Le maire de Gatineau salue la position du premier ministre Legault face à la bureaucratie qui ralentit les démarches pour venir en aide aux sinistrés.

Québec veut agir vite et collaborer avec les villes

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, salue la volonté du premier ministre François Legault de poser des actions immédiates pour contrer des inondations tout en voulant prendre le temps de travailler avec les villes pour mettre en place des solutions durables à long terme pour faire face aux changements climatiques.

« Je n’aime pas la bureaucratie, je n’aime pas quand ça traîne, a insisté M. Legault, jeudi matin, devant les maires et conseillers municipaux réunis aux Assises annuelles de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Quand on parle d’infrastructures vertes, il y a de l’argent disponible et il est temps qu’on l’utilise et je veux que ça se fasse hier. »

Une enveloppe fédérale de 1,8 milliard $ pour financer la construction d’infrastructures vertes est actuellement disponible pour le Québec. Il existe aussi un Fonds fédéral d’atténuation et d’adaptation en matière de catastrophe qui dispose d’une enveloppe de 2 milliards $ pour des projets à travers le Canada.

« La volonté d’agir rapidement, je suis content de ça, on a tous cette volonté et c’est d’autant plus important que c’est compliqué, a noté le maire. Il y a certainement des actions à court terme qu’on peut faire pour permettre de protéger des parties de quartiers ou des rues, mais pour trouver des solutions durables à des enjeux comme les changements climatiques, ça va prendre du temps. »

En ce sens, le premier ministre Legault a précisé que les villes et le gouvernement du Québec devront « ensemble » être « responsables ».

« Il faut s’asseoir avec vous pour trouver une solution durable et financièrement viable », a précisé M. Legault en s’adressant aux élus municipaux.

M. Pedneaud-Jobin dit attendre plus de détails concernant la façon dont les villes pourront intervenir dans la réflexion.

« Moi, je ne veux pas qu’on s’exprime à la fin du processus, mais durant tout le processus, insiste-t-il. C’est pour ça que l’UMQ a formé un comité de huit maires, un comité un peu miroir au comité ministériel pour qu’on soit l’interlocuteur auprès du gouvernement du Québec. Je fais partie de ces huit maires et on va s’assurer d’être un partenaire à chaque étape de la réflexion. »