Louise Lortie Séguin, 72 ans, est décédée soudainement en revenant chez elle, dans le secteur Quyon, dans la nuit du 19 au 20 avril.

Des funérailles en mai pour la victime de Quyon

Les funérailles de Louise Lortie Séguin, décédée lorsque sa voiture est tombée dans un trou créé par la crue printanière, à Pontiac, auront lieu en mai. Pour aider la famille et son conjoint à passer à travers cette épreuve, la communauté endeuillée de Pontiac organise une campagne de sociofinancement.

La dame de 72 ans est décédée soudainement en revenant chez elle, dans le secteur Quyon, dans la nuit du 19 au 20 avril.

Sa voiture a fait une chute de plusieurs mètres, dans un énorme trou qui s’était formé sur le chemin Bronson-Bryant, près de la rue Clarendon.

Quelques heures avant son passage, un ponceau avait cédé sous la pression de l’eau du ruisseau qui passait sous le chemin Bronson-Bryant.

Ce bris a provoqué un important affaissement du sol, emportant la chaussée.

Mme Lortie Séguin n’a jamais pu voir ce trou béant sur ce chemin rural, qui n’est pas éclairé.

La résidente de Pontiac laisse dans le deuil son époux, John Jolie, ses trois enfants, ses cinq petits-enfants, et ses trois arrières-petits-enfants.

Louise Lortie Séguin et son époux John Jolie

Ses funérailles auront lieu le 11 mai à l’église Liberty Ministries, dans le secteur Aylmer, à Gatineau.

D’ailleurs, une page dédiée au sociofinancement des funérailles de la défunte a été créée sur GoFundMe.

«John pleure maintenant la perte de sa partenaire, de son amour, de sa femme. Des moments comme ceux-ci entraînent inévitablement un fardeau financier», lit-on.

Louise Lortie Séguin connaissait à peu près tout le monde, dans son coin de pays.

Samedi matin, la mairesse de Pontiac, Joanne Labadie évoquait la perte d’un «membre de la famille» et d’une personne importante pour la communauté.

«Au fil des ans, écrit l'instigatrice de la campagne de financement, Nathalie Godin Laviolette, (le couple) a accueilli des enfants ayant des besoins spéciaux, a ouvert une maison pour personnes âgées, sauvé des animaux errants, domestiques ou sauvages. Cependant, leur plus grande entreprise a été la Maison Luskville. Pendant des décennies, John et Louise ont dirigé une maison de convalescence pour hommes qui luttaient contre la toxicomanie, l’alcoolisme et leurs problèmes de santé mentale. Il semble que près de 1400 hommes sont passés dans leur maison. Non seulement ils ont logé ces hommes, mais ils ont également apporté leur aide aux familles de ces hommes.»