De la bière... et des nouveautés

Amateurs de bières artisanales, à vos verres !

C’est devant le décor bucolique du parlement, de la rivière des Outaouais et du pont Alexandra qu’a été lancée jeudi la 8e édition du Festibière de Gatineau dans la cour arrière du Musée canadien de l’histoire.

Plus de 350 bières du Québec et du Canada venant d’une trentaine de brasseries sont en vedette. Des restaurants et des camions de cuisine de rue sont aussi sur place pour les festivaliers qui auraient un petit creux ou qui chercheraient le meilleur mariage bière/bouffe estivale.

Le directeur général du Festibière, Michael O’Farrell, a indiqué que l’édition actuelle qui se déroule jusqu’à samedi inclusivement est la plus grosse depuis les débuts. Les activités pour les enfants, les conférences et l’animation ont en outre été bonifiées, a-t-il souligné.

Des nouveautés

Le Festibière présente aussi des spiritueux de distilleries québécoises comme Chic Choc et Les Subversifs, ainsi que les produits de Jack’s Soda.

« Nous sommes sortis un peu du moule de la bière. On se le fait demander souvent. Les gens cherchent des boissons alternatives », a expliqué M. O’Farrell.

Copropriétaire du Gainsbourg bistro-brasserie à Gatineau, Nicolas Cazelais signale que le Festibière constitue le meilleur événement pour faire des découvertes en un seul endroit, et pour appuyer les microbrasseries.

« Ça a un effet extraordinaire, en plus de donner de la vie dans une ville qui en a besoin. C’est la découverte des bières, c’est ensuite l’achat des bières en magasin et la visite de la brasserie, éventuellement », a-t-il expliqué.

Il est aussi essentiel pour des microbrasseurs comme Gainsbourg de participer à d’autres événements du genre, comme le Festival Bières et Saveurs de Chambly.

« Y’a des gens de Sherbrooke, de la Rive-Nord de Montréal et d’ailleurs qui nous ont vus à Chambly, qui ont goûté nos bières, et qui ont fait deux ou trois heures de route pour venir goûter à nos bières ici à Gatineau », a-t-il noté.

La part de marché des microbrasseries québécoises est de 9 % dans la province comparativement à 7 % il y a deux ans alors qu’elle est de 25 % pour les bières importées, comme la Corona ou la Heineken. Les gens doivent donc continuer d’encourager les brasseurs artisanaux québécois, a plaidé M. Cazelais.

« Nous faisons de meilleures bières ou aussi bonnes que ces gens-là, mais les gens achètent du branding. Les gens doivent comprendre que nous créons de l’emploi, que nous créons de la richesse et que l’argent reste ici », a-t-il fait valoir.