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Crue printanière 2019

Programme d’assurance à faible coût promis par les libéraux

La création d’un programme national d’assurance à faible coût contre les inondations annoncé mercredi par les libéraux vise à aider les propriétaires de maison qui sont à risque élevé advenant la crue des eaux, et qui n’ont pas une couverture d’assurance suffisante.

Cette promesse électorale s’inscrit dans un engagement plus vaste en lien avec les changements climatiques dévoilé mercredi en Colombie-Britannique par le premier ministre Justin Trudeau.

Gatineau

Gatineau conteste la réévaluation à la baisse d’une maison d’une sinistrée

«La Ville de Gatineau répète partout qu’elle appuie les sinistrés, qu’elle est là pour nous aider, mais dès qu’elle en a l’occasion, elle se retourne de bord, embauche des avocats de Montréal avec nos taxes et nous ramène à la case départ. J’ai mon voyage.»

Carole Monette, une sinistrée des inondations des 2017 et 2019, résidente du chemin du Fer à cheval, avoue être encore sous le choc. Vendredi dernier, un huissier envoyé par la Ville de Gatineau a cogné à sa porte. «Il avait deux gros documents, raconte-t-elle. La Ville conteste la réévaluation de ma propriété faite par le Tribunal administratif du Québec (TAQ). Je pensais pouvoir enfin passer à autre chose, mais non. Gatineau avait d’autres plans pour moi.»

Interrogée à ce sujet, la Ville de Gatineau plaide que son choix d’en appeler de la décision du TAQ «s’imposait étant donné les conséquences importantes sur de futurs jugements et ce, autant à Gatineau que partout dans la province puisqu’il s’agit de jurisprudence». Le service des communications affirme que la même décision aurait été prise même si le jugement avait été pris dans un autre contexte, sans lien avec des inondations ou des dommages après sinistre.

Dévaluation de 100 000 $

Après les inondations de 2017, Mme Monette et son conjoint estiment que l’évaluation faite par la Ville de leur propriété est beaucoup trop élevée par rapport à la réalité. En juillet 2016, l’évaluateur de la Ville l’a fixé à 526 200 $. La Gatinoise explique avoir fait une demande de réévaluation auprès de la Ville en avril 2018. «Ça nous a coûté 300 $ et l’évaluation a été réduite de 50 000 $, note-t-elle. Ce n’était pas suffisant à nos yeux. On visait une réduction d’environ 100 000 $»

Mme Monette s’est donc tournée vers le TAC qui a entendu la cause en juin dernier. Le juge a pris en considération les inondations pour dévaluer la propriété à 422 700 $. «On était satisfait, explique Mme Monette. C’était encore très élevé, mais au moins c’était plus près de la valeur réelle. On pouvait enfin passer à autre chose et payer des taxes en fonction de la valeur de notre propriété.»

Tout a basculé vendredi dernier. Mme Monette explique que la Ville demande d’en appeler de la décision du TAQ puisque, selon les documents qui lui ont été remis et la prétention de la Ville, le tribunal aurait commis des erreurs dans son évaluation et aurait excédé sa juridiction en déterminant la valeur de la propriété. Il s’agit à ce jour, selon la Ville, du seul dossier de réévaluation à avoir été contesté et traité par le TAQ.

«Je ne voulais pas y croire, lance Mme Monette. La surprise est encore totale. Je ne comprends pas que la Ville conteste quelque chose qui est tout à fait logique. Là, c’est quoi? Je vais devoir encore débourser pour me défendre devant la Cour du Québec pour faire valoir mon droit d’avoir une propriété évaluée en fonction de sa valeur réelle? Je suis complètement déboussolée. La Ville nous renvoie à la case départ.»

Selon nos informations recueillies auprès de la Ville de Gatineau, la semaine dernière, six propriétaires dont la résidence est située à l’intérieur de la zone d’intervention spéciale ont demandé jusqu’ici une révision de la valeur de leur propriété. 

À l’exception de celui de Mme Monette, tous les autres ont été réglés à l’amiable, précise la Ville de Gatineau.

Crue printanière 2019

Inondations: plus de 7M$ pour les sinistrés de l’Outaouais

Québec a jusqu’à maintenant versé plus de 7 millions $ en indemnisations aux résidents de la cinquantaine de municipalités de l’Outaouais affectées par les inondations du printemps dernier.

Les données du ministère de la Sécurité publique (MSP) indiquent qu’en date du 26 août, une aide financière totalisant 7 011 000$ a été accordée aux sinistrés de la région en marge du Programme général d’indemnisation et d’aide financière lors de sinistres réels ou imminents. En comparaison, cette somme s’élevait à 4,8 millions $ cinq semaines plus tôt. Il s’agit donc d’une hausse de 46 %.

Gatineau

Plus de 4,8 M$ versés aux sinistrés de l’Outaouais

Les résidents des 51 municipalités de l’Outaouais affectées par les inondations du printemps dernier ont reçu jusqu’à présent des indemnisations totalisant un peu plus de 4,8 millions $ par Québec.

Selon les données du ministère de la Sécurité publique (MSP), 1383 demandes ont été formulées par des citoyens de la région en marge du Programme général d’indemnisation et d’aide financière lors de sinistres réels ou imminents. 

L’enveloppe totale attribuée aux sinistrés de l’Outaouais se chiffrait à 4 828 000$ en date du 22 juillet dernier. 

En moyenne, le tout représente ainsi 1517$ par demande d’indemnisation.

Gatineau

Inondations: encore 51 familles sans toit

Une nouvelle phase d’aide financière vient d’être enclenchée par la Croix-Rouge pour les sinistrés des inondations survenues en Outaouais au printemps dernier, au moment où 51 familles sont toujours hébergées par l’organisme dans la région.

C’est donc dire que plus de la moitié des familles qui sont encore sans toit à travers le Québec habitent en Outaouais. 

