Rien ne va plus à Plaisance et à Papineauville où l’état d’urgence a été déclaré vendredi.

État d’urgence et évacuation à Plaisance

La municipalité de Plaisance, dans la Petite-Nation, a décrété l’état d’urgence, vendredi, en plus d’ordonner l’évacuation obligatoire des résidents du chemin de la Grande-Presqu’Île et du chemin de la Traverse.

Au total, une centaine de citoyens ont reçu l’ordre d’évacuer leur domicile. Un peu plus d’une cinquantaine de maisons se retrouvent maintenant isolées et coupées de tous liens routiers avec le reste de la municipalité. 

Le chemin de la Grande-Presqu’Île est submergé par plus de 30 centimètres d’eau provenant du débordement de la rivière des Outaouais, depuis déjà plusieurs jours. Afin de permettre aux résidents de sortir du secteur, un chemin temporaire avait été mis en place par le biais de la montée Chartrand, cet ancien lien reliant la Petite-Presqu’Île à la Grande-Presqu’Île est situé sur le territoire du Parc national de Plaisance, propriété de la Société des établissements de plein air du Québec. 

Lors de la crue printanière de 2017, plusieurs résidents s’étaient retrouvés coincés sur la Grande-Presqu’Île à cause de la même situation. Plaisance voulait éviter que la situation se répète cette année. Or, la montée du niveau de l’eau, vendredi, a forcé les autorités à passer à la prochaine étape puisque même le chemin de contournement n’est plus carrossable.

« Avec les vents et la pluie qui s’en mêlent, la situation se détériore rapidement. On a essayé d’étirer le temps, mais ça ne peut plus fonctionner. On voyait que les vagues embarquaient sur le chemin soulevé et on a décidé d’envoyer un avis obligatoire. S’il y a des gens qui décident de rester dans leur maison, on ne peut plus assurer les services d’urgence. Quand le peak d’inondations arrivera lundi, il risque d’y avoir trois ou quatre pieds d’eau sur le chemin », a affirmé au Droit le maire de Plaisance, Christian Pilon.

M. Pilon n’était pas en mesure, vendredi après-midi, de confirmer le nombre de résidents qui avaient évacué leur maison. En plus du secteur de la Grande-Presqu’Île qui se retrouve isolé, une trentaine de maisons sont également menacées par la montée des eaux de la rivière Petite-Nation, sur la rue Martin, où quelque 2500 sacs de sable ont été distribués. Un avis préventif d’évacuation a d’ailleurs été envoyé vendredi matin aux propriétaires de ces résidences. 

Papineauville aussi

Toujours dans la Petite-Nation, les élus de Papineauville ont aussi déclaré l’état d’urgence, vendredi, lors d’une assemblée extraordinaire. 

« Le conseil déclare l’état d’urgence sur les rues Lombard, Colle, Lionel, Servant, Major, Laflamme, route 148, Henri-Bourassa sud, Asa-Cooke, St-Julien, Papineau, chemin de la Rouge et Steen de la Municipalité pour une période de 5 jours en raison des inondations et des circonstances nécessitant la déclaration de l’état d’urgence », a publié la municipalité, sur sa page Facebook.