M. Couillard a retenu sa volonté de travailler « en partenariat » avec le gouvernement du Québec, puisque ses projets d’achat d’autobus par la Société de transport de Montréal nécessiteront un coup de pouce de Québec.

Demandes de Valérie Plante: Québec et Ottawa prêts à écouter pour le moment

Tant du côté fédéral que provincial, les dirigeants politiques ont bien reçut l’annonce de l’élection à la mairie de Montréal de Valérie Plante. Ils se sont dits prêts à discuter avec elle de ses projets de transport en commun, mais sans s’engager formellement.

À Montréal, le premier ministre Philippe Couillard a dit retenir de la nouvelle mairesse qu’elle voulait parler de développement durable et de mobilité — et ces sujets lui sourient, a-t-il dit.

M. Couillard a aussi retenu sa volonté de travailler « en partenariat » avec le gouvernement du Québec, puisque ses projets d’achat d’autobus par la Société de transport de Montréal, par exemple, nécessiteront un coup de pouce de Québec.

Il n’a pas voulu s’engager clairement à contribuer à réaliser sa fameuse ligne rose du métro, cette autre ligne qui s’ajouterait à la verte, à l’orange, à la jaune et à la bleue.

« Ce matin, au téléphone, elle m’a parlé beaucoup de mobilité durable et ça, pour nous, c’est un projet important. On a plein de gros dossiers en évolution à Montréal ; on va les faire avancer », a seulement dit M. Couillard.

La nouvelle mairesse doit rencontrer le ministre des Affaires municipales, de la Sécurité publique et responsable de la Métropole, Martin Coiteux, mardi matin.

Pour ce qui est de l’ensemble du Québec, le premier ministre Couillard a aussi félicité tous les nouveaux élus et salué les candidats qui ont été défaits.

« Ici et ailleurs, il y a des jeunes et beaucoup plus de femmes, dont dans des postes de mairies importantes comme Montréal et Saguenay », a relevé le premier ministre.

« Ce que je retiens, c’est une campagne positive, avec de la substance, mais faite avec le sourire. Et je pense que les gens ont besoin de ça, maintenant. Il faut mettre ça dans le paysage politique, à la fois de la substance, mais également le message positif d’espoir », a-t-il ajouté.

Lisée

Le chef péquiste Jean-François Lisée, quant à lui, a relevé le nombre de femmes aux « postes de commandement de grandes villes » comme Montréal, Longueuil et Saguenay. « On va dans la bonne direction », a-t-il dit.

M. Lisée a également salué le maire sortant Denis Coderre, affirmant qu’ » il a sorti Montréal d’une période trouble ».

Il a également applaudi à « l’engagement de beaucoup de maires pour le transport en commun » — un thème qu’il souhaite lui aussi servir aux électeurs en 2018.

Au fédéral

Sur la scène fédérale, la ministre du Patrimoine, Mélanie Joly, s’est dite « très contente qu’on ait enfin une première mairesse à Montréal ».

Elle s’est montrée prête à « étudier tous les projets » de transport collectif qui seront soumis, incluant celui d’ajouter une « ligne rose » au réseau du métro. Mais aucun engagement ferme n’a été pris.

Plus tôt dans la journée, lors d’un point de presse sur les marches de l’hôtel de ville, Mme Plante s’était donné comme priorité l’achat d’autobus par la STM, affirmant qu’il en « manque cruellement » à Montréal.

Le ministre des Transports, Marc Garneau, de son côté, est resté vague. « On travaille très bien avec la Ville de Montréal sur beaucoup de dossiers. C’était le cas avec monsieur Coderre ; ça va être le cas avec madame Plante. »

Le ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, Amarjeet Sohi, n’a pas voulu s’engager clairement à financer le projet de ligne rose du métro, affirmant qu’il appartenait aux autorités locales de décider des priorités d’investissement en matière d’infrastructures de transport collectif.

« C’est une décision locale de prioriser quels projets ils veulent que nous subventionnions », a-t-il répliqué.

Il a rappelé que le gouvernement fédéral, en matière de transport collectif, s’était déjà engagé à financer le prolongement vers l’est de la ligne bleue du métro de Montréal et le futur Réseau électrique métropolitain (REM).