« Lorsqu’on avait atteint le sommet, il y avait bien au-delà de 200 familles hébergées, et ce, malgré la pénurie de logements qui touche la région. C’est donc dire que pour les trois quarts d’entre eux, la situation est revenue à la normale. Il y a des facteurs d’espoir pour moi dans le programme qu’on annonce aujourd’hui. Par exemple, lorsqu’on a établi la forme d’aide qu’on accorderait aux locataires, ce que j’avais en tête, c’était Gatineau avec la crise du logement. Ce n’est pas un phénomène imaginé, c’est bien réel. Cette portion-là du programme est sortie tout droit de notre expérience des tornades », lance le vice-président de la Croix-Rouge canadienne pour le Québec, Pascal Mathieu. 

Au total, en date de lundi dernier, la Croix-Rouge hébergeait 94 ménages d’un bout à l’autre de la province. 

Selon les nouvelles mesures annoncées pour épauler les sinistrés, les propriétaires dont la résidence a subi des dommages importants pourraient obtenir une somme maximale de 1200 $ pour les besoins essentiels, les matériaux de construction et le remplacement de mobilier, tandis que les locataires qui sont dans une situation semblable auront droit au même montant à titre d’aide au relogement, question de combler l’écart de loyer entre l’ancien et le nouveau logis. 

La Croix-Rouge offrira également à toute personne admissible jusqu’à 750 $ pour du soutien professionnel en santé mentale. 

« On vit deux situations de crise. D’un côté, beaucoup de citoyens sont en train de rénover pour une deuxième fois en deux ans, alors on peut imaginer leur état d’esprit. De l’autre, il y a des centaines de familles à travers la province qui apprennent qu’ils vont devoir quitter leur maison, et dans le lot, il y en a beaucoup que ça les jette en pleine détresse. Je pense aux couples de personnes âgées qui ont passé leur vie à un endroit, qui y ont élevé leurs enfants », de dire M. Mathieu. 

Une aide financière maximale de 700 $ pourra aussi être obtenue pour de l’aide humanitaire exceptionnelle. 

Depuis ces inondations d’une ampleur sans précédent, la section québécoise de la Croix-Rouge canadienne a amassé un peu plus de 6,5 millions $ en dons. 

Jusqu’à présent, à l’échelle provinciale, 5179 familles ont bénéficié d’une aide financière directe et 1788 personnes ont été aidées pour de l’hébergement et de l’alimentation. 

De plus, près de 9000 appels entrants ont été traités en l’espace de moins de trois mois. 

Pour déterminer leur admissibilité au nouveau programme, les sinistrés sont invités à contacter la Croix-Rouge au 1-800-863-6582. 

On procédera alors à une évaluation de leurs besoins, en personne ou par téléphone. 

Crue printanière 2019

Les sinistrés déplacés passent «en phase de rétablissement»

Plus des deux tiers des ménages toujours placés en hébergement commercial vers la fin de la crue printanière ont été relogés.

«On passe en phase de rétablissement», soutient la conseillère municipale et présidente de la Commission sur le développement du territoire, l’habitation et l’environnement, Maude Marquis-Bissonnette.

Gatineau

Inondations: la carte «contient beaucoup d’absurdités», dit Pedneaud-Jobin

La zone d’intervention spéciale (ZIS) que veut décréter le gouvernement provincial, la semaine prochaine, pour limiter la reconstruction dans les zones inondables «contient beaucoup d’absurdités», déplore le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Il s’attend à beaucoup d’inquiétude, jeudi, alors que se dérouleront simultanément dans plusieurs villes du Québec les consultations publiques menées par le gouvernement.

Gatineau a reçu la carte des zones à risque le 17 juin, précise le maire. Il n’avait pas encore émis publiquement d’opinion sur le plan proposé par le gouvernement, mais il affirme que dès le lendemain, la Ville travaillait avec Québec pour faire changer la carte. Il affirme aujourd’hui qu’il s’attend à ce que le travail soit bien fait avant l’adoption du décret par le conseil des ministres. 

«J’utilise le mot absurdités parce qu’il y a là dedans des gens qui n’ont jamais été inondés, même pas proche, note le maire. Je ne sais pas comment la carte a été faite, mais elle ne correspond pas du tout à ce qu’on a. On travaille avec eux pour s’assurer que leur carte soit corrigée avant le décret la semaine prochaine. Ça n’a vraiment pas de bon sens. Des terrains qui ont des projets légitimes et intéressants pour Gatineau se retrouveraient bloqués alors qu’ils n’ont même pas été inondés.»

À LIRE AUSSI: Une carte d'intervention dessinée «avec un gros pinceau»

En entrevue avec Le Droit, mardi, le ministre responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, a précisé que le tracé des zones de limitation n’était «pas du tout final». Il a ajouté que le gouvernement est ouvert à faire plusieurs modifications à sa carte. Le maire Pedneaud-Jobin note que si le gouvernement avait pris la peine d’appeler avant, la Ville aurait mis à sa disposition des cartes géométriques précises au centimètre près des zones inondées. 

«Le gouvernent voulait aller vite, dit le maire. Je ne pense pas qu’il savait à quel point la carte était inadéquate, mais il avait la volonté d’aller rapidement. Mais en même temps, le système fonctionne. On a encore le temps d’apporter des corrections. […] Le gouvernement a reconnu qu’il fallait faire des changements avant le décret. On va suivre ça de près. On veut voir la nouvelle carte avant qu’elle soit adoptée par le conseil des ministres parce qu’après l’adoption, ça devient plus compliqué de changer des choses. On veut que ce soit bien fait dès la semaine prochaine.»

