Denis Tassé a rappelé, lundi, que la Ville peine à réaliser la moitié des travaux planifiés par l’administration et qu’en ce sens, il était « inacceptable » de continuer à percevoir de l’argent des contribuables par le biais de la taxe dédiée aux infrastructures pour l’année à venir.

Denis Tassé refait «les erreurs du passé», dit Pedneaud-Jobin

Après avoir plaidé sans relâche pour l’importance de l’entretien des infrastructures, le candidat à la mairie, Denis Tassé, refait « les erreurs du passé » pour « satisfaire les électeurs pendant deux ans », accuse le maire sortant, Maxime Pedneaud-Jobin.

« Jouer avec plus ou moins 20 millions $ pour satisfaire les électeurs, ce n’est pas responsable », a-t-il lancé en réaction au premier engagement de Denis Tassé. Ce dernier a proposé, lundi, une suspension de la taxe dédiée aux infrastructures en 2018 afin d’offrir des hausses de taxes municipales limitées à 1,5 % en 2018 et 2019 et à 2,3 % en en 2020-2021.

M. Pedneaud-Jobin précise qu’en ne prélevant pas le 1 % de la taxe dédiée aux infrastructures en 2018, ce sont 16 millions qui manqueront dans les coffres de la Ville à la fin du mandat. 

« Cette taxe dédiée est raisonnable, elle nous permet de poser des gestes concrets, elle nous permet de régler de vrais problèmes comme l’eau brune, a insisté le maire sortant. Si on ne met pas cet argent de côté pour faire les travaux, on refait exactement les mêmes erreurs que par le passé. »

M. Tassé a rappelé, lundi, que la Ville peine à réaliser la moitié des travaux planifiés par l’administration et qu’en ce sens, il était « inacceptable » de continuer à percevoir de l’argent des contribuables par le biais de la taxe dédiée aux infrastructures pour l’année à venir.