Le maire de Déléage, Raymond Morin, n’accorde «aucune valeur» aux allégations faites à son endroit, mardi soir, par quatre conseillers municipaux.

Déléage: le maire rejette toutes les critiques

Le maire de Déléage, Raymond Morin, n’accorde «aucune valeur» aux allégations faites à son endroit, mardi soir, par quatre conseillers municipaux. Selon lui, les élus qui demandent sa démission et la mise sous tutelle de la municipalité «font preuve d’une ignorance totale».

Malgré des allégations de harcèlement psychologique et d’abus de pouvoir le visant, ainsi que le très haut roulement de personnel au sein de la direction de la municipalité depuis son élection, le maire Morin affirme n’avoir absolument rien à se reprocher. «La municipalité de Déléage va très bien, dit-il. Elle est en santé. […] Ces gens-là ne savent pas ce qu’ils disent. Il n’est pas question que je démissionne. Ce n’était même pas une vraie résolution. Ce n’était pas à l’ordre du jour. Ils m’ont pris par surprise.»

Quant à la demande de mise sous tutelle, le maire ajoute n’avoir aucun problème à ce que le ministère des Affaires municipales débarque à Déléage pour faire la lumière sur la situation.

«C’est juste du monde qui manque d’éducation, lance le maire. Le ministère va venir les éduquer. Moi, je suis prêt à travailler avec tout le monde. Pour le reste, ce sont des allégations, et avec des allégations, on peut alléguer n’importe quoi.»

Raymond Morin attribue par ailleurs les critiques qui lui sont faites à ce qu’il qualifie de «clan» mené par la conseillère Michelle Briand. Il affirme que le départ de la directrice générale par intérim, Anne Labelle, a été causé par sa trop grande proximité avec l’ancienne administration. «Elle semblait être dirigée par l’ancien maire et quand on s’est rendu compte de ça on a voulu mettre fin à son contrat», avance-t-il.

Critiqué par une majorité de son conseil pour ne pas avoir respecté le rôle de l’administration au sein de la municipalité, le maire Morin explique que «quand tu veux redresser des choses, ça ne fait pas toujours l’affaire de tout le monde, comme ceux qui se laissent aller et qui font n’importe quoi».

Ce dernier admet toutefois que Déléage a vécu des moments difficiles dans les derniers mois en raison des nombreux départs au sein de l’équipe de cadres. «Ça se replace maintenant, dit-il. On vient d’embaucher une directrice générale.» Il s’agit de la cinquième personne à occuper ce poste en moins d’un an à Déléage.