Le maire Pedneaud-Jobin entend répéter ce message lors de la consultation publique du gouvernement, jeudi, au Palais de congrès de Gatineau. Il rappellera aussi qu’à son avis, la ZIS ne «corrige rien à long terme» et que des décisions resteront prendre. «C’est une étape nécessaire pour prendre des décisions, mais ça ne corrige rien, répète-t-il. Ça laisse encore des quartiers destructurés, ça laisse des citoyens dans une situation où ils voudraient partir, mais le programme n’est pas assez généreux, et d’autres qui voudraient immuniser leur maison, mais qui ne sont pas capables parce qu’il y a encore des décisions [gouvernementales] à prendre.»


Environnement

Les inondations printanières ont coûté 208 M$ [VIDÉO]

Les inondations du printemps dernier ont causé pour près de 208 millions $ de dommages assurés à l’échelle du pays, selon des données de Catastrophe Indices and Quantification dévoilées mercredi par le Bureau d’assurance du Canada (BAC).

Le bilan révèle que les dommages assurés se chiffrent à 127 millions $ au Québec, 74 millions $ en Ontario et 6 millions $ au Nouveau-Brunswick.

Sans surprise, le débordement des rivières constitue la principale cause des dommages. Ces débordements ont entraîné l’inondation de routes et de sous-sol, l’immersion de véhicules et le déplacement des fondations de maisons.

Les pluies abondantes ont pour leur part causé des fuites dans les toits et des refoulements d’égout, a noté le BAC dans un communiqué de presse.

L’association de compagnies d’assurances rappelle également que les niveaux d’eau des régions touchées étaient déjà élevés avant les inondations en raison des pluies abondantes et de la fonte des neiges.

Le BAC profite du dévoilement de ces données pour demander aux partis politiques fédéraux d’élaborer un plan contre les inondations.

«Tout parti politique qui aspire à orienter le Canada vers la prochaine décennie devrait établir des mesures explicites pour protéger les Canadiens de ces menaces actuelles», estime Craig Stewart, le vice-président aux affaires fédérales du BAC.

Selon l’organisation, chaque plan devrait viser à sensibiliser la population, le déplacement des résidants à haut risque d’inondations et un certain encadrement pour les assureurs.

Crue printanière 2019

Inondations: une carte d'intervention dessinée « avec un gros pinceau »

La zone d’intervention spéciale (ZIS) du gouvernement du Québec qui doit encadrer et limiter la reconstruction dans les secteurs inondés en 2017 ou en 2019 semble avoir été peinturée « avec un gros pinceau », affirme le député libéral de Pontiac, André Fortin.

La carte qui détaille la ZIS fait l’objet de nombreuses critiques. Le gouvernement affirme que les territoires faisant partie de la ZIS ont été déterminés en fonctions des « zones à risques connues » et des différentes données des crues de 2017 et 2019.

Gatineau

Terrains abandonnés après les inondations: «J'ai l'impression que je revis un peu ici»

Des citoyens ont redonné vie samedi à deux terrains du quartier Vieux-Gatineau abandonnés à la suite des inondations de 2017.

Des résidents ont dédié leur journée à la création de deux espaces éphémères à l’angle des rues Saint-Denis et Saint-Sauveur, là où étaient érigées des maisons qui ont dû être démolies et où aucune autre construction n’est permise puisque les terrains sont dans une zone inondable 0-20 ans.

Plantation de fleurs et d’un arbre, inauguration d’un placotoire et d’un babillard communautaires et installation d’un condo de cabanes d’oiseaux peint par des enfants font partie des actions posées dans le cadre de l’initiative de revitalisation urbaine intégrée du Vieux-Gatineau.

Andrée Lafleur, qui était la propriétaire d’un des terrains visés par l’exercice, était émue par la participation citoyenne pour embellir l’endroit où elle a tant aimé vivre. Un jardin a d’ailleurs été créé en son nom.

«Ça me touche énormément de voir ça aujourd’hui», a résumé la femme qui est restée à cet endroit pendant douze ans. 

Son père l’avait grandement aidée pour rénover la maison. Il est décédé en 2017, peu avant qu’elle perde sa maison.

«Il aimait les oiseaux. Il y en avait plein chez lui. L'installation des cabanes d’oiseaux, c’est un signe qu’il est encore ici», a partagé Mme Lafleur, qui avait le terrain le plus fleuri de la rue.

«J’ai l’impression que je revis un peu ici, a ajouté Mme Lafleur, qui s’est acheté une nouvelle résidence à Gatineau. C’est un peu une deuxième vie qu’ils donnent à mon terrain.»

S'approprier les terrains inutilisés

Le directeur du comité de vie de quartier du Vieux-Gatineau, Mustapha Bahri, a précisé qu’il est important pour la communauté de s’approprier ces terrains au lieu de les laisser inutilisés.

«La communauté, les organismes et les citoyens peuvent s’approprier les terrains par diverses activités. Ça peut être un barbecue, un café-rencontre. Il y aura plein d’activités pour rendre les terrains inutilisés utiles pour la communauté et les citoyens», a-t-il expliqué.

«Ce qui a été réalisé est formidable. Ça signifie la solidarité, la résilience de la communauté», a-t-il continué.

Pour le comité, l'action communautaire de samedi constitue une première phase de revitalisation. 

«La Ville nous a autorisés à utiliser les deux terrains, mais peut-être qu’il y aura d’autres choses à faire puisqu’il y a une vingtaine de terrains qui sont malheureusement vacants», a précisé M. Bahri.

Le conseiller municipal du district du Lac-Beauchamp, Jean-François LeBlanc, a indiqué que l'initiative citoyenne permet de redonner un peu de lustre à des portions de quartiers déprimants en raison des terrains déjà vacants, et de ceux qui le seront à la suite de la crue printanière de cette année.

«Pour les citoyens qui habitent le secteur, passer à travers le quartier tous les jours, c’est difficile. Au moins, en ayant un peu de couleur, et avec le babillard et le placotoir, ça donne un peu de vie et de fierté aux résidents», a-t-il partagé.

«C’est une belle initiative citoyenne», a ajouté M. LeBlanc. 

