La maison d’Antonio Cardoso, sur la rue Saratoga, a été épargnée par les inondations ce printemps.

Inondations: des résidents d'Aylmer se considèrent chanceux d'avoir été épargnés

Pendant que quelques canards se promenaient sur l’eau recouvrant encore plusieurs artères du secteur Aylmer, lundi, les résidents avaient bien hâte de voir la rivière des Outaouais rentrer dans son lit.

Huguette et Raymond Gaudet ont eu un printemps bien moins difficile que celui vécu il y a deux ans dans leur résidence du chemin Fraser. Lors de la crue de 2017, leur fondation avait cédé sous la pression de l’eau, a expliqué M. Gaudet.

« On n’avait pas eu le choix de faire soulever la maison, d’enlever toute l’ancienne fondation et d’en mettre une neuve », a-t-il raconté.

Leur résidence étant maintenant surélevée, il n’y a pas eu une seule goutte d’eau dans leur vide sanitaire. Mme Gaudet est tout de même impatiente de voir l’eau se retirer.

Ce sera un répit bien mérité pour ses voisins inondés et ça lui offrira plus de liberté dans ses mouvements, la circulation étant toujours impossible sur le chemin Fraser. « Cette année, ce qui m’énerve, c’est de ne pas être capable de sortir à volonté », a-t-elle mentionné.

Un peu plus à l’ouest, sur la rue Saratoga, Antonio Cardoso se considérait lui aussi chanceux. Même si l’eau de la rivière des Outaouais est montée « beaucoup plus haut qu’en 2017 » sur sa rue, sa maison a été épargnée.

Un peu partout sur les artères situées près de la rivière, les digues n’ont pas encore bougé et les pompes continuent de rouler. Les niveaux doivent enfin arrêter de monter, mais les autorités ont bien averti les riverains que la décrue sera longue.

La Ville de Gatineau rapportait lundi après-midi que 2129 citoyens se sont inscrits comme sinistrés, soit 1797 adultes et 332 enfants provenant de 1034 ménages.