La première des deux causes à l’origine du drame se résume au fait qu’un piston est sorti du cylindre hydraulique supérieur de l’engin de levage, entraînant la chute de la nacelle.
La première des deux causes à l’origine du drame se résume au fait qu’un piston est sorti du cylindre hydraulique supérieur de l’engin de levage, entraînant la chute de la nacelle.

Décès d’un travailleur à Kitigan Zibi: deux causes identifiées

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) évoque le bris d’un cylindre hydraulique ayant entraîné la chute d’une nacelle pour expliquer la mort tragique d’un élagueur, à Kitigan Zibi, le 23 mai dernier.

Denis Céré, des Entreprises d’émondage LDL inc., a perdu la vie lorsque sa nacelle est tombée.

Selon le rapport d’enquête de la CNESST rendu public mercredi, l’accident est dû à une réparation du système hydraulique qui a été exécutée sans tenir compte des directives du fabricant.

« M. Céré et son coéquipier étaient affectés à l’élagage des arbres près du réseau électrique aérien sur le chemin Paganakomin, résume-t-on dans le rapport. Pour exécuter ces travaux, ils utilisaient un camion-nacelle. M. Céré se trouvait seul dans la nacelle et il effectuait une manœuvre de déplacement à une hauteur d’environ 10 mètres. Un des cylindres hydrauliques de l’engin de levage a alors fait défaillance et la nacelle est tombée, avec M. Céré à son bord. Dans un mouvement de pendule, la nacelle a frappé le travailleur au sol ainsi que le côté du camion. Tandis que le travailleur au sol a subi des blessures légères, l’opérateur de la nacelle, souffrant de lésions multiples, est quant à lui décédé au centre hospitalier où il avait été transporté. »

La première des deux causes à l’origine du drame se résume au fait qu’un piston est sorti du cylindre hydraulique supérieur de l’engin de levage, entraînant la chute de la nacelle.

Selon les enquêteurs, le cylindre avait été réassemblé en 2013, lors d’une réparation précédente, même si de la rouille se trouvait sur une pièce, ce qui contrevient au manuel d’entretien du fabricant. Ce camion n’a pas été remis en service.

La CNESST rappelle l’importance et l’obligation, pour l’employeur, d’entretenir ses équipements « selon les règles de l’art et en concordance avec les directives des fabricants ».