Un BBQ permanent et des murs végétalisés sont aussi dans les cartons.

«C’est de l’aménagement, quelque chose d’intéressant à voir plutôt que de faire face à des terrains vagues», a précisé M. LeBlanc.

Ottawa

Inondations: Importants dommages aux terrains de la CCN

Comme en 2017, la crue printanière n’a pas épargné les terrains de la Commission de la capitale nationale (CCN).

Les dépenses anticipées à la suite des inondations sont estimées entre 6 et 10 millions $, selon l’ingénieur en chef de la CCN, Greg Kehoe.

Ce dernier s’est tout de même réjoui puisque certaines infrastructures riveraines — notamment des pistes cyclables — ont mieux résisté aux affronts de Dame nature cette année, grâce aux travaux effectués après les inondations de 2017.

L’infrastructure qui soulève le plus d’inquiétudes et qui nécessitera les plus importantes dépenses — environ 4 millions $ — est le pont du Portage.

M. Kehoe a indiqué que des plongeurs devront être envoyés dans la rivière des Outaouais, lorsque ce sera sécuritaire, pour examiner les fondations du pont qui pourraient avoir été endommagées par la crue printanière.

Le président-directeur général de la CCN, Tobi Nussbaum, se veut toutefois rassurant, il n’y a pas d’inquiétude à court terme quant à la solidité du pont.

« Le pont est sécuritaire. Nous tenons des inspections toutes les semaines. C’est surtout une question de nous assurer de sa longévité », soutient M. Nussbaum.

La piste cyclable et les trottoirs du pont seront ouverts aux cyclistes et aux piétons dès 15 h, vendredi. Les voies de circulation automobile seront rouvertes samedi matin, à 8 heures.

Sentiers rouverts d’ici août

L’ensemble des sentiers et des pistes cyclables qui longent les cours d’eau de la région seront ouverts avant la fin du mois de juillet, annonce la Commission de la capitale nationale (CCN).

Sur la rive gatinoise, le sentier des Voyageurs a besoin de travaux de réfection entre le pont du Portage et le Musée canadien de l’histoire. La réouverture devrait avoir lieu à la fin du mois de juillet.

Le parc du Lac-Leamy demeurera de son côté fermé pour une période indéterminée. La plage est toujours inondée et plusieurs installations du parc doivent être décontaminées, soutient la CCN.

De l’autre côté de la rivière des Outaouais, beaucoup de débris doivent être retirés du sentier de la Rivière-des-Outaouais derrière la colline du Parlement, entre la rue Bank et le pont du Portage. 

Ce tronçon doit rouvrir à la mi-juillet. 

Ce sentier doit également faire l’objet de travaux mineurs à la hauteur de la promenade Sir-John-A.-Macdonald, ce qui pourrait mener à des fermetures temporaires au cours des prochaines semaines.

Politique

Ottawa investit près de 90 millions$ pour «prévenir des catastrophes»

Certaines stations hydrométriques de la rivière des Outaouais seront remplacées au cours des prochaines années grâce à un investissement fédéral de près de 90 millions $ pour «améliorer la surveillance des eaux» au pays.

Le député fédéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus, a annoncé jeudi qu’Ottawa injectera 89,7 millions $, au cours des cinq prochaines années, «pour moderniser les services hydrologiques» dans cinq des plus importants bassins hydrographiques du Canada.

L’objectif est de mieux «prévenir des catastrophes» et d’aider les citoyens à «mieux se préparer», a souligné M. Fergus.

«Cette somme aidera les Canadiens à obtenir des renseignements en temps opportun et plus précis sur les niveaux et les débits d’eau dans nos rivières et nos lacs, a-t-il précisé. […] Avec cet investissement, nous allons moderniser le réseau pancanadien des stations hydrométriques et améliorer la capacité des services hydrologiques nationaux pour prévoir les niveaux d’eaux dans les bassins hydrographiques principaux.»

Son collègue député de Pontiac, William Amos, a précisé que le remplacement de stations hydrométriques par des équipements offrant une «technologie à la fine pointe» pourra par exemple servir «dans le contexte où il faut évacuer le Foyer Père-Guinard à Maniwaki». Ce centre d’hébergement et de soins de longue durée a été évacué deux fois depuis 2017 en raison des crues printanières.

Greg Fergus ignorait, jeudi, combien de stations seront modernisées sur la rivière des Outaouais, mais il assure que certaines bénéficieront des investissements annoncés. Les stations les plus vétustes devraient être remplacées en premier, a précisé le député de Hull-Aylmer.

Crue printanière 2019

Moratoire sur les zones inondables: «une étape», dit le maire de Gatineau

Le moratoire sur les constructions en zones inondables annoncé par Québec lundi satisfait le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin, qui insiste pour dire qu’il ne s’agit « que d’une étape » et que la réflexion au sujet de solutions durables ne fait que débuter.

« C’est une bonne décision, une décision nécessaire, mais ce n’est qu’une étape. Les vraies questions pour l’avenir, c’est qu’est-ce qu’on fait avec ces quartiers-là, quelles mesures on prend pour que les gens qui quittent puissent le faire sans perdre trop d’argent ? Et s’ils restent, comment peut-on prévenir de tels événements ? Nous sommes tous d’accord pour dire qu’il y aura de grandes questions à se poser dans les mois à venir. La création d’un comité de travail incluant les villes est aussi une bonne nouvelle », affirme le premier magistrat.

Gatineau

Un coup de pouce pour les sinistrés

Le conseil municipal a adopté, mardi, deux mesures pour permettre aux sinistrés des inondations de souffler un peu.

Ces derniers pourront reporter le deuxième versement de la taxe foncière s’ils étaient dans les zones identifiées comme sinistrées.

La Ville de Gatineau va aussi exempter les sinistrés des inondations de payer le tarif des permis et certificats reliés aux travaux de réparation des dommages causés par les inondations.

