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Le premier ministre François Legault
Le premier ministre François Legault

Zone orange: restos, gyms et salles de spectacles rouvriront le 8 mars

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
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En dépit des impacts toujours flous de la relâche scolaire en cours, tout le Québec à l’exception du Grand Montréal, passera en zone orange dès le 8 mars.

Les régions de la Capitale-Nationale, de Chaudière-Appalaches, de la Mauricie—Centre-du-Québec et de l'Estrie vont pâlir d’un niveau à partir de lundi prochain. En quittant la zone rouge pour basculer à l’orange, elles rejoignent les sept autres régions qui ont bénéficié des mêmes allègements au mois de février.

Partout, sauf dans les régions de la Montérégie, Laval, les Laurentides, Lanaudière et Montréal qui demeurent en alerte maximale, des assouplissements entreront en vigueur. La situation demeure précaire dans le Grand Montréal en raison de la présence de variants, a annoncé le premier ministre François Legault, flanqué comme à l’habitude du ministre de la Santé, Christian Dubé, et du directeur national de santé publique, Dr Horacio Arruda.

La carte du Québec se retrouve désormais orangée pour 40% de la population de la province.

Restos, gyms et salles de spectacles

Pour les régions nouvellement orange, non seulement le couvre-feu se verra retardé comme prévu de 20h à 21h30, mais les gyms, les restaurants et les salles de spectacles vont être autorisés à rouvrir leurs portes. Tous étaient fermés depuis le 1er octobre dans les zones encore rouges.

Les restrictions seront aussi moins sévères dans les lieux de culte, alors qu’on permettra à 100 personnes plutôt que 25 de s’y rassembler. Des discussions ont toujours cours entre la Santé publique et le gouvernement

Au lendemain d’un plaidoyer du skieur acrobatique Mikaël Kingsbury adressé au premier ministre pour la reprise des sports chez les jeunes, le médaillé d’or olympique a été exaucé: à partir du 15 mars, les sports parascolaires seront déconfinés partout au Québec.

François Legault a affirmé reconnaître que le sport s’avère, pour plusieurs jeunes, une «manière de sortir le stress» et de «garder un équilibre de vie». Il a donc donné son feu vert.

Les discussions se poursuivront par ailleurs au cours des prochains jours avec les fédérations sportives et un plan complet de «déconfinement progressif» des activités sportives devrait bientôt être annoncé, assure-t-il.

Après la relâche, le port du masque ne sera rendu obligatoire que pour les enfants à partir de la 5e année dans des écoles au niveau d’alerte orange. Statu quo toutefois en zone rouge, où la mesure s’appliquera dès la 1ère année.

«Course contre la montre»

Ces changements constituent un «risque bien calculé», selon les autorités. Grâce à une «marge de manœuvre» du nombre de nouveaux cas rapportés et d’hospitalisations, de telles annonces ont été rendues possibles, même en pleine semaine de relâche alors que les impacts des congés scolaires demeurent inconnus. Sous recommandation de la Santé publique.

«On assouplit, mais on ne relâche pas!» a martelé le Dr Arruda, n’excluant jamais un retour à l’arrière, advenant une dégradation de la situation épidémiologique.

Mais les autorités ne se leurrent pas: la menace qu’une troisième vague teintée de variants happe le Québec reste bien réelle.


« On assouplit, mais on ne relâche pas! »
Dr Horacio Arruda

C’est pourquoi le Grand Montréal, où l’on dénombre 84 cas confirmés de la souche en provenance du Royaume-Uni, se tient sur un pied d’alerte. Là, les experts prévoient une hausse prochaine des infections et de plus en plus de patients hospitalisés.

«Il n’y a aucune marge de manœuvre [dans les hôpitaux] et donc si, et il semble que ce n’est même pas un ‘’si’’, mais plus ‘’quand’’ il va y avoir une augmentation des hospitalisations, on va se retrouver dans une situation qui est difficile», prévoit le premier ministre.

Une «course contre la montre» s’enclenche, alors que s’opposent les effets négatifs de la relâche et des variants, à ceux positifs de la vaccination, a-t-il expliqué, persistant à dire que dans l’attente d’un plus grand nombre d’aînés vulnérables vaccinés, les semaines à venir resteront «risquées».

Québec s’attend à recevoir 800 000 doses pendant le mois de mars et la campagne de vaccination populationnelle auprès des personnes âgées de 80 ans et plus doit s’amorcer dans la semaine du 8 mars.

Par ailleurs, l’intervalle d’administration entre la première et la deuxième dose du vaccin contre la COVID-19 sera encore retardé, passant à 16 semaines. Pour vacciner «le plus de personnes possible», le ministre Dubé estime que cette stratégie, appuyée par la Santé publique, permettra de donner la chance à 250 000 personnes de plus d’obtenir leur première dose, notamment auprès des groupes d’âge de 60 à 70 ans. Seuls les rendez-vous des quelque 400 individus vaccinés lors du projet pilote, en décembre, ne seront pas reportés. Tous les autres recevront leur seconde dose vers la mi-avril.

«On est vraiment au bout, on voit la lumière au bout du tunnel, a encouragé M. Legault. Mais la lumière est vraiment là, et ce serait plate qu’on perde après un an d’effort, parce qu’on refuse de faire des efforts dans les dernières semaines.»