Selon le député Steven MacKinnon (au centre), il faut faire une distinction entre un enjeu de circulation et un enjeu de sécurité.

Différente crue, différents ajustements

Contrairement à 2017, les bureaux du gouvernement fédéral sont demeurés ouverts au plus fort de la crise des inondations printanières. Les autorités ne sont toutefois pas moins préoccupées et ne jugent pas que la situation est moins grave, assure le député de Gatineau, Steven MacKinnon.

Pendant quatre jours cette semaine, les bureaux du gouvernement du Québec à Gatineau ont été fermés pour alléger la pression sur le réseau routier de l’Outaouais, notamment en raison de fermetures de voies sur l’autoroute 50 en raison des travaux d’immunisation aux inondations.

En 2017, le gouvernement fédéral avait fait la même chose les 8 et 9 mai. L’autoroute 50 était toutefois complètement fermée entre le boulevard La Gappe et la rue Montcalm. Pour M. MacKinnon, la décision est différente cette fois parce que la situation l’est.

«Il faut faire la distinction entre un enjeu de sécurité et un enjeu de circulation», soutient le député de Gatineau.

Selon le député Steven MacKinnon, il faut faire une distinction entre un enjeu de circulation et un enjeu de sécurité.

Steven MacKinnon reconnaît que la situation sur les routes de la région est loin d’être rose depuis quelques jours, particulièrement mardi matin alors qu’un immense bouchon de circulation s’est installé sur la 50 en direction ouest.

Plutôt que de fermer complètement les bureaux du gouvernement fédéral, il soutient que les gestionnaires ont la consigne de faire preuve de flexibilité en permettant à leurs employés de travailler de la maison ou de moduler leurs heures de travail.

«Quelqu’un qui est affecté directement, un sinistré, ou une personne qui craint de le devenir, c’est un autre niveau complet de flexibilité qui est exigée», soutient M. MacKinnon.

Ce dernier ajoute que le nombre d’employés qui se branchent à distance au réseau interne du fédéral est en forte hausse depuis le début de la semaine. Il est toutefois impossible de donner des statistiques précises à ce sujet, notamment pour ce qui est du lieu de résidence des employés connectés au réseau.

«Personnellement, je crains moins le sommet des niveaux d’eau que les deux ou trois semaines qui vont suivre. Les gens vont continuer tout ce temps-là de surveiller leurs pompes afin de protéger leur résidence. Ça va être très difficile.»