Gatineau

Les sacs de sable retirés sur l’autoroute 50

Un mois après leur installation préventive en raison de la crue printanière, les centaines de sacs de sable installés en bordure de l’autoroute 50 en direction ouest, entre le pont des Draveurs et la bretelle d’accès à l’autoroute 5, seront retirés mercredi par le ministère des Transports du Québec (MTQ).

Les travaux, qui nécessiteront la fermeture d’une voie, auront lieu dès 9h30. À la suite de ces opérations, le MTQ affirme que la circulation habituelle sur trois voies sera rétablie avant l’heure de pointe matinale de jeudi.

Ces entraves peuvent être modifiées en raison des contraintes opérationnelles ou des conditions météorologiques, précise-t-on.

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Rupture d'un «Aqua Dam» sur la 50

Rappelons qu’un muret de métal a également été installé à cet endroit à la fin avril pour protéger l’axe routier de la montée des eaux. Des barrières anti-inondation, connues sous le nom d’Aqua Dam et qui ont depuis été retirées, avaient aussi été placées en bordure de la chaussée. L’une d’entre elles avait été brisée deux semaines plus tard après qu’un camion ait circulé trop près.

Crue printanière 2019

Inondations : conseils pour le grand nettoyage de la maison

Alors que l’eau des rivières se retire tranquillement, c’est le temps de penser au nettoyage de la maison.

La Société d’habitation du Québec (SHQ) conseille vivement aux sinistrés de la crue printanière d’agir dès que possible pour faire le grand ménage des endroits où l’eau s’est infiltrée dans leur domicile afin de limiter la formation et la propagation de moisissures.

Gatineau

Inondations : l’eau continue de se retirer

La Ville de Gatineau a procédé au désenrochement du boulevard Fournier au courant de la fin de semaine alors que les niveaux des rivières Gatineau et des Outaouais continuent de baisser.

Les employés municipaux et des entrepreneurs privés ont procédé au nettoyage de cette artère principale, qui a été complètement rouverte à la circulation dimanche soir.

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La décrue se poursuit alors que les niveaux d’eau ont baissé de 13 cm entre samedi matin et lundi, 15 h. Certaines rues ont été rouvertes alors que les barricades reculent tranquillement dans différents secteurs au fur et à mesure que les rivières retournent dans leur lit.

Notamment, la bretelle Saint-Louis de l’autoroute 50 en direction Ouest a été rouverte à la circulation lundi après-midi. Elle avait été fermée en raison de la crue printanière. La bretelle demeure toutefois interdite aux camions lourds en raison de  l’impact qu’ont eu les inondations sur la fondation de la chaussée.

Par ailleurs, le ministère de la Sécurité publique tiendra deux soirées d’information mardi et mercredi à compter de 19 h au Centre sportif situé au 850, boulevard de la Gappe afin de présenter le nouveau programme d’aide financière et répondre aux questions des sinistrés des inondations.

La Société d’habitation du Québec sera présente aux rencontres à Gatineau. Deux de ses professionnels feront une présentation de cinq minutes sur les actions à poser lors du retour dans sa demeure après une inondation.

Des représentants de la Ville de Gatineau seront aussi sur place pour expliquer les règles applicables et les démarches à entreprendre pour les demandes de permis et les certificats de démolition.

La Croix-Rouge, le CISSSO, Hydro-Québec, Gazifère, le Bureau d’assurances du Canada, le centre local d’emploi, Services Canada et des organismes d’aide à la relocalisation seront aussi présents.

Une opération de grande corvée de solidarité pour le nettoyage après inondations aura lieu au mois de juin. La Ville communiquera les informations sur le sujet prochainement.


Crue printanière

Les inondations sous la loupe des satellites

MONTRÉAL — Plus de 600 kilomètres carrés ont été inondés au pays durant les récentes crues printanières, révèlent des images satellitaires et des données qui montrent aussi que c’est dans la municipalité de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, au Québec, qu’il y aurait eu le plus grand nombre de logements inondés ou menacés par l’eau.

Pour tirer ces constats, Statistique Canada a notamment utilisé les données satellitaires de l’Agence spatiale canadienne et de Ressources naturelles Canada pour la période du 17 au 30 avril 2019, qui montrent l’étendue des dommages.

Gatineau

Gatineau commence à gérer la décrue [VIDÉO]

Même si «la décrue est officiellement commencée» à Gatineau, le maire Maxime Pedneaud-Jobin prévient qu’elle sera longue et que la patience sera de mise, autant pour les sinistrés que pour les usagers de la route. «On n’est pas sortis du bois», a-t-il lancé.

