Les Hullois ne digèrent pas le déménagement des Olympiques et de leur domicile dans le secteur Gatineau.

Déménagement de Guertin: Hullois et Gatinois aux antipodes

Les Hullois ne digèrent pas le déménagement des Olympiques et de leur domicile dans le secteur Gatineau. Moins d’une personne sur trois dans le secteur s’estime satisfaite de voir partir le club de hockey junior qui a fait vibrer l’Île-de-Hull pendant des décennies. Le tiers des répondants de ce secteur ne sont « pas du tout » satisfaits.

À l’inverse, les Gatinois accueilleront les « Piques » à bras ouverts, alors que plus de 57 % des répondants du sondage Segma Recherche commandé par Le Droit et le 104,7 Outaouais affirment être satisfaits du choix du secteur de la Cité fait par le conseil municipal l’hiver dernier.

Les répondants des secteurs Masson-Angers et Buckingham semblent aussi très heureux du rapprochement avec les Olympiques. Plus de 66 % des répondants sont satisfaits du déménagement. Selon le sondeur, Raynald Harvey, le maire sortant, Maxime Pedneaud-Jobin, fédère une forte proportion de répondants satisfaits (57,4 %) de la construction du futur aréna Guertin à place de la Cité. 

Pour sa part, la candidate indépendante à la mairie, Sylvie Goneau, se positionne complètement à l’encontre des répondants de son secteur en s’opposant au déménagement. Si elle est élue le 5 novembre prochain, Mme Goneau s’engage à mettre un terme au projet de complexe multiglaces avec Vision multisports Outaouais (VMSO) à la place de la Cité et à reconstruire un nouvel amphithéâtre pour les Olympiques sur le site actuel dans l’Île-de-Hull.

Méthodologie

Le sondage Segma Recherche a été réalisé pour le compte du Droit et du 104,7 Outaouais entre le 10 et le 14 octobre dernier à partir d’entrevues téléphoniques auprès de 654 répondants. L’échantillon a été généré aléatoirement parmi tous les numéros actifs sur le territoire de la Ville de Gatineau. Les données d’ensemble ont été pondérées sur la base du recensement de 2016 en fonction du sexe, de l’âge et de la répartition géographique des répondants. La marge d’erreur est de +/- 3,8 % selon un intervalle de confiance de 95 %.