Le défi de l’ours polaire d’Ottawa a permis de récolter plus de 22 000 $ qui seront remis aux athlètes qui participeront aux Jeux olympiques spéciaux ainsi qu’à leur famille.

Défi de l’ours polaire: se jeter à l’eau en plein hiver

Se jeter dans l’eau glaciale en plein hiver n’est évidemment pas recommandé... sauf quand cela permet d’amasser de l’argent pour une bonne cause.

C’est ce que des dizaines de personnes ont fait samedi matin au collège Algonquin à Ottawa dans le cadre de la 6e édition du Défi annuel de l’ours polaire organisé par les services de maintien de l’ordre d’Ottawa.

Le défi de l’ours polaire se déroule simultanément dans plusieurs villes aux quatre coins du pays et cherche à amasser des fonds à l’intention des athlètes des Jeux olympiques spéciaux ainsi que pour leurs familles.

Ce sont plus de 22 000 $ en dons qui ont été recueillis par les organisateurs de la branche ottavienne de l’événement. Ces dons serviront aux athlètes des Jeux olympiques spéciaux afin qu’ils puissent se préparer en vue de leurs prochaines compétitions. Ces Jeux regroupent autant des enfants, que des adolescents et des adultes ayant une déficience intellectuelle.

« Les fonds que nous amassons permettent aux personnes handicapées sur les plans intellectuels et physiques de jouir de tous les avantages qu’offre le sport, qu’il s’agisse du franc-jeu, d’une meilleure santé ou de camaraderie », a souligné l’inspecteur du Service de police d’Ottawa (SPO) John McGetrick.

« Des membres de tous les services de maintien de l’ordre sont ici avec nous pour supporter une bonne cause », a lancé un des porte-parole de la police provinciale de l’Ontario, Bill Dickson. « Nous avons adopté les Jeux olympiques spéciaux comme une des causes qui nous tiennent le plus à cœur. On ne fait pas qu’amasser de l’argent, on veut aussi passer du temps avec les athlètes et s’impliquer dans leur développement sportif et personnel. »

Le chef du SPO, Peter Sloly, était aussi de passage à l’événement. Même s’il n’a pas plongé dans l’eau glaciale samedi matin, il a tout de même tenu à être sur place pour offrir son support aux athlètes.

« Mes racines jamaïcaines refusent de me laisser plonger dans l’eau froide », a blagué le chef Sloly. « Je suis quand même ici pour vous supporter du mieux que je le peux. J’ai eu la chance de rencontrer quelques-uns des athlètes, ça me fait toujours chaud au cœur de voir comment ces athlètes sont courageux. Ils continuent de nous inspirer chaque jour. »

L’athlète ottavienne Mélanie Héroux a quant à elle pris le soin de partager son expérience acquise lors des Jeux olympiques spéciaux. « Sans les Jeux olympiques spéciaux, les athlètes seraient, pour la plupart, chez eux en train de s’ennuyer. Les Jeux nous permettent d’être nous-mêmes et d’avoir une place dans la communauté. »

Le SPO organisera un autre événement de collecte de fonds au profit des Jeux olympiques spéciaux, la Course du flambeau, en juin prochain.