Cette maison en construction sur la rue Pago, à Clarence-Rockland, a été épargnée par la crue printanière, malgré qu'elle soit située en zone inondable.

Crue printanière: pas d’expropriation à Clarence-Rockland

Le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins, a indiqué qu’il n’y aurait pas d’expropriation des riverains ou de changements de zonage dans les régions inondables de la municipalité.

Ces actions ne seront pas mises en œuvre pour l’instant en raison du manque de ressources financières, a indiqué le maire de la municipalité de l’Est ontarien, lors d’une entrevue avec Le Droit.

«Si c’était le cas, il faudrait que ça vienne de la province», juge-t-il.

M. Desjardins espère toutefois que le conseil municipal sera d’accord pour éliminer les permis de construction, habituellement nécessaires pour faire l’élévation du terrain d’une résidence. «Ça pourrait peut-être permettre d’encourager les résidents à faire les travaux.»

Par ailleurs, si les résidences étaient suffisamment élevées pour que les crues printanières ne puissent pas les atteindre, la municipalité n’aurait pas besoin de déployer les ressources afin de venir en aide aux résidents, remarque le maire.

L’eau remonte

Le niveau de la rivière des Outaouais a recommencé à monter en raison des fortes pluies de jeudi et de vendredi. Dans la région l’Est ontarien, il est prévu que l’eau atteigne un pic d’environ 43,5 centimètres. Pour l’instant, le niveau se situe à 43,27. «Ça a monté un peu, ce n’est rien de trop urgent encore, mais on regarde ça de proche», assure M. Desjardins.