À l’échelle provinciale, la somme globale versée jusqu’à maintenant aux sinistrés s’élève à 46 609 000 $.

Plus de 4,8 M$ versés aux sinistrés de l’Outaouais

Les résidents des 51 municipalités de l’Outaouais affectées par les inondations du printemps dernier ont reçu jusqu’à présent des indemnisations totalisant un peu plus de 4,8 millions $ par Québec.

Selon les données du ministère de la Sécurité publique (MSP), 1383 demandes ont été formulées par des citoyens de la région en marge du Programme général d’indemnisation et d’aide financière lors de sinistres réels ou imminents. 

L’enveloppe totale attribuée aux sinistrés de l’Outaouais se chiffrait à 4 828 000$ en date du 22 juillet dernier. 

En moyenne, le tout représente ainsi 1517$ par demande d’indemnisation.

Uniquement dans le cas de la Ville de Gatineau, pour laquelle la date limite pour faire une réclamation était jeudi, les 680 indemnisations totalisaient un peu plus de 2 175 000$ à la même date. 

C’est donc dire que d’autres demandes pourraient avoir été soumises dans les derniers jours et que la somme pourrait encore gonfler.

Pour la municipalité de Pontiac, où la date butoir était identique, les 134 demandes formulées ont mené au versement de 378 000$.

Le 25 juillet était la date limite pour avoir recours à une aide financière de Québec pour les sinistrés d’une douzaine d’autres municipalités de la région, dont Gracefield, Notre-Dame-de-la-Salette, Papineauville, Saint-André-Avellin et Val-des-Monts.

À l’échelle provinciale, la somme globale versée jusqu’à maintenant s’élève à 46 609 000$. Au total, 6667 demandes ont été acheminées.

1383 demandes ont été formulées par des citoyens de la région en marge du Programme général d’indemnisation et d’aide financière lors de sinistres réels ou imminents.

Pour le reste de l’Outaouais, les dates limites pour soumettre une demande d’indemnisation diffèrent selon les municipalités. Dans bon nombre de cas, il s’agit du 8 août, par exemple à Chelsea, Campbell’s Bay, Fort-Coulonge et Plaisance, tandis que les résidents de Cantley et Maniwaki doivent respectivement le faire d’ici le 5 septembre et le 18 octobre.

La mairesse de Pontiac, Joanne Labadie, s’est d’abord montrée étonnée du faible nombre de demandes acheminées par les citoyens de sa municipalité. Mais considérant que contrairement aux inondations de mai 2017, les chalets à vocation commerciale (par exemple pour des locations via des plateformes comme Airbnb) ne sont plus admissibles pour une aide financière, elle a par la suite précisé que les chiffres étaient représentatifs de la réalité sur le terrain.

Il y a deux ans, 120 dossiers avaient été ouverts au MSP au sujet de résidences primaires situées à Pontiac, dit-elle.

Elle rappelle par ailleurs que si la superficie du territoire affecté par les inondations dans sa municipalité était somme toute équivalente à celle de 2017 en raison de la topographie, reste que « beaucoup plus de propriétés ont été touchées, car le niveau de l’eau était plus élevé ».

« Il y a encore des interventions du printemps 2017 qui ne sont pas finalisées. Il y a encore beaucoup de questions pour nous », ajoute Mme Labadie, soulignant que l’administration municipale a une rencontre prévue la semaine prochaine avec le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation.

De son côté, la Ville de Gatineau n’était pas en mesure de commenter les chiffres obtenus par Le Droit.

Pour être admissible au nouveau programme, selon les critères établis par le MSP, il faut être propriétaire de la résidence principale ou locataire ; être propriétaire du bâtiment essentiel à l’exploitation de son entreprise et y habiter (dans le cas où l’entreprise est constituée en société par actions, on doit détenir au moins 50 % des actions avec droit de vote de la société) ou encore habiter dans la résidence et y louer un logement à un particulier pour qui cette partie du bâtiment constitue également sa résidence principale.

Pour ne citer que quelques exemples, les sinistrés pouvaient par exemple obtenir une indemnité de 20 $ par jour par personne, et ce du 4e au 100e jour pour évacuer leur résidence « aux fins de sécurité publique ou pour réaliser des travaux ». 

Il était aussi possible d’obtenir jusqu’à 1000$ si des biens meubles ont dû être déménagés après le sinistre ou entreposés pour effectuer des travaux. 

Les sinistrés avaient aussi droit à une indemnité pour chacun des biens meubles essentiels endommagés, notamment un réfrigérateur (1000$), une laveuse (800$) ou encore une cuisinière (700$).