Pierre Daoust (à droite), ancien directeur général de la CSCV, est maintenant commissaire. Il a été accueilli par le dg actuel, Daniel Bellemare.

CSCV: ancien DG devenu commissaire

Pierre Daoust, un ancien directeur général de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) dont le contrat avait été résilié à fort prix en 2008, vient d’être nommé commissaire scolaire pour cette même organisation.

Le conseil des commissaires de la CSCV a procédé à la nomination de M. Daoust, mercredi soir. Ce dernier occupera le siège de la circonscription Masson-Angers Est qui était vacant depuis la démission de Marc-Olivier Bisson.

M. Daoust a rempli les fonctions de directeur général de la CSCV pendant près de huit avant que le conseil des commissaires, qui était présidé en 2008 par l’ancien député de Papineau, Alexandre Iracà, mette subitement fin à son contrat à la suite d’un bris de confiance.

M. Daoust avait par la suite été réaffecté à un poste de directeur adjoint des écoles du Sacré-Coeur et Saint-Laurent avant de prendre sa retraite au début 2013. La résiliation de son contrat de directeur général avait toutefois entraîné des coûts supplémentaires de 250 000 $ à la population, comme l’avait révélé LeDroit en 2012, grâce à des documents obtenus en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

L’ancien gestionnaire s’était lancé dans la course pour un poste de commissaire à trois reprises lors des élections scolaires générales de 2014 et lors de deux élections partielles en 2016. Il avait laissé tomber sa candidature à deux reprises, avant d’encaisser un revers à sa dernière tentative en juin 2016.

« Je n’ai pas autre chose qu’un intérêt à aller m’asseoir autour d’une table au sein d’une commission scolaire que j’ai beaucoup appréciée et que j’apprécie encore beaucoup. C’est une dimension de ma vie que je ne connais pas parce que j’ai toujours été de l’autre côté. Même si un directeur général est très près du pouvoir politique, ce n’est pas un acteur politique », a affirmé M. Daoust, par rapport à sa nomination.

L’ancien gestionnaire soutient que l’histoire entourant sa résiliation de contrat à la CSCV est maintenant chose du passé.

« Le fait que les membres du conseil m’aient choisi, je pense que ça démontre que la page a été tournée et qu’on a passé à autre chose. [...] Je ne suis pas quelqu’un de rancunier et je ne passerai pas ma vie à vivre dans le passé », a-t-il dit.

Le président de la CSCV, Éric Antoine, a indiqué que l’historique de M. Daoust avec la commission scolaire avait fait l’objet des échanges en comité de travail lors du processus de sélection. Au final, le conseil des commissaires a décidé de faire abstraction du passé, a souligné M. Antoine.

« Il y a des gens qui ont une mémoire et qui avaient ça en tête. Ç’a fait partie des discussions, mais le passé n’est pas garant du futur. Si on regarde vers l’avant, c’est une voix parmi 15. Je pense qu’il a beaucoup plus à apporter que ce qu’il traîne dans son passé. [...] Il va s’exprimer et amener son bagage, il a plusieurs bonnes idées et il a une bonne connaissance du milieu et de l’organisation. Je n’y vois qu’une valeur ajoutée », a commenté ce dernier.

M. Antoine et la direction de la CSCV ont refusé, mercredi soir, de préciser au Droit le nombre exact de candidatures qui avaient été reçues pour combler le siège de la circonscription 9, préférant utiliser le terme « quelques-unes ».