Ottawa

Inondations: fin de l'état d'urgence dans la capitale fédérale

Presque sept semaines après avoir été déclaré en raison des inondations printanières à Ottawa, l’état d’urgence a été levé mercredi matin, a annoncé le maire Jim Watson en marge de la séance du conseil municipal.

Les trois quartiers affectés par la crue printanière étaient Cumberland, West Carleton March et Baie.

L’état d’urgence avait été déclaré le 25 avril par la Ville d’Ottawa. Elle avait aussi demandé le renfort de l’armée canadienne, s’estimant à bout de ressources pour faire face à la situation.

«L’état d’urgence est peut-être levé dans l’immédiat, mais beaucoup de gens qui auront tout perdu, dont leur maison, auront encore besoin d’aide. On devra travailler avec diligence et faire ce qu’on peut pour les aider à se relever de cette tragédie. Plusieurs commençaient à peine à se relever des inondations de 2017, et les gens de Dunrobin avaient en plus vécu la tornade (en 2018)», a prévenu M. Watson.

C’est la quatrième fois en 21 ans qu’Ottawa déclarait l’état d’urgence. À titre d’exemple, un tel geste avait été posé lors de la crise du verglas (1998) et de la panne de courant majeure en Amérique du Nord (2003). 

Au total, 1,5 million de sacs de sable ont été installés sur le territoire de la capitale fédérale pour faire face à la montée des eaux

Le Centre des opérations d’urgence demeurera ouvert durant la période d’intervention et de rétablissement, a indiqué la Ville.

Environnement

Prévention des inondations: 4,6 millions$ pour l’Université Laval

Le ministère de la Sécurité publique met le pied sur l’accélérateur dans la prévention des inondations au Québec.

La ministre Geneviève Guilbault a annoncé mardi matin qu’elle octroyait 4,62 millions $ sur quatre ans à l’Université Laval pour que ses chercheurs pilotent quatre projets de recherche pour comprendre, notamment en hiver, le comportement des rivières, analyser les risques d’inondations et développer des outils de calcul et des méthodes géospatiales qui permettront d’anticiper les dommages potentiels et les résidences exposées. 

Après les sinistres de 2017 et 2019, «on ne peut plus se demander si des inondations vont survenir, on ne peut qu’agir pour s’y préparer», a dit la ministre Guilbault.

Comme le rapportait Le Soleil début mai, un projet de recherche est déjà entamé sur la rivière Sainte-Anne à Saint-Raymond, où le ministère de la Sécurité publique allongera 2,7 millions $ afin que la ville teste une série d’aménagements pour éviter le débordement de la rivière. 

Des recherches sont aussi amorcées à Beauceville et à Coaticook, en Estrie. Des projets de recherche démarreront aussi à Terrebonne, en banlieue de Mont­réal, et à Saint-Joseph-du-Lac, dans la MRC de Deux-Montagnes. 

Ottawa

Inondations: urgent besoin de bénévoles à Ottawa

La Ville d’Ottawa sollicite de nouveau l’aide urgente de bénévoles pour pour l’enlèvement de sacs de sable et de débris samedi et dimanche de 9 h à 19 h.

Le 8 juin, les opérations se dérouleront dans les quartiers Cumberland et West Carleton-March, alors que le 9 juin, les intéressés pourront donner un coup de pouce dans les quartiers Baie et West Carleton-March.

Les bénévoles, qui doivent être âgés de 12 ans et plus, sont priés de se rendre aux centres d’inscription des quartiers concernés, soit le Centre communautaire de Constance et Buckham’s Bay, le centre communautaire commémoratif R.J. Kennedy et le centre Ron Kolbus.

L’inscription aura lieu de 9 h à 16 h 30 et un service de navette est offert à certains endroits.

Les groupes organisés qui souhaitent participer à cette corvée doivent appeler le 3-1-1 à l’avance.

La Ville rappelle que le poids des sacs pourrait atteindre 50 livres et que des gants seront fournis.  

Ottawa

Inondations: des réparations effectuées en 2017 n’ont pas tenu le coup

Des sentiers autour de la colline du Parlement qui avaient été reconstruits pour résister à la crue des eaux après les inondations de 2017 n’ont pas tenu le coup en 2019.

Le niveau des eaux à Ottawa demeure à un mètre au-dessus de la normale et les équipes travaillant pour la Commission de la capitale nationale (CCN) commencent tout juste à évaluer les dommages causés aux infrastructures situées près de la rivière des Outaouais.

La CCN a dépensé 6 millions $ pour réparer les dégâts des inondations de 2017. Des sentiers populaires auprès des touristes avaient été fermés pendant plusieurs mois pour effectuer les travaux.

Une porte-parole de la commission, Dominique Huras, a expliqué que les formations rocheuses artificielles installées le long de la rivière des Outaouais pour éviter l’érosion après les inondations d’il y a deux ans semblaient avoir résisté. Mais la nouvelle végétation n’a pas eu le temps de s’enraciner avant que l’eau ne remonte à nouveau.

Mme Huras souligne que les planificateurs examinent les dégâts à différents endroits le long de la rivière, pour savoir ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné.

Elle dit que la commission est en train d’apprendre qu’elle ne peut plus traiter les événements extrêmes tels que les inondations comme étant «exceptionnels».

Est ontarien

Clarence-Rockland lève l’état d’urgence après 40 jours

La Cité de Clarence-Rockland a annoncé que l’état d’urgence est levé, 40 jours après l’avoir déclaré.

Le maire Guy Desjardins avait déclaré l’état d’urgence le 26 avril, après que le Comité de régularisation de la rivière des Outaouais avait prédit que le niveau des eaux serait de deux pieds plus haut que lors des inondations de 2017. 

Les résidents qui ont besoin d’aide pour le rétablissement après les inondations peuvent s’inscrire sur le site Web de la municipalité ou au Centre des services à la clientèle, au 1560, rue Laurier, ont indiqué les autorités municipales dans un communiqué. 

