Le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin discute avec le ministre Mathieu Lacombe lors de la corvée de sacs de sable organisée à l’aréna Beaudry.

Inondations de 2017: «De mauvais souvenirs», dit le ministre Lacombe

Il y a deux ans presque jour pour jour, Mathieu Lacombe avait vécu les inondations historiques dans la lentille des médias, à titre de chef d’antenne. Cette fois, il est appelé à vivre ce malheureux épisode d’un tout autre angle, en tant que ministre responsable de l’Outaouais.

«Quand je regarde ça, ça me rappelle de mauvais souvenirs, car j’étais de votre côté (les médias), sur le terrain, les deux pieds dans l’eau à couvrir ce qui se passait. Je me rappelle à quel point les gens étaient découragés. C’est sûr que quand on regarde les pronostics, qui ne sont pas très encourageants, ça renforce le fait qu’il faut prendre les bonnes décisions et qu’il faut le faire rapidement. Par contre, quand je vois tout le travail fait par la Ville de Gatineau, je suis rassuré. Je pense que la Ville a tiré de bonnes leçons du dernier épisode, et on est encore mieux préparés cette fois-ci», a-t-il lancé en point de presse. 

Celui qui a été élu il y a à peine six mois perçoit son rôle comme une courroie de transmission entre le gouvernement provincial et ce qui se passe sur le terrain, dans les municipalités de la région, en cette période de crise.

À LIRE AUSSI

>> L'armée demandée en renfort en Outaouais

>> Les zones à risque d'être inondées s'élargissent à Gatineau

>> Crue printanière: une corvée de solidarité réussie à Gatineau

«C’est important d’être sur le terrain, de démontrer aux citoyens qu’on est là, que nous ne sommes pas dans un bureau à Québec ou à Montréal, ça fait la différence. On prend le pouls directement des gens, et ça fait la différence. J’ai rencontré ce matin des gens qui m’ont fait part de réalités dont je n’étais pas au courant», a expliqué le député de Papineau. 

Même s’il soutient que la priorité à l’heure actuelle est de se serrer les coudes, M. Lacombe ne cache pas qu’il y a une prise de conscience collective à faire avec ces sinistres à répétition. 

«Je pense qu’il y a des questions à se poser, mais ces questions-là sont justement sur la table en ce moment. Vous avez vu que ma collègue Geneviève Guilbault (ministre de la Sécurité publique) a déposé son projet de loi pour un nouveau programme d’indemnisation. [...] Je pense qu’il y a un pas qui a été franchi, en disant, quand on arrive à un certain niveau d’indemnisation, la personne aura un choix aussi à faire : est-ce que je quitte ou est-ce que j’assume maintenant les conséquences de ce qui pourrait arriver ? Mais encore une fois, c’est dans quelques semaines qu’on pourra se poser ces questions-là. Aujourd’hui, je ne pense pas que mon rôle est de donner des leçons», affirme le ministre, ajoutant qu’il s’agit de cas «pas simples et émotifs».