Un tronçon de deux kilomètres du chemin de la rivière Blanche a été fermé, à Mayo.

Chemin fermé à Mayo et prolongement de l’état d’urgence

À la demande du ministère des Transports du Québec (MTQ) et du ministère de la Sécurité publique, la municipalité de Mayo a procédé vendredi matin à la fermeture d’un tronçon de deux kilomètres du chemin de la rivière Blanche.

Depuis 8 h, hier, aucune circulation automobile n’est permise entre les adresses 285 et 549 de cette route traversant la municipalité de Mayo.

Le chemin de la rivière Blanche est inondé depuis le 19 avril. Après une inspection de l’infrastructure, un ingénieur du MTQ a recommandé la fermeture de la route, par mesure préventive. Des avis ont été acheminés jeudi soir aux 67 occupants du secteur concerné dans le but de les informer de la décision des autorités.

« On a incité les gens à quitter les lieux, mais on n’a pas forcé personne à évacuer. Dans l’avis, on a clairement indiqué que les temps de réponse réguliers des services d’urgence ne pourraient pas être respectés si une situation se présente », affirme le directeur général de la municipalité de Mayo, Martin Cousineau.

L’administration municipale garde espoir que la situation pourrait rentrer dans l’ordre bientôt. À son plus haut niveau, le débordement de la rivière Blanche avait submergé la route jusqu’à une hauteur de 48 pouces la semaine dernière. 

Le seuil de débordement empiétant sur le chemin de la rivière Blanche a chuté drastiquement dans les derniers jours pour atteindre neuf pouces vendredi.

Le conseil municipal se réunira malgré tout en assemblée spéciale ce matin afin de demander à Québec de prolonger l’état d’urgence de cinq journées supplémentaires. Mayo est en état d’urgence depuis le 20 avril.

Jusqu’à maintenant, une quinzaine de familles de sinistrés, la plupart parce que leur domicile se trouve isolé par les eaux, ont été prises en charge par la Croix-Rouge à Mayo depuis le début des inondations.

« Aussitôt que l’eau sera dégagée, on va vérifier l’état du chemin. On a déjà mandaté une firme d’ingénieurs pour faire les analyses nécessaires. Notre priorité sera de faire un chemin temporaire et de rouvrir le chemin de la rivière Blanche le plus rapidement possible, mais on doit s’assurer qu’il soit sécuritaire », a affirmé M. Cousineau.