Par ailleurs, c’est aujourd’hui que les résidents peuvent commencer à retirer les sacs de sable, selon ce qu’avait recommandé la municipalité lors de la dernière réunion publique, le 27 mai dernier. La même journée, l’eau de la rivière était toujours à deux pieds au-dessus de la normale. 

Les sacs seront utilisés pour couvrir le dépotoir. 

Une commission pour avoir des réponses

Le conseil municipal de Clarence-Rockland a décidé qu’il allait demander aux gouvernements provincial et fédéral d’établir une commission afin de comprendre quelles sont les conditions ayant précipité les inondations. L’objectif serait de créer des outils pour mieux gérer le bassin de la rivière des Outaouais. 

Cette commission doit être créée, et vite, jugent d’ailleurs les élus. « Nous sommes à dix moi de revivre potentiellement la même chose », a lancé le conseiller Mario Zanth lors de la dernière réunion du conseil, en début de semaine. 

Lors de cette réunion, il a aussi été résolu que les résidents affectés par les inondations soient exemptés de tous frais relatifs au dépotoir, et ce, jusqu’à la dernière journée de l’année 2019. Les frais reliés aux demandes de permis de démolition ou d’élévation de maisons ont aussi été annulés pour ces personnes. 

Comparaison avec 2017

En 2017, l’état d’urgence avait duré 11 jours.

Le niveau d’eau élevé a duré plus longtemps cette année. Le traversier situé à Cumberland avait cessé ses opérations pendant huit jours, il y a deux ans. Cette année, il a été fermé pendant un mois complet. 

Lors de la crue printanière de 2017, 126 000 sacs de sable avaient été installés à Clarence-Rockland. Cette année, près du double ont été utilisés, soit 250 000. 

Ottawa

Retrait de sacs de sable: le maire d'Ottawa veut l'aide de l'Armée

Le maire d’Ottawa, Jim Watson, espère pouvoir compter sur les Forces armées pour retirer les sacs de sable un peu partout sur le territoire de la capitale fédérale.

Le premier magistrat de la Ville souligne qu’il y a des milliers de poches de sables à retirer des digues construites pour protéger des propriétés et des infrastructures de la crue printanière.

«Nous avons besoin de plus de bénévoles dans les quartiers comme Cumberland et West Carleton. Les sacs de sable ne se retireront pas seuls. Nous apprécions les centaines de bénévoles qui sont venus en fin de semaine, mais il nous en faudra encore plus», affirme M. Watson.

Le maire souhaite s’entretenir avec son directeur général, Steve Kanellakos, pour déterminer s’il est possible que des soldats viennent donner un coup de main aux citoyens des zones qui ont été inondées dans les dernières semaines.

«La tradition est que les Forces armées n’aident pas avec le nettoyage, mais c’est une situation très difficile pour les résidents et pour la Ville d’Ottawa. On va poser la question, est-ce que c’est possible d’appeler les Forces armées canadiennes pour aider?»

Gatineau

Grande corvée de solidarité pour les sinistrés des inondations [PHOTOS]

Quelque 175 bénévoles ont répondu samedi à l’appel de la grande corvée de solidarité de la Ville de Gatineau, afin de ramasser les sacs de sable et les débris sur le terrain des sinistrés des inondations, et de placer le tout en bordure de rue.

Les bénévoles ont été dispersés dans les secteurs d’Aylmer, de Pointe-Gatineau et dans le district du Lac-Beauchamp, notamment.

C’est en utilisant le travail à la chaîne qu’ils ont défait les digues et qu’ils ont fait circuler les sacs de l’arrière des résidences jusqu’à la rue, le tout dans la bonne humeur.

La corvée, qui se déroule sur deux jours, aide beaucoup de citoyens seuls ou âgés qui n’ont pas les ressources ou les capacités pour se débarrasser des poches de sable pesant des dizaines de livres. Dans certains cas, on parle de milliers de sacs à déplacer.

«Il y a des personnes qui ont dans la soixantaine ou 70 ans ici», a précisé Yvon Barbeau, un citoyen de la rue Moreau.

La compagnie Taxi Loyal a formé une équipe d’une trentaine de bénévoles qui se sont affairés dans le secteur de Pointe-Gatineau, samedi matin. Alexandre Rizk, directeur général et vice-président de l’entreprise, a indiqué que la compagnie jugeait important d’aider la communauté.

«Nous sommes ici depuis 1985, et c’est grâce aux citoyens qui nous appellent, qui nous supportent, que nous sommes encore là. Nous voulons les aider alors qu’ils traversent une période difficile», a expliqué M. Rizk.

Actualités régionales

Inondations: l’état d’urgence est terminé à Pontiac

L’état d’urgence a été levé par la municipalité de Pontiac jeudi, six semaines après le début de la crue printanière.

« Le conseil municipal n’a pas renouvelé l’état d’urgence, car aucune nouvelle crue des eaux n’est anticipée et la décrue se poursuit. Cela dit, le niveau de l’eau atteint toujours un seuil d’inondation majeure », indique la municipalité dans un avis public.

Plusieurs routes sur le territoire demeurent impraticables, précise-t-on. Seules quelques-unes sont rouvertes à la circulation, par exemple la rue Bruce ainsi que les chemins de la Sapinière et du Gingembre, dans le secteur Quyon.

Au total, 82 résidences ont pu être réintégrées, alors que plus de 160 demeurent toujours évacuées.

La municipalité de 6000 habitants a entamé sa phase de rétablissement, qui s’échelonnera sur plusieurs semaines.

Actualité régionale

L’interdit de navigation levé pour la majeure partie de la rivière des Outaouais

L’interdiction de naviguer sur la rivière des Outaouais, qui avait été décrétée le 27 avril en raison des inondations, a été levée jeudi pour la majeure partie du cours d’eau.

