La vie de Martin Glazer, décédé le 17 janvier dernier à Kaboul, a été célébrée en l'église Notre-Dame-du-Très-Saint-Rosaire, samedi.

Derniers adieux à Martin Glazer

L'église Notre-Dame-du-Très-Saint-Rosaire à Gatineau était bondée samedi. Une foule s'est massée pour porter Martin Glazer, un être aimant et aimé, à son dernier repos.
L'homme est décédé de façon tragique dans un attentat à Kaboul le 17 janvier. Un choc pour sa famille, ses amis et ses collègues de la firme Samson & Associés. Martin Glazer se trouvait en Afghanistan pour un contrat obtenu par le cabinet de Pierre Samson.
Son patron a parlé d'un travailleur honnête et organisé, un trait de caractère également rapporté par ses proches qui ont livré un témoignage pendant les funérailles. M. Samson a également parlé d'un homme attachant qui était prêt à tout pour aider son prochain. Martin Glazer marquait tout le monde qui croisait son chemin.
« Le nombre de messages que nous avons reçus au bureau est notable. Nous en avons reçu de gens de partout à travers le monde : du Caire, en Égypte; des États-Unis; d'Europe; et d'Afrique. C'est un témoignage de tout le monde qu'il avait touché dans sa carrière. »
<p>Martin Glazer.</p>
Sa conjointe, Ora Tsang, a quant à elle livré plusieurs éléments de la vie quotidienne du défunt. Un homme qui aimait conduire son camion durant de longues heures en écoutant sa musique country. Un homme qui prenait soin de sa mère plus que tout au monde. Un homme qui aimait bien s'habiller, voyager, faire du vélo de montagne et se plonger dans un livre.
Il gardait une impressionnante bibliothèque, selon Mme Tsang. Elle explique qu'il avait un jour l'intention de donner tous ces livres à ses neveux et à ses nièces. Mais, précise-t-elle, il ne voulait pas simplement leur léguer un tas de livres. Il avait bien plus à leur partager.
«Il avait une surprise pour eux. C'était une vraie chasse au trésor. Il gardait les cartes d'embarquement, les billets de spectacles et de musées dans tous les pays et les villes qu'il visitait. Dans le livre qu'il avait amené avec lui dans ce voyage, il insérait de façon aléatoire ces souvenirs. Un jour, quand ils liront ces livres, ils partageront sa vie et les endroits qu'il a visités. Il vous aimait beaucoup et il voulait le partager avec vous.»
Martin Glazer était également un as du marteau. Il n'hésitait pas à se salir les mains et d'aller donner un coup de main à ses amis et ses collègues pour effectuer des rénovations. D'ailleurs, son bon ami, Martin Bélair, a raconté que leur dernière conversation portait sur le sujet. «Il me disait qu'à son retour, il m'appellerait pour un coup de main pour réparer le plafond de son condo.»