M. Pedneaud-Jobin a dressé un portrait de la situation, jeudi après-midi, après quatre semaines d’intense mobilisation des citoyens, des bénévoles et des équipes municipales pour affronter la crue historique qui a frappé la région.

Le maire demeure «prudent», et souligne que «la vitesse de la décrue va varier en fonction de la météo», de sorte que les entraves sur le réseau routier pourraient être encore présentes pour «des semaines».

Tout en recommandant aux sinistrés de «garder toutes les mesures de protection en place» pour l’instant, M. Pedneaud-Jobin note que les citoyens qui s’étaient préparés seulement au cas où l’eau monterait davantage peuvent commencer à défaire leurs digues. «On se fie à leur jugement», a-t-il mentionné.

Crue printanière

Inondations: la décrue est amorcée à Gatineau et à Ottawa

La décrue est bel et bien amorcée dans la région alors que le niveau de l’eau a baissé de trois à cinq centimètres selon les endroits mercredi le long de la rivière des Outaouais.

Selon les plus récentes prévisions du Comité de régulation de la rivière des Outaouais (CRRO), « pour les secteurs de Pembroke/Westmeath jusqu’au lac Deschênes, les niveaux devraient continuer à descendre lentement au cours des prochains jours, alors que pour le tronçon inférieur allant de Gatineau (Hull) jusque dans la région de Hawkesbury/Grenville, les niveaux ont atteint une pointe [mardi] et vont commencer à descendre ».

On signale que le taux de décroissement variera en fonction des quantités de pluie reçues au cours des prochains jours. Des précipitations sont entre autres attendues vendredi.

L’organisme ajoute « qu’en Abitibi-Témiscamingue, là où les réservoirs sont pleins, le surplus de ruissellement contribue toujours à maintenir les débits élevés dans la rivière en aval ».

Selon le bilan d’Urgence-Québec, on compte toujours 1873 résidences inondées et 3280 personnes évacuées en Outaouais. La Ville de Gatineau indique de son côté qu’on dénombre 2141 sinistrés sur son territoire.

Actualités

Pontiac: la ministre Laforest constate les dégâts

« C’est un bon commandant, c’est ce que ça prend dans nos municipalités », soutient la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest, en parlant de la mairesse de Pontiac, Joanne Labadie, dont la municipalité de 6000 habitants est rudement touchée par les inondations.

« Le constat que je fais, c’est qu’on a une mairesse très sensible, très engagée, qui est au fait de tout ce qui s’est passé », a ajouté la ministre, en visite dans le secteur Quyon mardi après-midi en compagnie de son collègue ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe.

Gatineau

Gatineau allège le fardeau financier de ses sinistrés

La Ville de Gatineau reporte le paiement des taxes municipales pour les sinistrés des inondations, tout en abolissant les frais pour l’obtention de permis de construction et de certificats d’autorisation pour les résidences ayant été endommagées par la crue.

Le conseil municipal a adopté, mardi soir, ces mesures qui visent à alléger le fardeau financier qui pèse sur les épaules des sinistrés.

Pour les taxes municipales, le second versement de l’année est normalement dû pour le 2 juillet. Les sinistrés qui le souhaitent pourront toutefois échelonner leur paiement. Le montant qui aurait dû être versé cet été pourra être payé en même temps que les taxes municipales de 2020, soit 50 % avec le versement de février 2020 et 50 % avec le versement de juin 2020.

« Ce report d’échéance se veut sans intérêt ni pénalité pour les propriétaires qui s’en prévalent », précise la Ville dans un communiqué.

En ce qui concerne les travaux qui seront nécessaires dans les résidences ayant subi des dommages causés par les inondations, la Ville consent à offrir la gratuité pour les permis de construction et les certificats d’autorisation.

« Cette mesure permet aux propriétaires d’économiser les coûts des permis et certificats non remboursés » par le programme d’indemnisation du gouvernement du Québec, indiquent les autorités municipales.

Il est toutefois souligné que même s’il n’y a plus de frais, les propriétaires concernés doivent se procurer les permis et certificats nécessaires avant de procéder à des travaux. Un permis de construction est nécessaire lorsque les coûts de la main-d’œuvre et des matériaux dépassent 10 000 $.

Des permis sont également requis pour certains travaux particuliers, peu importe les dépenses qui en découlent. C’est notamment le cas pour les travaux touchant une fondation ou pour le remplacement des matériaux de parement extérieur.

