Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, a fait une annonce de financement pour les services de garde pour les enfants handicapés.

Davantage d’argent pour les enfants avec des besoins particuliers

Québec augmente de 66 % le budget alloué à l’intégration des enfants handicapés ayant des besoins importants dans les services de garde subventionnés en y injectant un montant supplémentaire de 6,4 millions $.

Le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe, était dans un centre de la petite enfance de Gatineau, jeudi, pour annoncer que le budget de 9,7 millions $ consacré l’an dernier à la Mesure exceptionnelle de soutien à l’intégration dans les services de garde pour les enfants handicapés ayant d’importants besoins (MES) passe à 16,1 millions $ pour l’année en cours.

« On parle d’enfants qui ont des besoins particuliers, qui, par exemple, vivent avec un trouble du spectre de l’autisme, pour qui c’est plus difficile la routine », a souligné M. Lacombe.

L’investissement annoncé permettra à chaque enfant bénéficiant de la MES d’obtenir un accompagnement maximal de huit heures par jour, comparativement à six heures auparavant.

Le ministre Lacombe a indiqué que 531 enfants ont profité de services particuliers dans leur milieu de garde au cours de la dernière année grâce à la MES. Il estime qu’il y aura « de 200 à 300 » autres enfants qui pourront y avoir accès avec le nouveau financement annoncé, mais ne peut garantir que toutes les demandes obtiendront une réponse positive.

« Les besoins fluctuent, a-t-il mentionné. On ne peut pas dire que ça va répondre à 100 % des demandes, parce qu’on ne sait pas combien de demandes on va recevoir. Par contre, ce qu’on voit actuellement, c’est qu’avec l’argent supplémentaire qu’on met sur la table, ça viendrait répondre à toutes les demandes qui ont été refusées par exemple l’année dernière en raison d’un manque de fonds. »

Le ministre Lacombe reconnaît par ailleurs qu’un défi pourrait être observé pour trouver du personnel pouvant offrir l’accompagnement aux enfants, qui se fait avec un ratio d’un pour un. « Je pense que la pénurie [de main-d’œuvre], ça ne doit pas nous empêcher d’aller de l’avant pour offrir le meilleur à nos tout-petits, a-t-il dit. En même temps, on offre aussi un salaire concurrentiel qui avoisine les 23 $ de l’heure pour ce type de ressource. »

Le gouvernement a aussi voulu rendre l’accès à la MES « plus souple ». « Plutôt que d’avoir un seul appel de demandes annuellement alors que les besoins peuvent se manifester en cours d’année, j’ai demandé à ce qu’on ajoute une autre période d’admissibilité », a fait savoir M. Lacombe.

Le premier appel de demandes pour l’année en cours a été lancé jeudi, tandis que l’autre aura lieu à l’automne, comme c’était le cas auparavant. L’idée d’ajouter une troisième période de soumission de demandes à l’hiver est également envisagée.

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) a salué la bonification de la MES.

Le syndicat estime toutefois que le financement additionnel permettra d’intégrer un total de 700 à 800 enfants dans les milieux de garde, alors qu’il évalue que 10 000 enfants présentent des besoins particuliers.