Après consultation avec les autorités locales et les forces de l’ordre, le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, a annoncé qu’il n’y avait plus de restrictions en vigueur dans la région de la capitale nationale, les conditons de sécurité de navigation s’étant passablement améliorées depuis quelques jours.

La navigation demeure interdite jusqu’à nouvel ordre sur une seule portion de la rivière des Outaouais, soit celle allant de la pointe ouest de l’île Dubé, dans le Parc national de Plaisance, jusqu’au phare de Grenville, plus à l’est. 

«Cette restriction à la navigation sur la rivière des Outaouais s’applique aux environs de certaines collectivités, comme Wendover, Plaisance, Papineauville, L’Orignal et Calumet», précise le ministère dans un communiqué. 

Transports Canada rappelle que les personnes qui ne peuvent accéder à leur propriété que par l’utilisation d’une embarcation sont exemptées des dispositions de l’arrêté d’urgence et des autres restrictions pour se rendre à leur propriété et en revenir. 

Tout citoyen qui doit emprunter une voie navigable pour se rendre à sa propriété doit naviguer le plus lentement possible, dit-on. 

«Nous sommes conscients que les répercussions causées par les restrictions à la navigation et les limitations de vitesse créent des défis, et nous sommes prêts à lever complètement les restrictions dès qu’il sera sécuritaire pour tous de le faire», conclut le ministre Garneau.

Gatineau

Sacs de sable: pas d’aide de l’armée

EXCLUSIF / Contrairement à 2017, les sinistrés des inondations de ce printemps ne pourront pas compter sur l’armée pour les aider à retirer les milliers de sacs de sable qu’ils ont empilés près de leur maison pour contenir la montée des eaux.

Il y a deux ans, l’armée avait participé au retrait de près de 150 000 sacs de sable installés sur des propriétés privées. Cela avait représenté près de la moitié des sacs de sable distribués par la Ville de Gatineau. Cette fois, les efforts des militaires pendant la phase de rétablissement seront concentrés uniquement sur les « infrastructures publiques et vitales » qui ont été mises à risque dans les « communautés vulnérables ».

Environnement

Déjà plus de 24 M $ en indemnités aux sinistrés des inondations

Le Trésor public n’est pas épargné par les inondations du printemps 2019.

Une vérification faite auprès du bureau de la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, qui est aussi responsable de la sécurité civile, indique que Québec avait versé, en date de lundi, 24,2 millions $ en indemnités aux sinistrés jusqu’ici.

En tout, le ministère rapporte avoir 4544 dossiers en traitement, ce qui laisse croire à une facture qui gonflera considérablement, le nombre de sinistrés ayant dépassé - et de loin - les 10 000 au fil des dernières semaines.

Au bureau de la ministre, on explique ce faible nombre par le fait que plusieurs municipalités n’ont pas encore tenu de réunions d’information pour les sinistrés parce qu’elles sont toujours dans l’urgence.

À titre indicatif, même si le dernier bilan cumulatif de la sécurité civile n’était pas encore disponible mardi, on comptait déjà, au 30 avril, en plein cœur des inondations et alors que les niveaux d’eau étaient encore loin d’avoir atteint leur maximum, 9070 résidences et 273 commerces inondés et pas moins de 12 034 citoyens évacués.

Malgré tout, la volonté d’accélérer les procédures se manifeste déjà pour une poignée de sinistrés puisqu’en date de mardi, on comptait 30 dossiers de citoyens admissibles à une aide de l’État ayant reçu un paiement final et dont le dossier était déjà fermé.

En fin de journée, mardi, on comptait toujours deux secteurs en inondation majeure, soit la Baie Quesnel et la Baie de Rigaud, le long de la rivière des Outaouais, et deux secteurs en inondation moyenne, en l’occurrence Sainte-Anne-de-Bellevue le long du Lac Saint-Louis et Bois-des-Filion en bordure de la rivière des Mille-Îles. Les niveaux étaient cependant en baisse dans ces quatre secteurs.

Ottawa

Réouverture partielle de la traverse des Chaudières

Le gouvernement fédéral a annoncé dimanche la réouverture de la traverse des Chaudières aux piétons et aux cyclistes uniquement à compter de lundi matin.

La traverse sera rouverte au transport en commun dès le mercredi 29 mai au matin. 

Le pont avait été fermé à la fin du mois d’avril en raison de la crue des eaux. Services publics et Approvisionnement Canada a indiqué que le pont Union sur la traverse a été inspecté et est sécuritaire pour les usagers. 

Cependant, le pont qui permet de traverser de Gatineau à Ottawa demeurera fermé à toute circulation automobile et aux camions jusqu’au mois d’août pour permettre l’achèvement des travaux de construction en appui au développement du complexe immobilier Zibi. 

Tout le corridor des rues Eddy et Booth doit être réaménagé lors de ces travaux.

Gatineau

Moisson Outaouais distribue son aide alimentaire aux sinistrés des inondations

Les bénévoles de Moisson Outaouais ont distribué samedi des paniers d’épicerie et des produits d’hygiène personnelle à 229 ménages gatinois sinistrés des inondations.

Les collectes de dons ont permis d’amasser 18 468 kg de denrées non périssables et de produits de nettoyage et d’hygiène. 

Les dons en argent de particuliers et d’entreprises ont servi à l’achat de cartes prépayées en épicerie et de denrées alimentaires périssables, comme du lait, du pain et des fruits et légumes.

Deux points de distribution avaient été établis, soit à l’école secondaire du Versant, dans le secteur Gatineau, et au Centre alimentaire d’Aylmer.

Les sinistrés ont été nombreux à se présenter tôt au site de distribution de Gatineau, a précisé Marie-Michèle Barrette, porte-parole de Moisson Outaouais, alors que les portes ouvraient à 10 h 00.

