles et d’un transfert d’heures d’ouverture de l’écocentre de Gatineau, celui de Hull serait accessible 31 heures par semaine, hiver comme été.

Des écocentres mobiles pourraient voir le jour à raison de deux fois par année dans le secteur Aylmer et deux autres fois pour le secteur Buckingham-Masson-Angers. 

Ils seraient mis en place de manière ponctuelle, probablement le temps d’une fin de semaine, sur un site choisi pour recevoir par exemple des résidus de construction, des petits appareils électriques et des pneus.

La mesure évaluée à 152 000 $ serait d’abord testée en projet pilote. «L’idée est de rapprocher le service des citoyens, explique la présidente de la commission du développement du territoire, de l’habitation et de l’environnement (CDTHE), Maude Marquis-Bissonnette. Nos deux écocentres sont déjà fortement achalandés et la quantité de matières qui y est amenée augmente aussi progressivement chaque année. Si ça fonctionne bien, c’est une mesure qu’on pourrait retrouver à l’intérieur du prochain Plan de gestion des matières résiduelles 2021-2025.» 

Un écocentre mobile ne viendrait toutefois pas remplacer le besoin d’un véritable écocentre dans l’ouest, assure Mme Marquis-Bissonnette.

Huit collectes par année

Sans grande surprise, le conseil a renversé la proposition de quatre collectes spéciales faite par le service de l’environnement et la CDTHE concernant le nombre de collectes d’encombrants à réaliser annuellement.

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Les élus redoutent un retour en force des dépôts sauvages de déchets. Ils devraient accepter de financer une enveloppe de 951 000 $ pour réaliser huit collectes spéciales d’encombrants déchets et de résidus de construction par année. Il s’agit essentiellement du statu quo.

Les deux écocentres de Hull et Gatineau pourraient aussi accepter dès l’an prochain les encombrants déchets, ce qui selon les élus pourrait contribuer à réduire les dépôts sauvages sur le territoire.