Michel Lepire (à gauche) était l’un des fondateurs des Merveilles de sables.

Décès d’un fondateur de Merveilles de sable

L’événement gatinois Merveilles de sable pleure la mort de l’un de ses fondateurs, le réputé sculpteur sur glace et sur sable, Michel Lepire.

L’homme de 70 ans est décédé subitement lundi après-midi après avoir été foudroyé par un infarctus alors qu’il se trouvait au Centre Vidéotron, à Québec. Il se portait à merveille lorsqu’il a quitté la maison et n’avait aucun antécédent médical connu, a indiqué sa fille.

Connu à travers le monde, M. Lepire avait fondé son entreprise familiale en 1994 et a contribué à la création du festival Merveilles de sable au tournant des années 2000. C’est son équipe et lui qui étaient derrière la création des pièces maîtresses que l’on pouvait admirer lors de l’événement tenu au parc du Lac-Beauchamp. 

La présidente du comité organisateur de l’événement, Pauline Bouchard, ne cache pas qu’il s’agit d’une grande perte.

« Son décès subit nous prend tous par surprise. Il était connu internationalement, il a transcendé l’art éphémère, autant le sable que la glace. L’Outaouais gardera un très bon souvenir de lui. On va certainement trouver une façon de lui rendre hommage cet été », a-t-elle dit.  

Mme Bouchard affirme qu’il s’agissait d’un homme très passionné. Son entreprise a reçu de nombreux prix à l’échelle canadienne et mondiale au fil du temps. Son fils Marc s’est joint à lui en 1998, puis ses petits-fils, Mathieu et Gabriel, ont aussi suivi ses traces. 

« Je pense qu’il est parti comme il l’aurait voulu, sans souffrir. Il s’en va faire des sculptures dans les nuages », ajoute Mme Bouchard, précisant qu’il est prématuré de dire quels impacts pourrait avoir la situation sur la 18e édition de Merveilles de sable, prévue du 6 au 8 juillet. 

Ce décès survient à une période bien particulière pour la famille Lepire, car le Carnaval de Québec lui avait confié encore cette année l’édification du palais de Bonhomme. La famille du défunt affirme toutefois que le tout « va être livré dans les temps ». 

Avec Le Soleil