Par écrit, la Municipalité de Pontiac invite les citoyens «dont les demeures sont à risque, mais pas encore sous avis d’évacuation, à se préparer à une telle éventualité puisque les niveaux d’eau continuent à monter».

Premières évacuations à Pontiac

La Municipalité de Pontiac a entamé ses premières opérations d’évacuation, mercredi après-midi.

Cette mesure de protection vise pour l’instant les propriétés du chemin Dion, entre les secteurs Quyon et Pontiac.

Il s’agit plus précisément de 10 maisons et de quatre chalets, indique la mairesse suppléante, Leslie-Anne Barber.

Par écrit, la municipalité invite les citoyens « dont les demeures sont à risque, mais pas encore sous avis d’évacuation, à se préparer à une telle éventualité puisque les niveaux d’eau continuent à monter ».

Pontiac était toujours en état d’alerte, mercredi soir. Les résidents qui désirent évacuer de façon préventive peuvent le demander aux autorités municipales, ou, après 22h, à la Croix-Rouge.

Par ailleurs, le chemin Eardley-Masham est toujours fermé à la circulation, pour une durée indéterminée. Des morceaux de la route ont été emportés par les eaux.

Mardi, le député fédéral de Pontiac, Will Amos, avait rencontré les membres des Forces armées, sur le territoire de Mansfield, un secteur durement touché dans la MRC de Pontiac. Les troupes y ont inspecté les infrastructures municipales et remplies de sacs de sable.

La municipalité de Waltham, à l’ouest de Fort-Coulonge, est aussi près de subir des inondations semblables à celles du printemps 2017.

Le maire de Campbell’s Bay, Maurice Beauregard, a demandé à l’armée canadienne d’inspecter les infrastructures municipales.

Cette mesure de protection vise pour l’instant une dizaine de propriétés du chemin Dion, entre les secteurs Quyon et Pontiac.

Un « pas de recul » à prendre

Will Amos souhaite d’ailleurs qu’un « pas de recul » soit pris après la présente crue des eaux afin d’évaluer comment les petites municipalités rurales peuvent être mieux outillées, à l’avenir, pour répondre aux catastrophes naturelles.

Tout en saluant la « bonne réponse » offerte par les Forces armées canadiennes, le député fédéral de Pontiac note qu’une grande ville comme Gatineau a « une capacité de répondre aux désastres liés aux changements climatiques accrue » par rapport au secteur rural.

« Dans nos milieux ruraux, que ce soit Val-des-Monts, la municipalité de Pontiac ou Low, les trois on déclaré des états d’urgence et elles ont des centaines de kilomètres de rues publiques et des centaines de kilomètres de rue privée, mais parfois un seul ingénieur, a-t-il mentionné mercredi. [...] Les Forces armées canadiennes sont devenues un incontournable [pour ces municipalités]. »

Le bilan des inondations du printemps 2019 pourrait donc servir à trouver des solutions pour accroître l’accès à des ressources spécialisées lorsque des catastrophes naturelles surviennent dans le monde rural, croit M. Amos en précisant que les discussions à ce sujet devront rassembler les paliers municipal, provincial et fédéral.

Il importe aussi selon lui de considérer l’état de « l’infrastructure numérique » dans les zones rurales, car  les communications cellulaires y sont parfois difficiles, voire impossibles par endroits.