Les syndiqués ont une dent contre leur répartiteur après que celui-ci ait négocié une nouvelle entente avec l'aéroport pour hausser le montant des redevances. Le pacte, qui aurait été conclu en catimini, ferait en sorte que la somme versée passerait d'environ 2$ à près de 5$ pour chaque transport de client.

D'autres chauffeurs en lock-out

Un autre groupe de chauffeurs de taxi d'Ottawa se trouve désormais en lock-out.
Les conducteurs travaillant sous la bannière Capital n'ont pu conclure une entente avec leur employeur, Conventry Connections. Ces derniers se sont donc joints à leurs homologues affectés à l'aéroport sur le piquet de grève jeudi.
«L'offre finale de l'employeur a été rejetée par nos membres, pour plusieurs raisons, et en réaction, nous avons été mis en lock-out, a commenté George Chamoun, président du syndicat des 305 chauffeurs de Capital.
Parmi les divers points d'achoppement, la durée du contrat proposée par le Conventry Connections inquiète les syndiqués. Le répartiteur offre un contrat de trois ans.
«En raison de l'instabilité de l'industrie du taxi, notamment la réforme de la réglementation régissant leur travail bientôt entamé par la Ville d'Ottawa, nous ne savons pas à quoi nous attendre. Nous préférons donc un pacte d'un an», a souligné M. Chamoun.
La durée des vacances ainsi que les coûts mensuels inhérents à leur travail sont source d'inquiétude.
«Avant même de prendre la route le matin, un chauffeur doit s'attendre à payer 110$ par jour pour payer les redevances à l'employeur, leur essence, et leurs assurances commerciales qui peuvent être exorbitantes, surtout s'il y a un accident au dossier», a-t-il affirmé.
Le répartiteur Conventry Connections veut également ajouter des véhicules à la flotte existante. Encore une fois, le syndicat s'y oppose en vertu notamment de la vive compétition dans les rues d'Ottawa, encore plus grande avec l'arrivée du contesté service de covoiturage commercial Uber. «Nous ne voulons pas partager le peu de clientèle que nous avons», a rappelé M. Chamoun.
Le président du syndicat critique également l'état du centre d'appel du répartiteur. À son avis, il est désuet et reçoit un trop grand nombre d'appels pour desservir adéquatement les clients de la ville d'Ottawa.
Rappelons que Coventry Connections gère les appels de plusieurs municipalités ontariennes de ses bureaux de la rue Coventry, comme les services de taxi de Belleville, St. Catherines, Ajaxet Oshawa pour ne nommer que ceux-là.
«Parfois des clients nous informent qu'ils attendent 20, 30 minutes avant que leur appel soit répondu.»
En attendant une nouvelle ronde de négociations, les chauffeurs de taxi continueront à faire leur piquetage devant le siège social de leur employeur.
LeDroit n'a pu joindre un porte-parole de Coventry Connection jeudi.