Gatineau estime qu’environ 2000 bâtiments ont été touchés par les inondations ce printemps.

Plus de 1000 ménages se sont inscrits comme sinistrés auprès de la Ville au cours des dernières semaines.

Selon Urgence Québec, plus de 2000 Gatinois sont actuellement évacués en raison de la crue printanière.

Actualités

La traverse des Chaudières fermée jusqu'en août

Puisque des travaux étaient déjà prévus à compter du début du mois de juin, Services publics et Approvisionnement Canada (SPAC) annonce que le pont Union — sur la traverse des Chaudières — demeurera fermé jusqu’en août.

SPAC soutient qu’il faut attendre une baisse marquée des niveaux d’eau et une inspection de l’infrastructure avant de rouvrir le pont Union à la circulation. Comme la traverse des Chaudières devait être fermée dans environ trois semaines pour des travaux liés au projet immobilier Zibi, SPAC juge préférable de fermer le lien entre Ottawa et Gatineau jusqu’à ce que le chantier soit achevé.

Lorsque l’inspection aura permis de confirmer que le pont Union est sécuritaire, le transport en commun, les cyclistes et les piétons pourront à nouveau l’emprunter, même pendant la durée des travaux.

«Les véhicules privés continueront d’être redirigés vers le pont du Portage et la circulation de véhicules commerciaux et de camions vers le pont Macdonald-Cartier», soutient SPAC.

Gatineau

Inondations: une réflexion s’impose au parc des Cèdres

Les inondations qui frappent la région forcent la Ville de Gatineau à revoir rapidement une partie du plan d’aménagement du parc des Cèdres qui doit être déposé au conseil municipal d’ici le début de l’été, a appris Le Droit.

Une bonne partie du chantier du nouveau pavillon actuellement en construction au coût de 6,8 millions $ a été submergée au cours des dernières semaines. La Ville précise que les fondations du pavillon lui-même n’ont toutefois pas été inondées et que l’immeuble se trouve en dehors de la zone inondable 20-100 ans.

La décision d’éloigner le nouveau pavillon de la zone inondable a été prise après les inondations de 2017. Il se trouve à près de 50 cm au-dessus du plus haut niveau d’eau enregistré à cet endroit ce printemps, ce que la Ville estime être une marge de manœuvre appréciable. 

La conseillère du quartier, Audrey Bureau, ajoute que le pavillon sera construit au niveau du sol, sur une dalle de béton, et sans sous-sol, ce qui rendra l’immeuble plus résilient à d’éventuelles inondations. «Si la Ville avait vu un problème, elle ne se serait pas mis la tête dans le sable et elle aurait arrêté le projet», dit-elle.

Si cette partie du projet du parc des Cèdres ne présente pas d’enjeu particulier aux yeux de la municipalité, ce n’est pas le cas pour d’autres éléments d’aménagement prévus dans ce parc. 

Réflexion

«Je pense qu’on devra par contre réfléchir à la promenade riveraine, précise Mme Bureau. Il est encore temps de regarder cet élément du projet, ainsi que la piste cyclable. Est-ce qu’on veut changer ça pour tenir compte de la nouvelle réalité?»

Cette promenade riveraine, telle que proposée, serait complètement submergée actuellement, note la conseillère.

«Il y a lieu qu’on se questionne, ajoute-t-elle. À la lumière de ce qu’on vit présentement, certainement que nos équipes sont en train de le faire. Est-ce qu’on fait des infrastructures qu’on sait qu’elles risquent d’être sous l’eau? Si on le fait, est-ce qu’on adapte notre infrastructure? Nous aurons plein d’experts à la table pour regarder ça avec nous. Il reste encore du temps pour réagir. Le plan directeur du parc des Cèdres doit être présenté au conseil d’ici l’été.»  

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a indiqué se ranger derrière la conseillère Bureau dans ce dossier. Il précise néanmoins avoir beaucoup de questions à poser sur l’ensemble des infrastructures municipales lorsque l’eau se sera retirée.

«On a mené une bataille pour le Toyota Gatineau qui était clairement dans un endroit où ça n’avait pas de bon sens, rappelle-t-il. On s’est posé des questions pour notre usine de traitement des eaux usées qui est proche de la rivière, mais elle est déjà construite, alors on a pris certaines mesures pour la protéger qui ont très bien fonctionné cette année. On devra cependant se poser des questions pour l’ensemble de nos infrastructures. On travaille avec des normes qui ne sont plus nécessairement applicables.»