Le Shawiniganais Jonathan Lapointe et son père Marcel font partie des bénévoles déployés à Gatineau en Outaouais pour aider les sinistrés des inondations.

Père et fils font équipe pour aider les sinistrés de Gatineau

Trois-Rivières — Les sinistrés touchés par les récentes inondations à Gatineau peuvent compter sur le soutien et l’aide de plusieurs bénévoles de la Croix-Rouge afin de traverser cette épreuve, dont les Shawiniganais Marcel et Jonathan Lapointe.

Le père et le fils se trouvent en effet en Outaouais depuis le début de la semaine afin de proposer des services d’urgence, principalement reliés à l’hébergement ainsi qu’à l’alimentation, et distribuer de l’aide financière aux personnes touchées qui en ont besoin. Pour les deux hommes, venir en aide aux personnes touchées par un quelconque sinistre n’a rien d’une corvée. Au contraire, ils confient qu’ils se verraient mal rester assis dans leur salon à ne rien faire alors que des gens traversent des moments difficiles.

«J’ai le goût d’aider mon prochain. Si j’étais dans le trouble, j’aimerais qu’on fasse la même chose pour moi. Ça demande une certaine planification, notamment relativement à mon emploi et ma vie familiale, mais je crois qu’avec mon expérience personnelle, je peux apporter quelque chose à l’organisation pour aider. Quand on arrive sur les lieux d’un sinistre et que les gens constatent qu’on est là pour eux et qu’on est des bénévoles, ça change tout», confie le consultant en ingénierie et père de deux fillettes.

L’homme de 37 ans a en quelque sorte reçu l’appel il y a près de six ans en assistant, impuissant, à la tragédie de Lac-Mégantic.

«Je me suis rendu compte à ce moment que je voulais aider. Je me suis par la suite inscrit pour devenir bénévole à la Croix-Rouge», raconte celui qui a été imité par son père deux ans plus tard.

Depuis, les deux hommes ont suivi des formations afin de pouvoir participer à des déploiements à l’extérieur de la Mauricie, comme c’est le cas présentement. Le fils agit d’ailleurs comme coordonnateur du centre d’accueil et d’information de Gatineau lorsqu’il est en service, soit entre 16 h 30 et minuit. Et comme il est le responsable du territoire situé entre Shawinigan et le réservoir Gouin en Haute-Mauricie, il doit également continuer à superviser les équipes dans sa région au cas où une demande lui parvenait, et ce, tout en effectuant à distance des tâches reliées à son emploi. Malgré tous les sacrifices que cela implique, il ne voit pas quand il mettra fin à son implication bénévole.

Pour sa part, l’infirmier auxiliaire retraité qui célébrera très bientôt son 70e anniversaire à l’intention de s’impliquer au sein de la Croix-Rouge tant et aussi longtemps que sa santé le lui permettra.

Des moments marquants

Au cours des dernières années, messieurs Lapointe ont porté assistance à de nombreuses personnes. Le fils se souvient entre autres de l’intervention à la suite de la tempête de neige qui a causé de nombreuses pannes de courant au Centre-de-la-Mauricie en novembre dernier, de l’accueil des 25 000 réfugiés syriens lors de leur arrivée au Canada en 2015 et bien sûr des inondations de 2017 et de cette année. Il a d’ailleurs été touché par certaines histoires lors de sa première visite à Gatineau ce printemps au cours du congé pascal.

«Il y a des gens qui n’étaient pas encore retournés chez eux depuis les inondations de 2017 et qui sont de nouveau sinistrés cette année. C’est certain que ça amène des situations émotives par moments», reconnaît-il.

Pas dans la région

Du côté de la Mauricie et du Centre-du-Québec, les situations dans les différentes localités touchées par les inondations n’ont pas nécessité l’intervention des bénévoles de la Croix-Rouge. Le responsable des communications pour l’organisme, Carl Boisvert, soutient que des équipes étaient tout de même prêtes à intervenir si une localité en avait fait la demande. «La région a été touchée, mais il y a eu moins de demandes d’aide», poursuit pour sa part Jonathan Lapointe.