Il faudra de nombreux jours avant que les eaux ne se retirent complètement et «la réouverture de l’ensemble des voies de circulation pourrait s’échelonner sur plusieurs semaines», indique le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Entraves routières en Outaouais: encore plusieurs semaines de tracas

Le télétravail, le covoiturage, le recours au transport en commun et la modification des heures de travail seront à privilégier pour encore plusieurs semaines, avertit le maire Pedneaud-Jobin, qui précise que le réseau routier est encore bien loin d’un retour à la normale.

«On sait que c’est l’un des gros enjeux qu’on vit et qu’on va continuer à vivre pendant plusieurs semaines. J’insiste là-dessus. Ce qu’on vit n’est pas facile au niveau de la circulation, mais ça va rester comme ça pour plusieurs semaines. La 50 est enrochée, Fournier est enroché, le pont des Chaudières est fermé, la bretelle St-Louis est fermée, il y a des travaux sur l’ensemble du réseau, donc ça va rester difficile. La meilleure solution, de loin, ça reste que les gens aient un horaire variable, pour ceux et celles qui le peuvent. Ça permet d’étirer l’heure de pointe sur une plus longue période. […] Le reste, ce ne sont que des accomodements qu’on essaie de faire du mieux possible, mais il y a trop d’entraves à la circulation à trop d’endroits à Gatineau», de dire M. Pedneaud-Jobin.

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Il faudra de nombreux jours avant que les eaux ne se retirent complètement et «la réouverture de l’ensemble des voies de circulation pourrait s’échelonner sur plusieurs semaines, plusieurs étapes étant nécessaires pour s’assurer de la sécurité de la rue avant sa réouverture».

Les entraves routières ont des impacts importants sur le transport en commun, la Société de transport de l’Outaouais (STO) avouant que la situation est «très difficile» sur une bonne partie de son réseau.

«On a beaucoup de points chauds un peu partout en ville, mais particulièrement en partance d’Ottawa au retour à la maison. On s’adapte au jour le jour, en concertation avec nos partenaires du Centre de coordination des mesures d’urgence. […] Pour les gens qui peuvent modifier leur horaire, c’est une bonne option. Pour nous, ça va mieux entre 6 h et 7 h 30 qu’entre 7 h 30 et 8 h 30 sur le réseau en général, ça va aussi mieux entre 15 h et 16 h plutôt qu’entre 16 h et 17 h. Ce sont de petits changements comme ça qui peuvent faire la différence pour notre clientèle. Il n’y a pas de solution magique, c’est vraiment la somme des actions de tout le monde», soutient la directrice adjointe des communications de la STO, Sophie St-Pierre.