Le Service des incendies d’Ottawa a recréé une scène dans laquelle un homme s’aventure sur la glace trop mince de la rivière des Outaouais.
Le Service des incendies d’Ottawa a recréé une scène dans laquelle un homme s’aventure sur la glace trop mince de la rivière des Outaouais.

Démonstration de sécurité sur glace: une minute pour entamer sa survie [PHOTOS + VIDÉO]

La résistance du corps humain au stress intense de l’eau glaciale est surprenante. Un promeneur dont le poids a fait céder la glace d’un cours d’eau peut y survivre jusqu’à une heure, à condition de lui donner un coup de pouce.

Le Service des incendies d’Ottawa (SIO) a recréé, vendredi, une scène dans laquelle un homme s’aventure sur la glace trop mince de la rivière des Outaouais. Le cobaye était un pompier vêtu pour l’occasion d’une combinaison lui permettant de garder la chaleur.

Une première équipe de quatre personnes se lance à la rescousse de la victime, et une deuxième s’assure des arrières en assurant un rappel à l’aide d’une corde. Les pompiers pourront rapidement faire réchauffer le corps de la victime et l’amener rapidement à l’hôpital.

Le Service des incendies d’Ottawa a recréé une scène dans laquelle un homme s’aventure sur la glace trop mince de la rivière des Outaouais.

Mais le promeneur ordinaire n’a pas cet équipement lorsqu’il s’aventure sur un cours d’eau gelé. Il peut quand même sauver sa peau, s’il réussit à garder son calme et à exécuter quelques consignes de base.

«Tout le monde est différent, dit David André, technicien en sauvetage nautique du SIO. Mais l’idée est de se calmer dans la première minute, se tenir sur la glace, contrôler sa respiration. Si on est capable de faire cela, ensuite, on a jusqu’à dix minutes pour se sortir de là et se sauver soi-même.»

Les témoins d’une telle scène doivent d’abord appeler le 9-1-1 et ne pas jouer les héros si les conditions de la glace sont trop instables pour secourir une victime.

Le Service des incendies d’Ottawa a recréé une scène dans laquelle un homme s’aventure sur la glace trop mince de la rivière des Outaouais.

«Une personne ne devrait pas tenter de secourir son chien qui s’est aventuré trop loin», précise le spécialiste.

Un humain est bien plus lourd qu’un chien, et la vie humaine est précieuse.

Une personne seule devrait se souvenir de la règle «1-10-1», explique André Mollema, de la Coalition pour la prévention des noyades d’Ottawa.

Le Service des incendies d’Ottawa a recréé une scène dans laquelle un homme s’aventure sur la glace trop mince de la rivière des Outaouais.

«Une minute pour reprendre notre souffle. Il faut éviter que nos voies respiratoires se referment, car dans le froid, c’est un réflexe. Ensuite, on a 10 minutes pour rester actifs et pour se sortir de l’eau. Après cela, on perd de l’habileté de la force musculaire. Puis, si c’est impossible de sortir de l’eau, une personne peut lutter contre l’hypothermie pendant près d’une heure. Ensuite, on ne peut plus sortir.»

Lorsque c’est possible, et après avoir repris son souffle, il faut évidemment crier à l’aide.

Comment trouver une prise sûre, malgré l’eau courante? «Il faut se rappeler, dit M. Mollema, qu’avant de tomber on marchait sur une glace plus dure que celle qui a cédé. Alors, il faut retrouver cette glace dure, celle qui était sur les derniers pas. On allonge les bras sur cette glace afin de ne pas être emporté par le courant. Ensuite, c’est l’appel à l’aide, et le début d’une lutte d’une heure pour résister le plus longtemps possible en attendant les secouristes.»