«À 9 h 00, il y avait déjà une file d’attente. Les gens étaient prêts à recevoir leur panier d’aide. Rapidement, de 10 h 00 à 11 h 45, ce fut très occupé», a expliqué Mme Barrette.

«Les gens étaient très reconnaissants. Ils remerciaient énormément les bénévoles», a-t-elle ajouté.

Au total, ce sont 508 personnes qui vont bénéficier des denrées périssables et non périssables. Les sinistrés devaient montrer une preuve de résidence en se présentant sur les lieux. Ils recevaient aussi une carte prépayée en épicerie variant de 50 $ à 150 $, dépendamment de la grosseur du ménage.

«Ce sont des gens de différentes classes économiques qui sont venus chercher leur panier», a précisé la porte-parole de Moisson Outaouais.

Les bénévoles ont préparé des ensembles pour 800 ménages. Un total de 46 000 kg de nourriture et produits ont été préparés pour une valeur totale de plus de 257 000 $. Les denrées non réclamées seront redistribuées dans le réseau de Moisson Outaouais.

Sacs de sable

Ce ne sont pas tous les sinistrés qui se sont prévalus de l’offre alors que plus de 1000 ménages s’étaient inscrits auprès des autorités en tant que sinistrés. 

Plusieurs personnes dans les secteurs affectés par la crue printanière étaient affairées samedi à mettre sur le bord du chemin les sacs de sable qui ont servi à protéger leur domicile. C’était le cas de Pierre Potvin, un résidant de la rue Watt. Sa maison n’a pas été inondée cette année grâce à une digue faite de sacs de sable, d’une membrane et de pompes. 

Actualités régionales

Inondations: l’heure du rétablissement a sonné à Gatineau et à Ottawa

Les sinistrés des inondations à Gatineau dont l’eau s’est complètement retirée sont invités à placer les sacs de sable souillés ainsi que les résidus de construction et de démolition à l’intérieur de la bordure de leur terrain.

Sacs, matériaux et ordures ménagères doivent toutefois être séparés. Les citoyens qui veulent se départir de leurs sacs pourront le faire ce weekend à l’aréna Frank-Robinson, à la ruelle du Como et aux dépôts à neige Saint-René et de Masson-Angers.

Une preuve de résidence sera exigée.

Une trentaine de conteneurs pour les matériaux seront déposés dans les zones sinistrées. La liste sera affichée sur le site web de la Ville de Gatineau dès samedi.

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À Ottawa, l’état d’urgence est maintenu alors que s’amorce la phase initiale de rétablissement.

Des renseignements concernant la collecte des sacs de sable seront diffusés la semaine prochaine. La Ville d’Ottawa demande aussi aux sinistrés de ne pas mettre les sacs sur le chemin.

À compter de samedi et pour les deux prochaines semaines, des employés de Santé publique Ottawa et des Services du Code du bâtiment effectueront des visites à domicile dans les secteurs touchés afin de répondre aux questions des sinistrés et de leur fournir de l’information.

Gatineau

Sacs de sable: la grande corvée de Gatineau est lancée

La première fin de semaine de juin en sera une de grande corvée de solidarité à Gatineau, les citoyens de 16 ans et plus étant invités à venir en aide aux sinistrés devant se débarrasser des sacs de sable utilisés pour affronter la plus récente crue.

La Ville de Gatineau a annoncé mercredi que la grande corvée – une répétition de l’initiative mise en place après les inondations de 2017 – aura lieu les 1er et 2 juin, entre 8 h et 17 h. L’objectif est d’aider les quelque 2000 sinistrés de la ville à défaire leurs digues.

Alors que près de 900 000 sacs de sable ont été distribués en sol gatinois, « il faut les ramasser avant que ça devienne un enjeu de santé publique », souligne le maire Maxime Pedneaud-Jobin dans une vidéo mise en ligne pour inviter la population à participer en grand nombre à la corvée.

Les bénévoles doivent être prêts à faire travailler leurs muscles, souligne la Ville, puisque « les sacs de sable sont gorgés d’eau et seront donc très lourds ». Seules les personnes de 16 ans et plus pourront y participer.

« Le travail consistera à ramasser les sacs de sable sur le terrain des sinistrés et à les déposer en bordure de rue aux endroits spécifiés par la Ville, ont indiqué les autorités municipales. Les sacs de sable seront par la suite ramassés par camion. »

Chaque journée de corvée sera séparée en deux blocs, soit de 8 h à 12 h et de 13 h à 17 h. Les bénévoles devront se présenter à l’un des points de rassemblement, d’où ils seront transportés par la Société de transport de l’Outaouais vers les différents sites de la corvée.

Ces points de rassemblement sont le centre Robert-Guertin (secteur Hull), l’aréna Frank-Robinson (secteur Aylmer), le parc-o-bus Labrosse (secteur Gatineau) et le centre sportif Robert-Rochon (secteur Masson-Angers).

La Ville est également à la recherche d’entrepreneurs bénévoles « pour aider à transporter manuellement ou mécaniquement une grande quantité de sacs de sable » placés en bordure des terrains des sinistrés. Les entrepreneurs intéressés doivent remplir un formulaire en ligne à l’adresse gatineau.ca/solidarite.

Une interdiction de stationner sera en vigueur « dans certaines rues » lors de la grande corvée, et certaines artères « pourraient aussi être fermées temporairement ».

Les sinistrés qui auront toujours des sacs de sable sur leur terrain après la corvée pourront les placer en bordure de rue jusqu’au 7 juin en soirée. Des cols bleus effectueront « un blitz de ramassage » les 8 et 9 juin.

« Les résidus de construction et de démolition doivent être séparés des sacs de sable et des ordures ménagères et déposés en bordure de rue, insistent les autorités. Une collecte spéciale pour les encombrants et les débris de construction sera organisée ultérieurement. »

La Ville précise que si l’eau est encore présente sur certains terrains, les propriétaires sont invités à laisser leurs digues en place.